Les sociétés de secours mutuels

  Dans une société marquée par une grande précarité et dépourvue de toute assistance sociale à l'échelle nationale, les oeuvres locales d'assistance sont nombreuses et actives. Le bureau de bienfaisance, municipal, et la Société de Saint-Vincent-de-Paul, paroissiale, tiennent une place importante, mais ne relèvent pas de ce dossier, qui traite des associations reposant sur l'esprit d'entraide.

1) La Société d'aide et de secours par le travail

 La Société d'aide et de secours par le travail est fondée à Saumur le 21 décembre 1840, « dans le but de secourir les ouvriers, artisans, manoeuvres et gens de petits métiers, en leur procurant du travail ou en leur faisant quelquefois des avances en argent, outils, pain, bois et vêtemens » ( Statuts imprimés chez Godet, A.D.M.L., BIB n° 1868 ; présentation par Louis Anis, qui a consulté ses archives, S.L.S.A.S., n° 60, oct. 1931, p. 49-55 ). Charles Louvet en est le premier président, en association avec le sous-préfet, les quatre curés de la ville, des notables, dont trois membres de la loge " la Persévérance ". La société demande une cotisation de 12 francs par an à ses membres fondateurs, qui sont au nombre de 150 le 20 février 1841. Elle se réunit à la mairie tous les lundis en hiver, les personnes connaissant des misères à soulager y feront des rapports. Très proche des oeuvres de bienfaisance, la société s'en démarque en proclamant qu'elle ne fait pas d'aumône, mais seulement des avances et que son but est de donner du travail aux inactifs.
 Au cours de sa première année de fonctionnement, elle fait filer et tisser du chanvre et de la laine : elle organise la fabrication de chemises, de bas ou de chaussettes, qu'elle revend à des oeuvres de bienfaisance ou à des maisons de confection. Elle fait ainsi travailler à domicile 150 femmes, qu'elle rétribue à la tâche.
 La société se tourne surtout vers la main d'oeuvre féminine, qu'elle occupe en hiver. Elle accentue ce choix en 1869-1870 ; elle procède alors à l'acquisition de machines à coudre, qu'elle installe dans l'ouvroir du bureau de bienfaisance, organisant ainsi un véritable atelier de confection. En 1873, « l'un des membres du bureau croit qu'il serait bien utile de fixer la longueur de la journée de travail, et il pense qu'en la fixant à douze heures, plus deux heures pour les repas et la récréation, cela serait raisonnable. Le bureau, reconnaissant que cette mesure est nécessaire, fixe à quatorze heures la longueur de la journée que les ouvrières de l'intérieur devront passer à l'atelier ». Cet atelier est alors dirigé par trois soeurs de Sainte Anne, qui reçoivent chacune 350 F par an.

 La société s'efforce de rémunérer les pièces à un tarif décent ; en 1870, elle verse plus de 9 000 francs en salaires, surtout aux " ouvrières de l'intérieur ". Cependant, elle ne se retrouve souvent pas dans ses ventes ; aussi, est-elle constamment en déficit. Elle fait appel à des dons de nouvelles dames patronnesses ( 264 au total en 1870 ), à des aides municipales et à des fêtes de charité, souvent organisées par des élèves de l'Ecole de cavalerie.
 A partir de 1880, la société va en déclinant, pour les raisons suivantes :
- la confection féminine est constamment rétribuée à des tarifs incroyablement bas ; en 1893, le bureau constate que les maisons de Paris n'envoient que des travaux peu rémunérateurs ;
- la société devient une organisation étroitement cléricale ; elle est présidée par l'abbé Henry, curé de Saint-Nicolas, puis par les curés successifs de Saint-Pierre. Quand la municipalité prend des positions anticléricales, elle quitte la mairie et le bureau de bienfaisance ; en 1880, elle s'installe chez les soeurs de Sainte-Anne, 10 rue Basse-Saint-Pierre ;
- cette société finit par se confondre avec l'ouvroir de la Providence.
 Finalement, la société se dissout en 1921 et ses derniers avoirs sont convertis en bourses d'apprentissage pour de jeunes ouvrières.

