Les principales entreprises de bijouterie au XIXe siècle

 

 Les principales firmes saumuroises connaissent des évolutions comparables et, mutatis mutandis, leur histoire se ressemble.

1) Mayaud-Frères

 L'entreprise Veuve Mayaud et Compagnie faisait du commerce de quincaillerie en gros à l'échelle internationale. Les objets de piété, les chapelets en particulier, ne représentaient que 10 % de ses stocks.

Fondation de Mayaud-Frères

 Connue à partir de 1808, l'entreprise Mayaud-Frères est une société en nom collectif ; elle associe tous les membres de la famille, sans s'ouvrir à des capitaux extérieurs. Tous les hommes du clan peuvent y jouer un rôle, sous la direction du chef de la branche aînée. A l'époque de l'Empire, Pierre Mayaud commande la maison à Saumur ; Noël-Henry, son frère cadet, joue un rôle de directeur commercial et parcourt tout l'Ouest de la France pour visiter les courtiers et les grossistes ; « les trois quarts de l'année dehors », il a beaucoup de peine à exercer ses fonctions de maire de Saumur. Dans les années 1814-1816, l'entreprise est toujours purement commerciale et elle ne produit absolument rien ( Xavier Mayaud, La Maison "Mayaud-Frères" et les frères Mayaud en 1814,1815 et 1816, multigraphié, Brûlon, 1995 ).

La fabrique d'articles religieux

 Une nouvelle étape se dessine dans la période qui va de la Restauration à 1856. L'entreprise prend de nouvelles orientations, elle abandonne progressivement la quincaillerie générale pour se spécialiser dans les articles religieux de tous types ( elle vend par exemple des scapulaires ). Désormais, elle organise la production chez des artisans à domicile ou en passant commande à de petits ateliers spécialisés, comme ceux de Belliard ou de Carichou.

L'expansion commerciale

 Benjamin La Combe, Histoire de l'entreprise Mayaud de Saumur, mém. d'histoire économique, Versailles , 1996-1997, note un tournant en 1856. Paul Mayaud dirige alors l'affaire et manifeste un grand dynamisme. Cette année-là, la société ouvre une importante succursale à Paris, 11 boulevard de Sébastopol ; elle complète son réseau en 1861 par la création d'un dépôt à Lyon ( pour peu de temps ). Une équipe de 5 ou 6 commis-voyageurs, bien payés, équipés d'une panoplie de collections et d'échantillons, parcourt la France ; deux opèrent en Grande-Bretagne, un en Espagne, un autre en Sicile. La société Mayaud-Frères rayonne sur toute l'Europe occidentale. Elle ouvre aussi un comptoir au pays d'Ambert, d'où elle fait venir des grains de chapelet.

Le machinisme

 En même temps qu'elle élargit son rayonnement, l'entreprise passe au stade industriel. Le 16 juillet 1859, le préfet l'autorise à implanter une première machine à vapeur locomobile dans l'atelier situé entre la rue de Fenet ( Jean Jaurès ) et l'abrupt du coteau ( A.D.M.L., 50 M 21 et A.M.S., 5 I 72 ). D'une puissance assez faible ( 4 chevaux ), cette machine anime une scierie, qui débite les matières premières ( bois, ivoire, os ), qui découpe au tour des grains de chapelet et qui les décore par guillochage ( des réseaux de petits cercles concentriques ).
La cheminée de Mayaud, peu avant sa destruction Deux années plus tard, Mayaud-Frères demande l'autorisation de remplacer sa machine par une autre d'une puissance de 12 chevaux. L'enquête de commodo et incommodo est lancée alors que le nouvel équipement est en service depuis quelques jours. Des voisins signalent que la teinturerie rejette sur la rue une eau brûlante et nauséabonde. Le propriétaire de sept habitations troglodytiques données en location déclare que la nouvelle cheminée « se trouve à une distance de trois à quatre mètres du rocher », que « les jets de fumée ou de vapeur qui s'échappent de la dite cheminée viennent, selon la direction des vents, remplir les chambres de mes locataires et en rend le séjour impossible ». A gauche, la puissante cheminée, portant entrelacées les lettres M et A, pour "Mayaud".
 Tout un chacun sait que le maire Louvet est le beau-père de l'un des co-dirigeants de l'entreprise. C'est le premier adjoint, Nicolas-Charles Duterme, qui dirige l'enquête. En dépit de ces nuisances évidentes, le Conseil d'hygiène et de salubrité de l'arrondissement, présidé par le sous-préfet O'Neill de Tyrone, émet un avis favorable le 10 mai 1861, tout en l'assortissant de deux conditions assez vagues : la cheminée sera assez élevée, un aqueduc fera passer les eaux usées sous la rue de Fenet. De toutes façons, l'usine est déjà construite ; le Conseil prétend avoir consulté le procès-verbal de commodo et incommodo ; or, cette enquête n'est ouverte que dix jours plus tard, le 20 mai. Ce dossier trafiqué ne parvient même pas à dissimuler les anomalies dues aux relations.Moules de fonderie de la Maison Mayaud
 L'entreprise frappe aussi des médailles ; en association avec un certain Carichou, elle dispose de six balanciers en 1873.

