Chapitre 43 :

 L'après-guerre et ses perspectives

 

 

LA VICTOIRE ENDEUILLÉE

        

1) Des catastrophes en série 

  Le 14 juillet 1919, la ville fête dans l'euphorie la victoire et le retour progressif des soldats. A la nuit tombée, un grand feu d'artifice doit être tiré à partir d'une petite barque installée au large du quai du Marronnier. La poudre explose au début des tirs, tuant sur le coup les occupants du bateau ; un petit dépôt installé sur le quai, et non isolé, s'embrase aussi et atteint des badauds. On déplore cinq morts ( la fille d'un notaire et quatre employés de la ville, dont un pompier et un agent de police ), ainsi que neuf personnes blessées ê (1). Deux séances tendues du Conseil municipal sont consacrées à la catastrophe. Les services de l'Etat sont les premiers accusés : ils ont fourni des engins de guerre au lieu d'artifices de fête, et sans mettre en garde sur leur danger. Le maire admet que des précautions élémentaires n'avaient pas été respectées. En outre, l'adjoint Vidal-Poisson reproche à la municipalité Peton d'avoir conservé une assurance ne garantissant qu'à la hauteur de 10 000 F les risques aux tiers pour les feux d'artifice ; l'accident allait coûter une fortune à Saumur. Dans un premier temps, la ville prend les obsèques à sa charge et élève au cimetière un monument à ses quatre employés.

Monument aux victimes du 14 juilllet 1919

 Les procédures d'indemnisation s'éternisent et ne sont conclues qu'en 1926, malgré la modération des demandes des familles.

 Le 13 août 1919, le maire Louis Mayaud voyage pour ses affaires sur le train Nantes-Lyon. Le convoi déraille peu après Mehun-sur-Yèvre et se brise en trois tronçons ; un rail soulevé pénètre dans les compartiments et tue net Monsieur Mayaud et un jeune soldat qui se trouvait en face de lui ê (2). L'émotion est grande à Saumur. En souvenir du maire, le quai de Limoges est rebaptisé " quai Mayaud ", le 4 août 1922. Pour l'instant, le décès du premier magistrat n'entraîne pas de remaniement municipal ; comme des élections sont prévues pour le mois de novembre, le premier adjoint, Joseph Vidal-Poisson, qui assurait déjà le plus gros des tâches administratives, assure les fonctions de maire par intérim.

 Cette chronique funèbre n'est pas finie. De nombreux corps de soldats morts pour la France sont rapatriés vers leur terre natale, à la suite de la loi du 31 juillet 1920, qui organise ces transports aux frais de l'Etat. La ville fournit gratuitement la concession et organise un carré militaire au cimetière. Les cérémonies funéraires sont particulièrement nombreuses en 1921 et 1922.
   

2) Le culte des morts

 

Dossier 1 : Combien de victimes ?

 

 

Dossier 2 : Les monuments aux morts

 Dans ce climat pesant, le culte des morts, le souvenir des jeunes hommes disparus de la communauté, prend une dimension fondamentale. Le premier travail est de dresser des listes, une opération qui n'est pas aussi simple qu'on pourrait l'imaginer, car aucune méthode rigoureuse n'a été définie. Aujourd'hui, compter les noms sur le monument aux morts aboutit à une réelle inflation, car sont énumérés les morts nés sur la commune et ceux qui y avaient leur domicile au début de la guerre. Dans un premier dossier, nous approfondissons ces questions comptables et nous établissons des comparaisons révélatrices entre les diverses communes de l'agglomération.

