La Visitation     

  

Implantation à Saumur
 L'Institut des Dames de Sainte-Marie est fondé à Annecy par François de Sales, puis réformé par Jeanne de Chantal. Son installation à Saumur est demandée en 1644 par une Assemblée générale des Habitants, appuyée par le maréchal de Brézé et par une donation de 12 000 livres offerte par une veuve aisée, Madame Goyer, née Lemanceau.
 Le 25 juillet 1647, des religieuses venues d'Angers et dirigées par Claire-Madeleine de Pierre viennent s'installer à Saumur ; l'abbé Em. Bougaud, Histoire de Sainte Chantal et des origines de la Visitation, P., 1879, t. 2, p. 612, indique « la supérieure et quatre soeurs ». La petite communauté s'implante sur un terrain du domaine public, dont l'emplacement n'est pas clairement précisé. Il pourrait se situer dans l'enceinte du Boile, car, lors des combats de 1650, des boulets tirés du château tombent dans l'enclos. Comme on dispose d'un récit comparable pour la première Fidélité, on peut aussi estimer qu'il s'agit d'une interpolation.
    
Le monastère 

 En tout cas, les religieuses se replient dans un hospice qu'elles avaient ouvert dans le faubourg des Ponts. Elles achètent les terrains environnants et font construire une église et deux côtés du cloître de 1654 à 1658.
 Pour les bâtiments de la Visitation, voir la section topographique.
 La communauté est pendant longtemps assez pauvre ; les visitandines habitent dans de vieilles maisons environnantes. En 1683, Marie-Jacqueline-Thérèse de Bussy-Rabutin devient supérieure. Elle est la petite-fille de Jeanne de Chantal ( comme Madame de Sévigné, sa cousine ) et membre d'une grande famille. Les dons affluent alors et de nouveaux travaux sont réalisés de 1684 à 1698. Une clôture est réalisée avec des matériaux provenant de la destruction des anciennes maisons.

 La communauté possède même des dépendances extérieures, notamment une maison au Poitrineau. Elles se disent, elles-aussi, victimes de la banqueroute de Law, mais elles ne chiffrent pas les sommes perdues. Quelques exemples montrent qu'elles sont exigeantes sur le montant des dots.
    

La canonisation de Saint François de Sales ( 1665 ) et de Sainte Jeanne de Chantal ( 1767 )
 Lorsque les fondateurs de l'ordre sont canonisés, des cérémonies grandioses sont organisées dans le couvent du quartier des Ponts. Dans les dossiers préparatoires destinés à la cour de Rome, sept miracles survenus à Saumur ou dans ses environs sont cités. L'un d'entre eux est retenu : la guérison d'Eugénie Trochon, religieuse à Saumur, paralysée d'un bras et d'une jambe.
   
Les effectifs 
  • 1722, enquête du cardinal Dubois : 59 
  • 1783 : 25
  • 1790 : 16 soeurs de choeur et 8 converses.