Les Ardilliers : plan de synthèse


1) Etymologie

 Le lieu et la chapelle apparaissent sous la forme " Ardillières ", encore fréquemment employée au XVIIe siècle, en particulier par Tallemant des Réaux, Bernard de Haumont et l'abbé Grandet. Il pourrait s'agir d'une déformation angevine du mot " argillières ", terrain d'où l'on tire de l'argile. Il est exact que des lits de marnes imperméables, intercalés dans le tuffeau, expliquent la présence de la source et des réserves d'eau. Cependant, aucune carrière d'argile n'est signalée à cet endroit.
 Une seconde hypothèse peut être aussi avancée : selon le dictionnaire de Du Cange, en latin tardif, les " ardillaria " désignent des terrains envahis par les rochers, les ronces et les épines, ce qui peut correspondre à l'aspect primitif des lieux.

Les Ardilliers vus du barrage amont de l'île d'Offard

 

2) Naissance d'un pèlerinage

La fontaine - un pèlerinage apparu au début du XVIe siècle - une première chapelle - la piétà ( 1534-1553 ).

 

3) La crise iconoclaste (1562)

Destruction probable de la Piétà

 

4) Le pèlerinage confié aux Oratoriens

- Relance du pèlerinage et transformation des lieux
- La statue au XVIIe siècle
- Typologie des miracles

 

5) Interprétations du pèlerinage

- Evolution de la piété
- La dimension antiprotestante
- Un sanctuaire des Bourbons

 

6) L'essor de Fenet

- Etapes
- Un nouveau quartier
- Rue Jean-Jaurès
- Rue Rabelais
- Place Notre-Dame

 

7) La construction d'une nouvelle église

 Dossier : La nouvelle église

Vue aérienne des Ardilliers par Jean Decker

 

8) La Maison de l'Oratoire

 Dossier particulier

 

9) Les jardins et l'hospice troglodytique

 

10) Destruction et reconstruction ( 1940-1957 )

- Pour des raisons sur lesquelles je n'ai que des hypothèses, les troupes allemandes, en juin 1940, ont bombardé l'ensemble des Ardilliers avec un acharnement sauvage, et à coups d'obus incendiaires, qui ont détruit toutes les toitures et causé d'énormes ravages. Seul a été tué un vieillard, complètement sourd, qui ne s'était rendu compte de rien et qui était resté dans sa chambre.
Voir de nombreuses et impressionnantes photos dans le dossier sur les quartiers ravagés.


- Une reconstruction rapide : les Ardilliers constituaient le monument historique le plus ravagé du département. L'architecte Henri Enguehard, qui disposait d'un budget particulier, lance la restauration dès 1947, avec de gros moyens et des techniques novatrices. Les Saumurois admettaient mal de continuer à s'entasser dans des logements réquisitionnés, alors qu'on semblait privilégier de monument.
 Les travaux sont à peu près terminés le 14 juin 1952, quand le nonce apostolique, Monseigneur Roncalli ( plus tard Jean XXIII ) vient inaugurer la Maison de l'Oratoire. Quelques finitions s'étalent jusqu'en 1957.
 Explicatiuons complémentaires dans le dossier sur la Reconstruction.

11) Bibliographie sélective

- Abbé CHOYER, Notice historique sur le pèlerinage de Notre-Dame des Ardilliers, 2 vol., 1886.

- Henri ENGUEHARD, « L'Eglise Notre-Dame-des-Ardilliers et le couvent de l'Oratoire à Saumur », Congrès archéologique, 1964, p. 584-597.

- Henri ENGUEHARD, « Biardeau aux Ardilliers », Académie S. A. d'Angers, 1965, p. 101-108.

- Jean de VIGUERIE, Notre-Dame des Ardilliers. Le pèlerinage de Loire, 1986.

- Eric CRON et Sophie SASSIER, Notre-Dame des Ardilliers et la Visitation, Itinéraires du patrimoine, 2001.

- Conférences d'Hélène Duccini sur Abel Servien et de Sophie Sassier sur les Ardilliers, S.L.S.A.S., n° 162, 2013, p. 36-55.

 



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