 Dans une seconde étude, abondamment illustrée, nous présentons les monuments aux morts, leur emplacement, leur thématique et les concurrences mémorielles. De nouveaux rituels apparaissent, célébrés à dates régulières, tournés vers le souvenir de proches, disparus dans la fleur de l'âge, célébrant leur sacrifice présenté comme librement consenti. Les cérémonies sont laïques, mais l'appel des morts rappelle les litanies chrétiennes.
 Deux familles sur trois sont touchées par la guerre, comptant parmi leurs proches un mort ou un mutilé. Pour celles qui n'ont pas pu ou pas voulu faire revenir le corps du disparu, le monument aux morts devient un substitut de tombe. Il devient également source de pouvoir : les nouvelles municipalités, les nouveaux sous-préfets n'exercent leurs fonctions qu'après avoir déposé une gerbe sur ses marches. Notre dette envers ceux qui ont fait le sacrifice suprême est constamment évoquée. Si l'ingratitude est la marque des peuples forts, la France apparaît comme affaiblie par l'immensité de son affliction et comme plus tournée vers le passé que vers l'avenir.
 « Quand une commune subit de lourdes pertes, les survivants ont deux façons de réagir : soit ils considèrent que le village a assez payé à la Patrie le « prix du sang » et le monument est très modeste, une simple stèle de marbre sur un mur de la mairie, soit au contraire les survivants veulent honorer dignement et avec fierté leurs compagnons morts au champ d'honneur et en tel cas, c'est un beau et coûteux monument qui peut être édifié » ( Bernard Richard, Histoire des symboles de la république en France et dans le monde, CNRS Editions, 2012 ). Dampierre, par son monument municipal, d'une stupéfiante modestie, appartient au premier cas, les autres communes se lancent au contraire dans des réalisations imposantes, parfois même dans deux.
   

 3) Les nouvelles associations d'anciens combattants

  Dans le monde combattant fleurissent de nombreuses associations, comme la Fédération des mutilés ( apparue avant la fin du conflit ), les Poilus d'Orient, les Anciens Prisonniers de Guerre. Ces groupements très actifs défendent les intérêts d'une catégorie de combattants ou constituent une amicale tournée vers des souvenirs communs. Deux grandes associations, à vocation plus large, se forment à Saumur. L'Union nationale des Combattants, constituée avec l'appui du gouvernement, de l'armée et de l'Eglise, est présidée pour la section de Saumur par Paul Mayaud et pour le groupement de l'arrondissement par Jules Amiot, maire de Saint-Hilaire-Saint-Florent ; ce dernier démissionne en 1936 et Paul Mayaud lui succède. L'U.N.C. se révèle fortement cléricale, calquée sur les hiérarchies militaires et dirigée par des notables conservateurs ; elle lutte contre les grèves en 1920 et elle appelle à voter pour des candidats de droite aux élections sénatoriales de 1925, ce que Robert Amy ne leur pardonnera jamais. Elle offre l'image caricaturale de l'ancien combattant, schéma trop sommaire qu'Antoine Prost est venu nuancer & (3). Afin de contrecarrer cette association très orientée, des milieux radicaux fondent en 1924 la Fédération nationale des Combattants républicains ; la section saumuroise est animée par l'actif René Hulin, titulaire de sept citations et maire radical de Varrains ; malgré l'appui de notables de gauche, cette association tard venue n'atteint pas la puissance de l'U.N.C. La Fédération Maginot, qui regroupe surtout des blessés, n'est pas alors présente dans la région.
 Dans la France d'après-guerre, chaque candidat aux élections énumère ses états de services et ses décorations ; il vaut mieux qu'ils soient brillants. Un électeur sur quatre est un ancien combattant, les nouvelles associations ont du poids. Elles interviennent en faveur de mesures sociales et réclament la réforme de l'Etat. Leur action joue plutôt en faveur de la droite, sans entraîner de basculement local. Elles soutiennent rarement l'extrême-droite ; seul, Jean Decker, membre de la fédération des mutilés, joue un rôle dans les ligues. Malgré les apparences, les anciens combattants sont bien plus pacifistes que militaristes.
  