 

 

 

 Elle installe une forge et une fonderie, capables de fabriquer de grosses pièces. Dans la partie droite de la photo, les diverses parties d'un grand moule et le christ qui en résulte : en bas, à gauche; les deux parties d'un moule de petites dimensions.

 

 

 

 

 

L'empire de Fenet

 En même temps qu'elle passe au stade industriel, l'entreprise regroupe le plus gros de sa main d'oeuvre dans des ateliers spécialisés, qu'elle aménage dans les années 1860-1874. A gauche, une maison d'habitation et des bureaux ; à droite, les ateliers d'enchaînage et de montage donnant sur l'actuelle place Allain-Targé ; en arrière, la cheminée de la machine à vapeur et le chalet relié par l'escalier Mabileau.

Ateliers Mayaud, cheminée de la machine à vapeur et chaletHabitation et bureaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Des hommes de pouvoir

 Pendant la Révolution, Joseph Estevou, beau-père de Noël-Henry et associé à l'entreprise, se montre progressiste. Les frères Mayaud par la suite semblent favorables à l'Empire ; ils adhèrent fièrement à la loge maçonnique Saint-Napoléon de la Gloire et glissent trois petits points dans leur paraphe. C'est à partir de la Restauration que les Mayaud deviennent les chefs du parti réactionnaire de Saumur. Noël-Henry est nommé maire et exerce la fonction de 1815 à 1821. Un proche, le banquier Charles Louvet, beau-père d'Albert Mayaud, est à son tour maire de 1844 à 1869, député et ministre. Son petit-fils Louis Mayaud devient maire de 1914 à 1919. Paul Mayaud est député légitimiste de 1871 à 1876. Un gendre, Gaston de La Guillonnière, est conseiller général de Saumur Nord-Ouest de 1895 à 1925. Devenus des défenseurs du drapeau blanc, ces riches bourgeois contractent des alliances matrimoniales avec des familles de la vieille noblesse ( de Foucauld de Pontbriand, de Maquillé ). Leur puissance politique épaule l'expansion de leur entreprise. En 1855, la société Mayaud-Frères s'associe avec la Monnaie de Paris, qui lui vend les coins de certaines de ses médailles religieuses, ce qui la met en situation d'exclusivité. Dans un mémoire d'avril 1870, le médailleur parisien Robineau dénonce son impérialisme : « La maison Mayaud frères de Saumur butine sur les créations des autres, répand dans toute ma clientèle qu'elle a formé une société avec le Directeur de la fabrication des Monnaies, qui lui assure le monopole de la vente de toutes les médailles et bijoux de religion que fabrique l'entreprise des Monnaies ( on sait que l'un des Mrs Mayaud est gendre de Mr Louvet, aujourd'hui ministre ) et ce qui le prouve, c'est que, lorsqu'un acheteur se présente à la Monnaie, on l'envoie au bureau de vente tenu par Mrs Mayaud frères, et lorsque l'acheteur montre de la répugnance à se fournir dans cette maison, on le menace de faire saisir les marchandises qu'il achètera ailleurs... »