2) Les grandes sociétés locales de secours mutuels

 Les mutuelles authentiques fonctionnent en complète autonomie et selon le principe de l'entraide entre leurs membres. Voici, dressée vers 1905, une comparaison entre trois importantes mutuelles locales ( d'après leurs statuts déposés à la B.M.S., A br8/261, 262, 264 et d'après le Bulletin mensuel de la Prévoyance Familiale Saumuroise, 1905, B.N.F., 8° R 21 208 ).

   Société de Secours Mutuels de la Ville de Saumur Société de Secours Mutuels de N.-D. du Travail   Société de Secours mutuels de la commune de St-Hilaire-St-Florent
Fondation   29 nov. 1846  1889 2 janv. 1868 
Nombre de cotisants 400 hommes   130 hommes et femmes au maximum, 500 
Droit d'entrée  de 3 à 8 F, de 16 à 45 ans,
avec supplément jusqu'à 50 ans
de 3 à 10 F, de 16 à 45 ans,
gratuite pour épouses, filles et mères 
3 F, de 21 à 45 ans,
avec supplément jusqu'à 50 ans 
Cotisation mensuelle 1,50 F  1 F pour les hommes,
0,50 F pour les femmes 
1 F 
Prestations   médecin et médicaments,
0,50 F du 3ème au 15ème jour de maladie,
1 F du 16ème au 185 ème jour
médecin et médicaments,
1 F par jour de maladie pour les hommes seulement,
10 F pour l'accouchement des femmes sociétaires
médecin et médicaments,
1 F par jour à partir du 3ème jour de maladie,
0,75 F du 3ème au 6ème mois 
 Pensions de retraite annuelles après 1899, minimum garanti de 30 F,
à partir de 60 ans 
 / à plus de 65 ans,
selon les excédents de la société 
Funérailles  funérailles civiles payées,
restant jusqu'à 50 F 
 entièrement à la charge de la société 45 F 
Liens religieux   associée à la confrérie
N.-D. du Travail
messe le jour de la Saint Florent 

 De cette comparaison, il ressort que les mutuelles disposent d'une large liberté d'organisation ; par exemple, elles opèrent des choix différents dans l'indemnisation des journées de maladie. Elles passent toutes une convention avec au moins un médecin, afin de fixer un montant des honoraires ; les docteurs Bouchard, Ferouelle et Seigneur sont souvent retenus. Il ressort aussi du tableau que la société N.-D. du Travail pratique les tarifs les plus avantageux ; ce fait résulte de la politique des grands employeurs des articles de piété, Mayaud-Frères en tête : ils accordent des salaires plutôt bas, mais ils subventionnent largement cette association, qui regroupe surtout des patenôtriers et qui est sous leur tutelle.
 Il existe une autre importante association locale, " la Saumuroise, société municipale de Secours Mutuels ", fondée en 1853 et forte de 280 membres en 1905. Ses statuts diffèrent peu de ceux de la Société de Secours Mutuels de la Ville de Saumur. La différenciation entre les deux associations résulte d'options politiques, la première étant dirigée par des notables conservateurs, la seconde par des élus radicaux. Dans tous les cas, les mutuelles correspondent à des aires de sociabilité, qui peuvent résulter de caractéristiques professionnelles, religieuses, politiques ou d'amicales diverses.

3) Une mutuelle pour les dames

 La Société de Secours Mutuels et de Prévoyance pour les Femmes, fondée le 1er janvier 1868, 200 membres, est une émanation de la Société de la Ville de Saumur. Elle est entièrement gérée par des hommes. Les tarifs sont fixés à un niveau plus bas : droit d'entrée, 2 F - cotisation, 1 F par mois - indemnité journalière de maladie, 50 centimes pendant 6 mois - secours de 10 F par accouchement. Fait surprenant, l'âge des adhésions est bloqué entre 18 et 40 ans.

