Les longues distances

 La lieue gauloise de 2 222 m sert encore de référence pendant le Haut Moyen Age. Bien sûr, elle s'accroît ensuite : la petite lieue ou lieue de poste correspond à 2 000 toises, soit 3 898 m. Une lieue de 2 400 toises ( 4 676 m ) est en concurrence avec la lieue commune de France, de 2 500 toises ou 4 871 m. Cette dernière est l'unité la plus courante, mais une lieue d'Anjou survit, telle qu'elle est fixée dans la coutume de 1508 ( article 22 ) ; sa valeur est intermédiaire entre les deux mesures précédentes et peut être arrondie à 4 800 m.

 

La largeur des chemins


 Au Moyen Age, selon Philippe de Beaumanoir, un grand chemin péager doit être large d'au moins 14 pieds , mais seulement de 13,5 selon la coutume d'Anjou ( 4,38 m ). Les ponts anciens de Saumur présentent ce gabarit, que Jean Mesqui a souvent retrouvé ailleurs.
 Pour Colbert, les grands chemins royaux doivent avoir 15 pieds de pavé ( 4,87 m ), flanqués par 18 pieds d'emprise de chaque côté ; cette disposition n'est respectée que dans quelques travaux en cours, par exemple, dans la rectification de la levée reliant l'église de Nantilly au pont Fouchard.
 En 1776, Turgot établit un nouveau classement : les grandes routes de première classe auront 60 pieds d'emprise totale ; cependant, la levée d'Angers à Tours, qui figure dans cette catégorie, n'a que trente pieds de large. Le classement continue comme suit : grande route de deuxième classe : 42 à 48 pieds ; route : 36 pieds ; grand chemin : 30 pieds ; chemins royaux : 24 pieds, soit 7,80 m. Tout cela reste bien théorique...

 

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