L'apogée de Mayaud-Frères

 Vendant des objets de piété de tous types dans de nombreux pays, y compris des chapelets musulmans pour les colonies, la Maison Mayaud maintient sa primauté sur la place de Saumur. Elle progresse de façon spectaculaire dans la seconde moitié du XIXe siècle. Son actif dépasse la barre du million de francs en 1857, puis celle des deux millions en 1873. Les bénéfices nets annuels se chiffrent à une moyenne de 262 000 francs pour la période 1855-1877. On peut fixer à 1904 la date de l'apogée de l'entreprise.

Les raisons du déclin

 Depuis lors, l'affaire décline, quand d'autres maisons saumuroises sont en pleine expansion. Il faut chercher dans la famille Mayaud les raisons de ces difficultés. Le capital demeure strictement familial, mais chacun en a sa part, y compris les inactifs. Les filles sont richement dotées, même les religieuses ; désintéresser un gendre encombrant coûte cher. Les membres de la famille mènent grand train. Six belles résidences du quai de Limoges ( aujourd'hui quai Mayaud ) appartiennent au moins un temps à une personne de la tribu. Une autre branche habite l'hôtel Louvet-Mayaud, situé au rond-point Maupassant. Les tiraillements entre cousins, entre les Mayaud de l'Hôtel et les Mayaud du Quai, sont connus de tous les Saumurois.
 Jusqu'ici, on ne trouve qu'un étalage de réussite sociale par des bourgeois actifs et conquérants. Ensuite, les principaux dirigeants de l'entreprise, alliés à l'aristocratie terrienne, se mettent à vivre noblement. Ils achètent des fermes et se font bâtir d'imposants châteaux à la campagne. Il s'agit de constructions de prestige bien plus que d'investissements fonciers. D'importants dividendes quittent ainsi l'entreprise et la ville pour s'engloutir dans des réalisations somptuaires.
 En même temps, les Mayaud sont les grands bienfaiteurs des oeuvres catholiques de Saumur. On les aperçoit dans la reconstruction de la chapelle Richelieu aux Ardilliers, dans le rachat de l'institution Saint-Louis, dans l'école et le patronage du Fort, dans la donation du presbytère de Nantilly, rue du Pressoir. Ils ne paient pas bien cher leurs salariés, mais ils subventionnent la confrérie Notre-Dame du Travail et ses organisations associées.
 Dispersant leurs capitaux, les Mayaud ne se préoccupent pas de renouveler leurs machines, qui apparaissent comme désuètes au XXe siècle. Ils fabriquent trop d'articles très divers, certains peu rentables, tout en demeurant cantonnés dans le seul domaine religieux, à une époque où la médaille profane prend une importance croissante. Ainsi, la société décline inéluctablement jusque dans les années 1960.

 

2) Mazoyer et Balme

Entreprise Balme vers 1910 Joseph Mazoyer fonde en 1833 une entreprise de bijouterie religieuse, installée dans l'actuelle rue du Bellay. L'affaire reste longtemps modeste et l'on n'en parle guère. Elle prend de l'extension quand Joseph Balme ( 1850-1923 ) est associé à sa direction et, à la fin du XIXe siècle, la déménage sur un vaste terrain situé 44 rue de Rouen.

 Balme, père et fils, mécanisent leur entreprise en l'équipant d'une machine à vapeur surmontée par une puissante cheminée. De nouveaux ateliers sont couverts par des toits à shed, les toits en dents de scie caractéristiques des bâtiments industriels.

 

 La Maison Balme est polyvalente ; elle fabrique des chapelets ; elle tourne ses grains sur des installations mécanisées, elle en achète aussi dans un comptoir installé à Olliergues, au pays d'Ambert. Elle frappe également des médailles. Elle ouvre un dépôt commercial, 117 boulevard Richard-Lenoir à Paris. Sans atteindre la dimension de Mayaud-Frères, elle prend le deuxième rang parmi les entreprises locales de sa spécialité.