4) Une curieuse assurance-vie

 La Prévoyance Familiale Saumuroise, société de secours immédiat aux familles en cas de Décès, est fondée le 15 février 1903. Son fonctionnement est d'une remarquable simplicité : quand un adhérent décède, chaque mutualiste verse 50 centimes à l'un des 14 trésoriers qui passe prélever cette cotisation, qui ne garantit aucune fixité pour l'année ; le total perçu est aussitôt remis à la famille. Cette société démarre brillamment ; elle réunit 517 adhérents au 1er juillet 1904, des femmes en majorité. Entre le 1er décembre 1903 et le 1er décembre 1904, elle a compté 8 décès ; les cotisations se sont donc élevées à 4 F pour l'année et les sommes versées aux familles ont dépassé 250 F, ce qui présente toutes les apparences d'un placement exceptionnel ( la société calcule qu'il aurait fallu placer la cotisation moyenne pendant plus de 40 ans pour atteindre cette somme ). La mutuelle s'étend rapidement et reçoit des adhésions de Bagneux et de Saint-Hilaire-Saint-Florent. On peut y entrer jusqu'à 50 ans et, pendant la période de lancement, de 50 à 60 ans, sur certificat médical ; une période de probation de 6 mois est également imposée...
 Si l'on veut bien réfléchir scientifiquement, ce système s'apparente aux fameuses « chaînes de Saint-Antoine », il ne peut profiter qu'à ses premiers adhérents. Il faudrait un fort renouvellement en jeunes gens à la santé florissante pour faire face aux décès massifs des membres entrés entre 50 et 60 ans. La mutuelle escomptait un maximum de 12 décès par an et donc une participation raisonnable de 6 francs ; les lois de la démographie permettent d'affirmer que ce nombre est devenu rapidement bien supérieur et que les cotisations variables sont devenues des « subprimes » d'un montant insupportable.
 La société doit créer un fonds de réserve en 1905 ; l'année suivante, elle signale des démissions et lance un appel pressant pour que chaque adhérent recrute un autre sociétaire. Elle s'écroule, sans doute à la fin de 1908 ou dans le courant de 1909. Méfiant devant ces promesses mirobolantes, le docteur Peton lui avait refusé toute subvention municipale.
 Le « créateur de l'oeuvre », et son président, est Etienne Lasnier, un personnage très actif à Saumur et sans doute aventureux. Il est en même temps le correspondant local de la Mutuelle de Poitiers. Enthousiasmé par les principes de l'entraide, il publie le Bulletin mensuel de la Prévoyance Familiale Saumuroise, qui apporte de précieux renseignements sur les autres mutuelles et qui disparaît en août 1908. Il est en même temps l'homme à tout faire du patronat local, il tient le bureau de placement de l'Office du travail et gère en même temps la salle Carnot. De ce fait, il devient le premier exploitant cinématographique de la ville.

5) Des compléments aux sociétés amicales

 Un grand nombre d'autres mutuelles fonctionnent à Saumur. Souvent de petite taille, elles constituent le prolongement d'une société amicale. En voici quelques exemples :

- L'Alsace-Lorraine de Saumur, fondée le 13 décembre 1885 et présidée par Albert Meyer ; elle regroupe environ 25 sociétaires, issus de l'Alsace et de la partie de la Lorraine annexée par l'Allemagne. Elle fonctionne comme une assurance-maladie.

- Association des Voyageurs de Commerce et de l'Industrie - fondée en 1858 - environ 40 membres - adhésion jusqu'à 40 ans. Elle est de loin la plus chère des mutuelles, demandant des cotisations de 36 à 44 F par an, selon l'âge ; en contrepartie, elle accorde 5 F par jour de maladie pendant 90 jours et une retraite à partir de 60 ans.

- Société Scolaire de Secours Mutuels et de Retraite - reçoit les écoliers des deux sexes de 3 à 16 ans - 450 membres - se contente d'une cotisation de 10 centimes par semaine - en cas de maladie, elle ne rembourse par les frais médicaux et pharmaceutiques, mais elle accorde une indemnité journalière de 50 centimes pendant le premier mois et de 25 centimes pendant les deux mois suivants.

