En tête d'un arrêté des officiers municipaux de Saumur du 12 pluviose an III, A.M.S., 5 D 1

 

 

Chapitre 29 :

 Démographie et économie
   de 1789 à 1831

 

    

  Ce simple plan cherche à dresser une synthèse structurée sur des points esquissés dans l'étude chronologique.
  

1) Une démographie stagnante

Dossier 1 :  Approches démographiques

1790 = 11 400 habitants
1836 = 11 934  "  "

 Ces deux nombres résument tout. Au cours de la période intermédiaire, la population de la ville est vraisemblablement tombée aux environs de 10 000 habitants dans les années 1800-1820.
 On s'en explique longuement dans le dossier joint.
   

2) La famille

  Dossier 2 :  Enfants abandonnés et enfants naturels

  Les bouleversements politiques ont-ils également transformé les structures familiales ?
    

3) Les étapes de l'évolution économique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dossier 3 : Statistiques de 1801-1802

 a) L'écroulement de l'économie d'Ancien Régime

- La crise climatique et économique en 1788-1789

- Problèmes d'approvisionnement, émeutes des barrières et fin du tarif

- La vente des biens du clergé

b) Une nouvelle économie dirigée ( 1791-1796 )

- L'atelier monétaire

- La base logistique de l'armée de l'Ouest

- Terreur économique et nouveaux pauvres ( chapitre 26, § 7 et 8 )

c) L'appauvrissement de la ville ( 1796-1800 )

 Voir chapitre 27, § 9

d) La situation dans les premières décennies du XIXe siècle

- L'octroi et la restauration des finances municipales

- Tableaux vers 1801-1802 ( dossier 3 )
   Les points positifs de cette période sont la reprise des activités traditionnelles du faubourg de Fenet ( chapelets, cuivre, vente de quincaillerie ) et la réorientation du grand commerce vers l'Europe continentale. Il est cependant bien connu que la France atlantique a souffert de la période du Blocus.
 La crise de 1811-1812 est marquée par une forte flambée du prix des céréales.
  

 

 Au cours des décennies suivantes, peu de faits économiques nouveaux sont à signaler. Les Saumurois préfèrent la terre et le négoce à la production manufacturière. Dans un rapport de 1832, le sous-préfet s'étonne de la rareté des fabriques, alors que les capitaux abondent dans la ville.
 L'ère du machinisme est lente à s'imposer. Les premiers bateaux à vapeur n'apparaissent sur la Loire qu'en 1823. L'usine à gaz est implantée en 1841.
  

 4) Le passage au système métrique

 Institué par la loi du 18 germinal an III ( 7 avril 1795 ), le système métrique prend valeur légale le 10 décembre 1799.
 Dans un rapport du 26 mars 1803, le préfet Nardon indique qu'il a fait saisir et briser les anciennes mesures et que les bureaux de vérification d'Angers et de Saumur ont marqué environ 20 000 mesures de toutes espèces. Ces nouvelles mesures, obéissant à une logique décimale, représentent une incontestable simplification par rapport au maquis inextricable du passé. La seule lecture des rapports officiels et des minutes notariales peut donner à penser qu'elles sont aussitôt entrées dans la pratique courante. Les unités nouvelles y sont seules citées, d'une façon un peu scolaire, se référant par exemple à des grandeurs désuètes, comme le myriamètre pour 10 km.
 Cependant, les témoignages sur la vie quotidienne attestent de la longue survie des anciennes mesures. Sur les plans d'une maison des années 1828-1833, le maître maçon compte exclusivement en toises et en pieds ( A.D.M.L., 31 J 474 ). De même, les carriers emploient des jauges graduées en pieds.
 Les unités liées à la vie des champs manifestent une exceptionnelle résistance, dans le langage comme dans la réalité. Alors qu'elles fluctuaient sans cesse sous l'Ancien Régime, elles se stabilisent en se calant sur le système métrique. Le boisseau se fixe à 20 litres ( explications sur le boisseau ). La boisselée demeure la mesure agraire la plus usuelle, mais la boisselée de Saumur et de la Vallée vaut désormais 1/18e d'hectare, soit 555 centiares ( voir boisselées ). La barrique de vin équivaut à 220 litres. Quant au petit commerce, il préfère toujours compter par douzaines.