Notes du chapitre 3

 


 

1 - Geoffroy Martel, qui a tout juste vingt ans. Il reçoit la garde de la ville un peu après sa conquête, sans doute en 1027, car les moines ont eu le temps de rétablir leur monastère ravagé par le feu.

 


2 -Notice de restitution à l'époque de Geoffroy le Barbu, en 1061-1062 ( A.D.M.L., H 2117 n° 3 ). La ville y est encore nommée " Castrum Salmurum ".

 


3 - Qui donne son nom à une année ou à un lieu. Dès le XIIe siècle, le nom s'est adouci sous la forme " Macouard ".

 


4 - Les moines de Saint-Florent le Jeune demeurent discrets sur cet épisode et poursuivent leurs cérémonies autour de la châsse. C'est en 1475 que le très dévôt Louis XI fait revenir les reliques.

 

5- Ces opérations militaires et ce siège autorisent à penser que Saumur est une place d'importance. Je suppose que le mur du Boile existe déjà, au moins sous sa forme primitive. Voir plus bas dans ce chapitre.

 


6 - Daté d'après les calculs astronomiques. Les Annales de Saint-Florent, qui se trompent souvent d'un an, donnent l'année 1067 : « Cometa terribilis apparuit  - Une comète terrifiante est apparue ».




7 - A.D.M.L., H 2106, n° 3, vers 1055-1070 ( traduction partielle dans Archives des Saumurois, n° 16 ). Les précautions juridiques prises par les moines prouvent que cette offrande est une anomalie.

 


8 - En sens contraire, le moine Girard , avant 1060, achète pour cinq sous des commendati installés à Saint-Georges [ Châtelaison ], et cela « afin qu'ils soient libres » ( Livre Noir n° 50 ).

 


9 - Jacques BOUSSARD, « La vie en Anjou aux XIe et XIIe siècles », Le Moyen Age, 1950, n° 1-2, p. 29-68.



10 - R.-H. Bautier proscrit la formule "empire" ou à plus forte raison "État" anglo-angevin, car cet ensemble demeure une juxtaposition de domaines féodaux qui demeurent très divers, malgré des progrès administratifs.

 


11- Léopold DELISLE et Elie BERGER, Recueil des Actes de Henri II... concernant les provinces françaises, 4 vol., 1909-1927.

 


12 - Non citée dans la bulle d'Innocent II de 1143, l'église de Sancti Nicholai de riperia apparaît en 1146 dans la bulle d'Eugène III ; en 1186, elle est nommée Sancti Nicholay de Riveria, Saint-Nicolas de la Rive, car elle était au bord du fleuve.

 


13 - Colonel Savette, « L'Hôpital Général ou Hôtel-Dieu de Saumur », S.L.S.A.S., avril 1934, p. 55-58. Sa chapelle, dédiée à Saint Jean, est citée à partir de 1143 ( c'est la meilleure interprétation de la bulle d' Innocent II ).

 


14 - Les Templiers implantent leur commanderie vraisemblablement au carrefour de la rue de la Chouetterie et de la rue de Poitiers. On ne les connaît que par leurs conflits de voisinage, et pour la dernière fois en 1223 ( A.D.M.L., H 1837, XIII ).

 


15 - TURCIE ( le mot viendrait de "torchis" ) : barrage de terre et de fascines, fixés par des pieux, élevés pour protéger les habitations contre les crues et pour relier entre elles des buttes insubmersibles.

 


16 - La LEVÉE ( de levata, mot apparu en 1233 ) reprend les matériaux des turcies, en ajoutant parfois des pierres. Elle désigne plutôt une digue continue, surmontée par un chemin et protégeant à la fois villages et cultures.

 


17 - André Salmon et Ch.-L. Grandmaison, Le Livre des Serfs de Marmoutier, 1864. Pour nos régions, les ordonnances royales de 1315-1318 sur l'affranchissement des serfs étaient sans objet.

 


18 - Vallotus de Balneolis, A.D.M.L., H 3107, n° 3 ( 1087 ). L'église Saint-Pierre de Bagneux apparaît dans la bulle de Callixte II de 1123. L'abbaye de la Trinité de Mauléon y nomme le prieur-curé.

 


19- Cette dénomination, la plus habituelle à l'époque, démontre l'intégration de l'abbaye dans la ville. Ce n'est qu'au seizième siècle que sa désignation courante devient " Saint-Florent-lès-Saumur", à côté de Saumur ( du latin latus ).

 


20 -Au sens médiéval : habitant stable, propriétaire reconnu comme un notable, sans être chevalier. Les premiers actes en français de la région sont des achats de rentes et de terres par des "bourgeois de Saumur" (1268-1270).

 


21 -« universitatem burgensium et mansionariorum apud Salmurum tam divitum quam pauperum » (A.D.M.L., H 2111). Cette charte de 1270 précise que la communauté ne représente que ceux qui paient une taille au comte.

 


22 - La famille de la Barre détient le titre héréditaire de " portier du château de Saumur ". Son petit fief est devant l'église du prieuré. Eléments topographiques dans A.D.M.L., H 2760 ( 1437 ).

 


23 -Cartulaire du Ronceray, n° 177 : «...tenuit Fulco comes cum optimatibus suis, apud castrum quod appellatur Salmurus, sedens in aula sua super gradus lapideos, placitum ». Daté après 1082, car Marbode est témoin.

 


24 - Cette opinion rejoint celle d'Anne Dodd-Opritesco, « Le château de Saumur : nouvelles hypothèses chronologiques et architecturales », 303, n° 57, 1998, p. 40-49.

 

25 - Description et plans par A. Dodd-Opritesco dans Landais, p. 83. Pour un cadrage d'ensemble, André Châtelain, Donjons romans des pays de l'Ouest, 1973, surtout planches VII et XI et l'étude des contreforts de type B. En dernier lieu, Emmanuel Litoux, 2010, p. 25-35.

 

26 - « ...ung muy de vin de rante ou devoir anuel par chacun an randre et poyer au prieur du chasteau de Samur pour la place de la cuyzine de l'antrée et davant le chastel » ( A.D.M.L., H 2760, fol. 10 v° - 1437 ). Le compte la désigne bien comme une cuisine, et non comme un fumoir.