-  Union saumuroise des Anciens Combattants de 1870-1871 - 61 membres en 1905 - offre des couronnes mortuaires.

- Dotation de la Jeunesse de France - section locale d'une association nationale - 512 sociétaires - demande 0,50 F par mois - assure une dot à la majorité de l'enfant, après 10 années de cotisation.

- Société des Employés municipaux - compléments de retraite.

6) Bénévolat et moralisme

 Toutes ces associations, strictement autonomes, selon les lois du Second Empire, qui en limitent les effectifs et le champ d'action, fonctionnent grâce à un inépuisable bénévolat. Elles ne possèdent rien ; la mairie met parfois un local à leur disposition ; leurs seuls bureaux sont bien souvent les domiciles des dirigeants. Elles n'appointent aucun personnel. En grande majorité, elles regroupent des gens aux revenus modestes, qui ne pourraient acquitter en une seule fois leur cotisation annuelle ; le versement mensuel est la formule la plus fréquente, et, faute de moyens modernes de paiement, la perception par visites au domicile exige beaucoup de temps.
 La mutuelle de Saint-Hilaire-Saint-Florent est divisée en sections regroupant au maximum vingt membres ; à la tête de chacune de ces dernières, un visiteur perçoit les cotisations chez lui, tous les premiers dimanches du mois ; si des adhérents négligents oublient de venir, le visiteur doit faire la tournée des domiciles. Le deuxième dimanche du mois, il vient remettre sa recette chez le trésorier. Comme son nom le suggère, il passe, dans les vingt-quatre heures, voir un membre qui est blessé ou qui est tombé malade ; il doit suivre l'évolution de sa santé par des visites fréquentes et consigner sur son registre de renseignements les soins donnés et les sommes versées. Les réunions des responsables sont fréquentes et la mutuelle tient deux assemblées générales par an, auxquelles la présence de chaque adhérent est obligatoire.
 Toutes ces sociétés marchent sans prélever le moindre centime pour leurs frais de fonctionnement. On doit rendre hommage à cette immense somme de dévouements et opposer le train de vie économe de ces associations à celui de la Caisse d'épargne, présenté au dossier précédent, ou à celui de nos modernes mutuelles.

 Cette forte solidarité est possible, parce que les membres se connaissent et ont des liens de proximité, souvent de camaraderie, nés d'une communauté dans le travail, dans les opinions, dans les origines ou dans les activités. Les mutuelles sont des lieux de convivialité, qui se manifeste dans un banquet annuel. La présence de tous les adhérents aux funérailles d'un membre est absolument obligatoire, sous peine d'un franc d'amende en cas d'absence ; le cordonnier Montcel, l'un des fondateurs de la société de Secours Mutuels de la Ville de Saumur, est accompagné vers sa dernière demeure par un cortège impressionnant. Si les obsèques se déroulent dans une autre commune, une délégation est envoyée.

 Les sociétés se révèlent exigeantes et moralisatrices à l'égard de leurs adhérents. Celle de Saint-Hilaire-Saint-Florent n'accepte pas « celui qui aura subi une condamnation criminelle ou correctionnelle pour vol ». « ART. 40. - La Société n'accorde aucun secours pour les maladies ou blessures qui proviennent d'intempérance, de débauche et de rixes dans lesquelles le Sociétaire aurait été l'agresseur ». Pour assister aux réunions, il faut être décemment vêtu. « ART. 27. - Pour défaut de présence à l'ouverture de la séance, le Sociétaire paiera une amende de 25 centimes ; pour avoir manqué toute la séance, 50 centimes, et pour s'être présenté en état d'ivresse, 1 franc. » Pour chaque manquement, il est prévu toute une panoplie d'amendes, particulièrement sévères pour l'ébriété. Il est cependant bien connu que ces sanctions sont délicates à infliger.