 

3) Pichard

Elie Pichard en 1844, cl. Fr. Pichard Né à l'Ile-Bouchard en 1817, Elie Pichard fait un long apprentissage de bijoutier et de graveur sur acier, à Chinon, puis à Paris. Sur ce portrait, il porte fièrement son collier et sa canne de compagnon et apparaît avant tout comme un homme de métier.
 En 1841, il rejoint son frère, qui vit à Saumur. Il travaille comme chef d'atelier chez les frères Pierre et René Robineau, qui s'étaient installés, en 1836, comme marchands bijoutiers dans l'ancienne hôtellerie de l'Oie Rouge, un vaste ensemble de bâtiments occupant les numéros 19 à 25 de la rue du Portail-Louis et disposant d'une seconde entrée sur la rue de la Petite-Douve. En 1844, les frères Robineau cèdent leur atelier et leur fonds de commerce à Elie Pichard, lui louant les bâtiments et partant ouvrir une fabrique de médailles à Paris. Curieusement, en cette même année, un autre Robineau, Etienne, vraisemblablement apparenté aux précédents, fait construire une maison neuve le long de la levée à Saint-Lambert et la baptise " l'Oie Rouge ".
 Toujours en 1844, Elie Pichard épouse Louise Roy, fille d'un marchand marinier de Chinon, ce qui lui apporte quelque argent.
 L'entreprise " Pichard-Roy " ne se lance pas dans le chapelet, mais se spécialise dans la médaille et dans l'orfèvrerie. En 1862-1863, elle produit un grand nombre de médaillons portant une fleur de lys surmontée d'une couronne. Une lourde enquête administrative, passant par le sous-préfet et la Direction générale des Douanes et des Contributions indirectes,Bottin 1883 s'efforce de savoir si ces bijoux ont un caractère séditieux, ce qui n'était nullement le cas.
 La Maison Pichard, tout en demeurant une affaire familiale, marche bien ; elle rachète une partie de ses bâtiments aux frères Robineau en 1860. Elle implante des machines dans ses locaux, pourtant étroits.


 

 

 

 Cette page publicitaire publiée dans le bottin de 1883 montre la gamme variée de sa bijouterie religieuse : croix en tous genres, en nacre, en ébène ou en coco, croix de chapelet, médailles en or et en argent, coeurs de chapelets, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte publicitaire modern style, vers 1900-1907

 

 

 

 

 Cette carte publicitaire modern style montre ses ambitions internationales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maison Pichard, rue du Portail-Louis, dynamo produisant du courant électrique à partir du gaz de ville

 

 

 A partir de 1900, le petit-fils du fondateur, Alfred Pichard, qui a reçu une solide formation technique à Paris, relance l'affaire. Il l'installe en 1907 sur l'avenue de Cholet ( avenue de l'Amiral-Commentry ) et la dote de nouvelles machines, toujours actionnées par du courant électrique continu produit à partir du gaz de ville.

 

 

 

 

 

 La maison continue à fabriquer des objets de piété, tout en développant les articles profanes, tel ce cendrier de 1921.
 ( Notes de Francis Pichard )

Cendrier, Maison Pichard, 1921

 

 

4) Delaunay-Partant

En-tête d'une facture de 1852 Les frères Delaunay présentent l'originalité de fabriquer des articles religieux, tout en étant anticléricaux et militants républicains. Charles Delaunay, mort jeune, devient le chef de l'opposition à Louvet au sein du Conseil municipal.
 L'entreprise aurait été fondée en 1846. Elle a longtemps été nomade et polyvalente. D'après cet en-tête de facture remontant à 1852, elle est l'héritière de la Maison Abraham et, en association avec Chivert, elle fabrique des chapelets, mais aussi des « articles de Saumur », c'est-à-dire, de la quincaillerie, comme des crochets et des peignes, ainsi que des sangles et licols.

