Les Capucins   

  

De longs travaux d'approche

 En 1600, un capucin, le Père Sylvestre de Laval vient prêcher à Saumur, et aussitôt, plusieurs personnes influentes cherchent à implanter cet ordre dans la ville. En particulier :

  • l'abbesse de Fontevraud, qui intervient auprès d'Henri IV ;
  • le sénéchal, Jean II Bonneau de la Maisonneuve, dont le frère s'est fait capucin sous le nom de Jean-François de Saumur ;
  • le Père Joseph du Tremblay, qui vient dans la ville à de nombreuses reprises ;
  • René Gaultier, sieur de Boumois, qui fait construire une chapelle latérale dans l'église du monastère.
  •  Cependant, l'installation des Récollets est considérée comme prioritaire et retarde les procédures.
      

    Implantation et bâtiments 

     Finalement, le 9 janvier 1608, Henri IV signe un brevet autorisant les habitants à construire un couvent pour les Capucins. La ville choisit un terrain lui appartenant situé au faubourg des Ponts, auprès du prieuré d'Offard, mais elle refuse de s'engager plus avant dans les dépenses ; elle ordonne même de prendre 600 livres sur les revenus de la chapelle des Ardilliers, procédé que la reine régente reprend en 1612 en transférant 1500 livres.Le couvent des Capucins, sur le plan de Prieur-Duperray ( avant son nettoyage )
     A partir de ces deux faits établis, j'ai l'impression que le nouveau monastère a été financé par les revenus du pèlerinage.

     Seize religieux arrivent aussitôt. Leur église, commencée en 1609, est achevée dix ans plus tard. Elle est identifiable sur le plan de Prieur-Duperray ( avant son nettoyage ) dans l'angle supérieur droit du couvent ; elle est de forme rectangulaire et bordée par deux chapelles latérales en hémicycle ( qui subsistent ).

     Des terrains voisins, à la Saulaie, à la Bouvinière, sont acquis, ce qui permet d'aménager de grands jardins entourés de hauts murs. L'enclos des Capucins est de grande taille.
       

    Interventions durant la peste
     Durant la terrible épidémie de peste de 1624-1625, les Capucins se font remarquer par leur dévouement. Ils assistent les malades et ouvrent au fond de leur jardin un second sanitat desservi par la chapelle Saint-Sauveur.
     Cette intervention leur vaut une grande estime dans Saumur et l'aide de familles influentes.
      
    Les effectifs 
     Une bonne trentaine de religieux durant le XVIIe siècle ; 7 en 1766, 8 en 1790.