7) Les conséquences de la loi du 1er avril 1898

 La loi Waldeck-Rousseau du 1er avril 1898 bouleverse les règles très restrictives édictées sous le Second Empire. Les mutuelles existantes sont invitées à créer un fonds spécial pour les retraites, afin d'obtenir le statut de " sociétés reconnues ", qui les décharge de taxes et leur permet d'obtenir des subventions. La " Société de Secours Mutuels de Saumur ( Société libre ) " a modifié ses statuts en 1899. Elle avait bénéficié du don Poitou d'un montant de 10 000 francs, qui lui permettait d'assurer 4 pensions annuelles à 79 francs ; au total, elle acquittait déjà 12 pensions. Grâce aux réserves qu'elle crée, aux cotisations de membres honoraires et à une subvention municipale de 600 F, elle peut garantir à tous ses membres de plus de 60 ans une pension minimale de 30 F. C'est mieux que sous le régime précédent, où le montant dépendait de la prospérité de l'association ; cette somme annuelle reste cependant très mince.

 En même temps, la loi Waldeck-Rousseau, baptisée " Charte de la Mutualité ", autorise les unions nationales, sans limitation d'effectifs. Les puissantes mutuelles du XXe siècle naissent alors. Quelques unes sont représentées à Saumur dès 1905 :

- l'Association nationale des Décorés de la Médaille Militaire, 10 ème section, 76 sociétaires, qui apporte une aide aux familles en cas de décès et offre des couronnes mortuaires.

- L'Avenir du Prolétariat, 130 sociétaires, mutuelle anarcho-syndicaliste, qui garantit une pension de retraite à partir de 50 ans et qui assiste les enfants jeunes par un orphelinat.

- Les Prévoyants de l'Avenir, 588 ème section, 362 sociétaires, présidée par Victor Grossein, militant socialiste ; à Saumur, elle se contente d'être une mutuelle de retraite ; ailleurs, comme à Angers, cette dynamique association construit des logements.

 Les nouvelles mutuelles nationales font des promesses plus alléchantes que les anciennes associations locales. Certaines se spécialisent dans les accidents, les incendies, le vol, la grêle ou la mortalité des chevaux. Au total, en 1913, on compte à Saumur 43 représentants des grandes mutuelles et compagnies d'assurances ; La Défense est une mutuelle qui garantit contre les sinistres et contre les difficultés avec les compagnies d'assurances ! En tout cas, ces ambitieuses sociétés étouffent les modestes associations locales, qui, malgré tout, étaient d'authentiques mutuelles et beaucoup moins fallacieuses.

8) Les coopératives de consommation

 Dans un domaine voisin, quelques coopératives de consommation ont existé à Saumur, sans faire beaucoup parler d'elles. " La Laborieuse " ( statuts, B.M.S., A br/256 ) est une société coopérative de consommation à capital variable. Fondée le 31 juillet 1900, elle siège d'abord 6 rue du Prêche, dans l'ancien hôtel de la famille Persac. Son but est d'acheter et de vendre des denrées au meilleur prix pour les adhérents et pour le public. Les sociétaires souscrivent des actions de 75 francs et se partagent 70 % des « bonis annuels », le reste étant réinvesti.
 En 1913, la coopérative est installée 35 rue Fourier, dans l'ancien siège de la Bourse du travail, à laquelle elle est liée. Elle est tenue par Constant Drouet, ancien ouvrier charron, conseiller municipal d'extrême gauche, qui est alors présenté comme un épicier. Cette association est toujours active en 1920.
 Dans les années 1860-1861 a existé à la Croix Verte la Société alimentaire de la Boulangerie, qui était une oeuvre philanthropique fondée par Louis Thibault ( Nicolas Jolivot, Le Saumurois des Moulins et des Meuniers, éditions de l'Anjou, 1994, p. 81-83 ). Une entreprise éphémère apparemment. Seules ont bien fonctionné à Saumur les sociétés de secours mutuels, qui ont regroupé plus de 2 500 adhérents.