Les manoeuvres

 

  La plupart de ces clichés remontent aux années 1901-1905.

1) Manoeuvres terrestres

 L'instruction militaire se déroule souvent sur le Chardonnet, comme pour ces élèves-officiers en 1902 :

Editions Charier, travail militaire des Elèves-Officiers

 Cependant, d'après des clichés autorisés, les diverses divisions de l'Ecole pratiquent des exercices en campagne et des manoeuvres, souvent assez loin du quartier, ici sur les bords de la Dive :

Photo Hérault, Saumur
Cet accident, mortel pour le cheval, semble s'être produit dans les prairies de la Ronde, sur lesquelles les manoeuvres sont fréquentes :
Photo Voelcker
Une division en manoeuvres, en 1913-1914 :
Plaque Blanchaud, 98/1913-14
Exercice de franchissement de route par un bond simultané :
Passage de route, Blanchaud
Exercice de topographie dans les vignes en 1910 :
Photocarte marquée " Saumur, 1910 "
Exercice de lecture de carte en 1910
Exercice de lecture de carte, photo-carte
Retour de manoeuvres dans un nuage de poussière, état-major en tête :
Editions Voelcker, postée le 13 décembre 1901

2) Manoeuvres ferroviaires

 Les élèves-officiers apprennent également à détruire à l'explosif un pont métallique et ils s'entraînent sur le pont de fer ( Dessin de Michelet ).

Dessin de Michelet, Simulacre de rupture du pont métallique de Sauùur par les élèves-officiers de l'Ecole de cavalerie - Le placement des explosifs

3) Manoeuvres sur l'eau

 Ces exercices annuels sur l'eau se déroulent en présence d'un public nombreux. On reconnaît les bords du Thouet ou le bras de Loire, entre le Breil et les bancs de sable.

Franchissement en barque et sur un bac, à la nage pour les chevaux :
C. Charier, 1903
Editions C. Charier
En 1913-1914, les chevaux traversent sur un bac plus important :
Plaque négative Blanchaud, 678/1913-14
Construction d'un pont de bateaux par des élèves-officiers :
Photo Fr. Voelcker
Photo Hérault, postée en 1903
Une simple passerelle posée sur des flotteurs :
Editions Nouvelles Galeries, postée en 1913
Lancement d'un radeau :
Editions Charier
En 1904, un radeau transporte des officiers étrangers en visite, dont un japonais et, sans doute, un allemand :
Cliché Hérault
Même traversée sur un « radeau-sac », devant la vieille église de Saint-Hilaire ( photo Hérault )
Passage du Thouet sur un radeau-sac

Traversée plus spectaculaire vers 1922 :
Blanchaud, Album de l'Ecole de cavalerie, vers 1922

4) Les grandes manoeuvres de l'Ouest

 Du 13 au 17 septembre 1912, 90 000 hommes, sous la direction du général Joffre, évoluent dans le Sud-Saumurois et le Nord du Poitou. Une bonne part de ces troupes passent par Saumur, et c'est la ville qui doit s'occuper de leur logement ( A.M.S., 2 H 12 ). Le maire sollicite le colonel Anselin, commandant l'Ecole d'Application, qui lui répond que son établissement est plein et qu'en sa qualité de commandant d'armes, il peut seulement mettre à sa disposition la caserne Feuquières, alors inoccupée. La ville aménage des cantonnements, sans doute satisfaisants, puisque le général Sordet, chef des troupes de passage, rend une visite de remerciement au maire.
 En dernière heure, un télégramme de Tours annonce que trois avions atterriront sur le champ de manoeuvres, si le temps est favorable. Il faudra en plus loger quatre officiers et onze mécaniciens.
 Les hôtels de la ville sont pleins, alors qu'il convient de recevoir dignement les attachés militaires étrangers invités par le gouvernement. La ville lance un appel par lettre aux propriétaires des plus beaux hôtels particuliers. Huit d'entre eux, dont les deux hôtels Amiot, accueillent ces invités, y compris le major von Winterfeld, attaché militaire d'Allemagne ( devenu général d'état-major, von Winterfeld sera l'un des signataires de l'armistice du 11 novembre 1918 ). Peu après, l'attaché d'Autriche-Hongrie, au nom de ses collègues, adresse aux hôtes saumurois une lettre de remerciement, accompagnée d'une photo souvenir.