L'église Saint-Nicolas,
un monument désorienté

 Les vicissitudes du monument et son changement d'orientation entraînent des transformations continuelles, en particulier des clochers.

1) Les clochers primitifsSaint-Nicolas et  ses clochers vus par Lambert Doomer en 1646

 Sur les gravures anciennes apparaissent en permanence une grande et une petite flèche. Les voici, à droite, figurées par Lambert Doomer en 1646. Le clocher dominant la première travée du côté oriental est relativement élevé et semble être en pierre.

 Pierre Gaillard nous apprend que le grand ouragan du 10 novembre 1711 a emporté l'un des clochers, mais il ne précise pas lequel. Ce clocher a été rétabli, car toutes les vues postérieures de Saumur représentent Saint-Nicolas avec un profil comparable.

 

2) Le grand clocher de pierre

  Ces clochers paraissent bien maigres par rapport au vaste toit de l'édifice. Dans le but de rééquilibrer le panorama urbain et d'apporter de la solennité à l'entrée de l'église, Joly-Leterme est chargé d'édifier un nouveau clocher-porche de style angevin, à l'emplacement du portail central du XVIIIe siècle.


clocher de Saint-Nicolas

 

 Les travaux durent de 1864 à L'ancien clocher de Joly-Leterme1869 et reviennent à près de 48 000 francs. Les bases reposent sur des blocs de calcaire dur, mais les parties hautes sont en tuffeau. Le nouveau clocher domine de haut le quartier ( photographié à gauche dans les années 1950, avant le dégagement de la place ).

 

 

La flèche résiste mal à l'usure du temps. Dans les années 1970, de grosses pierres tombent sur la place, en partie protégée par un bouclier en bois. Les cloches sont devenues muettes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 Lors de la restauration, le travail le plus long a été la pose d'un échafaudage géant et la destruction, pierre par pierre, de l'ancienne flèche.

 Ensuite, en 1986, l'entreprise Perreau de Saint-Laurent de la Plaine pose une nouvelle charpente, qui est ensuite recouverte d'ardoise. Cette nouvelle flèche s'inspire à l'évidence de celle de Saint-Pierre.

La destruction de l'ancienne flèche Pose de la charpente Pose de la charpente La flèche actuelle

 

 

3) Les cloches

 Malgré la maigreur de ses campaniles, Saint-Nicolas comptait quatre cloches lors des inventaires de 1790. La plus ancienne, Nicolas, subsiste toujours ; elle remonte à 1656 et a pour parrain le sénéchal Philippe de Maliverné.
 En 1897, sont ajoutées trois nouvelles cloches, fondues au Mans par Amédée Bollée. Le nouvel ensemble de quatre cloches forme un carillon en harmonie.

 

 

4) Les vitraux modernes

Vitrail de LobinVitrail de Jean Clamens

 

 

 Deux ateliers régionaux posent de nouvelles verrières lors des travaux de restauration de la fin du XIXe siècle.

 Lucien-Léopold Lobin, de Tours, est l'auteur des vitraux du nouveau choeur, notamment de ce saint Louis, à gauche, inspiré par un carton d'Ingres.

 En 1901, Jean Clamens, d'Angers, donne dans la nef une vie de l'évêque saint Ernest, à droite.

 

 

 

 

5) La chaireChaire du XVIIIe siècle

 

 

 

 Beau travail d'ébénisterie du XVIIIe siècle, cette chaire est un meuble autonome, indépendant des piliers de l'église. En 1794, la Société populaire l'utilise comme tribune. Elle a été restaurée par les ateliers municipaux et replacée, en 1995, dans un emplacement plus proche de l'entrée.

 

 

 

 

 

 

 Histoire générale de l'église

 

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