 Le 13 octobre 1856 ( A.D.M.L., 50 M 21 et A.M.S., 5 I 71 ), les frères Delaunay, alors installés sur le quai de Limoges, sollicitent l'autorisation de s'équiper d'une machine à vapeur. L'ingénieur des mines se montre pointilleux et les plaintes des voisins affluent. Le 31 janvier 1857, le sous-préfet annonce que les frères Delaunay retirent leur demande ( ne bénéficiant pas de la complaisance de Mayaud-Frères quatre ans plus tard ). Ils préfèrent s'installer à Saint-Hilaire-Saint-Florent, entre la rue Basse et le Thouet, où ils ouvrent une fabrique de perles actionnée par une machine à vapeur de 8 chevaux. L'ingénieur exige la construction de « murs de défense » plus épais, mais il délivre un avis favorable le 7 mai 1857. C'est la première machine à vapeur équipant ce secteur d'activité.
 La Maison Delaunay-Frères continue à commercialiser des articles divers. Ainsi, le 18 mars 1858, elle vend pour 150,40 francs de marchandises variées à Bachelier, mercier à Civray. La traite ci-dessous est payable au 20 août. Elle est escomptée au dos par la banque Louvet-Trouillard, qui la transmet à un associé.

Traite émise par la Maison Delaunay

 L'entreprise passe aux mains d'un gendre, Léon Mauriceau, qui est installé rue de Fenet. On la retrouve, au début du XXe siècle, à l'angle du quai Carnot et de la place Kléber, sous l'appellation " Delaunay et Partant ". Dirigée ensuite par Alfred Partant, un ancien contremaître, elle se spécialise dans l'assemblage des chapelets.

 

5) Terrien-Chardeyron

 Comme les précédents, Georges-Blaise Terrien ( 1838-1902 ) présente la particularité d'être fort peu clérical, étant protestant, républicain radical très proche du docteur Peton et dreyfusard, espèce minoritaire à Saumur. Associé à Chardeyron, dont il épouse la fille, il crée une petite entreprise d'objets de piété sur le quai de Limoges, non loin de l'hôtel Dupuis-Charlemagne. L'affaire n'est pas bien brillante, car elle ne parvient pas à passer au stade du machinisme. Exportant en particulier vers le Pérou, elle voit ses commandes cesser brusquement par suite d'une révolution. Enfin des dettes familiales achèvent de ruiner l'entreprise. Terrien déménage dans des bâtiments situés à l'extrémité de la Grande-Rue, entre la rue du Prêche et la rue du Petit-Mail. En 1912, ses héritiers sont enregistrés comme marchands de carton.
   ( Note de Colette Terrien )

 

6) Desnoue et Martineau

 Léon et Charlotte Desnoue, cadres dans une entreprise saumuroise de médailles, décident de se mettre à leur compte en 1906 et ouvrent une fabrique d'objets religieux, rue Gauthiot-Lamy, à Saint-Lambert-des-Levées. Ils achètent du matériel d'occasion et mettent au point leurs propres modèles. L'affaire reste artisanale, mais trouve un intéressant débouché auprès des marchandes de Sainte-Anne d'Auray.
 En 1919, les Desnoue vendent leur entreprise à des neveux, à Emile Pineau et surtout au fils d'un façonnier de la Maison Mayaud, Marcel Martineau, qui a reçu une formation technique poussée et qui développe les exportations, en particulier, vers l'Allemagne et la Pologne.  
( Historique plus détaillé dans le site : http://www.martineau-sa.com/ )

 

 D'autres entreprises apparaissent aux détours des dossiers : J. Deschamps, estampeur, 21 quai de Limoges, successeur de G. Perrier - Fageon, rue de Fenet - Loiseau, quai de Limoges - Pilot, quai de Limoges - Greffin, nacrier, rue de Fenet, Pasquet, sculpteur sur ivoire, 59 rue Notre-Dame et habitant 5 rue Seigneur. La plupart de ces maisons font de la sous-traitance et nous avons peu de renseignements sur elles.