Objet d'un commerce actif dans le Saumurois, le vin mérite un examen minutieux, pour qui veut évaluer l'ampleur des récoltes, des échanges et des redevances, ou l'évolution des prix. Très complexes, les informations recueillies seront schématisées autour de deux périodes.
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La jallais ( ou jallaye, ou jallet , galeta dans le texte latin) présente un intérêt particulier, puisqu'elle correspond à la contenance du boisseau de Saumur. La concordance n'est sûrement pas fortuite, mais quelle mesure a entraîne l'autre ? Cette jallais est aussi un seau servant au transport du vin nouveau ; elle survit jusqu'au XVIIIe siècle,où, contenant toujours 10 pintes et étalonnée tous les ans, elle sert à la perception des dîmes en vin. Toutefois, Thorode la retrouve valant 12 pintes à Cunault, en 1669. Si le cotteret ( ou coteret ou couteret ) est passé de 4 jallais en 1380 à 5 pour les deux siècles suivants, la pipe saumuroise présente une meilleure stabilité ; Michel Le Mené la retrouve jusqu'à Douces, Montreuil, Bourgueil et Vernantes. Le dolium des textes latins, le vaisseau, la tonne sont toujours des récipients de grandes dimensions, valant selon les auteurs de 2 à 6 pipes. En sens inverse, les bussards cités en 1410 dans les comptes de Jean V du Bellay sont de petites barriques correspondant à la moitié d'une pipe. |