LES DIFFICILES ANNÉES 1918-1925

  

4) La crise d'après-guerre

 

Dossier 3 : Les années 1919-1920

  Les combats terminés, on imagine volontiers un retour rapide à la situation d'avant-guerre. En réalité, les temps sont durs ; les soldats mobilisés reviennent lentement. Les tickets de rationnement restent en vigueur jusqu'en 1921 pour le sucre ; la ville doit importer du boeuf frigorifié et souffre toujours d'une grave pénurie de charbon et de gaz.
 La flambée des prix est bien plus forte que la hausse des salaires ; le climat social se dégrade ; en 1919 et 1920, Saumur est secoué par des grèves d'une ampleur jusqu'alors inconnue. Nous développons ces aspects dans le dossier 3.
   

 5) Une Union sacrée précaire

 

Dossier 4 : La municipalité Astié

  L'Union sacrée, pratiquée avec loyauté pendant la guerre, est fissurée et bel et bien morte dans les relations sociales. Les partis politiques, surtout à gauche, sont en pleine recomposition, à cause du retentissement de la Révolution bolchévique ; nous y reviendrons plus bas.
 Toutefois, au sein du Conseil municipal, le décès accidentel du maire Louis Mayaud a incité à resserrer les rangs autour du second adjoint, le docteur André Astié ; les radicaux, faute d'un nouveau leader pour succéder au docteur Peton, ont fait listes communes avec la droite. Il en résulte une municipalité d'Union sacrée, qui doit faire face aux difficultés d'après guerre et qui ne peut aboutir qu'à des réalisations limitées ( dossier 4 ).
 
 

SURVOL DE L'ENTRE-DEUX-GUERRES

    

6) Les déceptions économiques

 

 Dossier 5 : Stagnation économique

  La présente section présente les caractères généraux de la période de l'Entre-deux-guerres, l'action particulière de la municipalité Amy étant traitée au chapitre suivant. Le contexte n'est pas fameux, la France sort épuisée de la guerre et la grande crise menace. Les industries de base de Saumur déclinent, après une brillante période pour les vins mousseux. Les entrepreneurs de la ville se lancent dans des tentatives originales ; la commune et la Chambre de Commerce s'efforcent de promouvoir le tourisme. Les initiatives ne manquent pas, mais elles ne sont guère couronnées de succès. Les comparaisons avec les villes voisines d'Angers et de Cholet sont écrasantes. Le chômage, toujours latent, devient structurel dans les années 1930. Malgré ses airs de cité bourgeoise, Saumur est surtout une ville de petites gens à revenu moyen ou faible ( dossier 5 ).
   

 7) Une société inquiète

 Dossier 6 : Notes sur la population et la société

  Cette économie sans éclat va de pair avec une démographie sans dynamisme. Le nombre des décès l'emporte sur celui des naissances ; grâce à un apport migratoire constant, fort depuis les autres régions de l'Ouest de la France, faible depuis l'étranger, la population de la ville et de ses communes périphériques progresse à un rythme faible, mais soutenu. La société n'est pas si sclérosée ; elle donne des signes de nervosité et, en même temps, elle semble évoluer vers davantage de permissivité ( dossier 6 ).
   

 8) Intensité de la vie associative

  Dossier 7 : Les associations culturelles et sportives

  Ville sans grand dynamisme sans doute, mais nullement ville somnolente. A la lecture de la presse locale, nous sommes au contraire frappé par le grand nombre des associations et par leurs réunions fréquentes. Un dossier précédent a déjà présenté les sociétés de secours mutuels, qui sont toujours actives, faute de Sécurité Sociale. Les sociétés de jeu de boules, au nombre d'une douzaine, poursuivent leur paisible existence. Les associations musicales restent dynamiques, comme au siècle précédent. Les partis politiques, présentés plus bas, s'organisent alors et certains tiennent des réunions mensuelles. Le dossier n° 7 évoque la série impressionnante des sociétés culturelles et sportives.
   

 9) Le renouvellement de la presse locale

  Sous le titre " L'âge d'or de la presse locale ", nous avons présenté les périodiques publiés à Saumur vers 1900 ; ils étaient nombreux, variés et pittoresques. Toutefois, ces journaux ne parviennent pas à passer aux techniques de la presse moderne, faute de moyens, faute de rayonnement. Ils sont austères, ils emploient les techniques de la typographie traditionnelle et ils publient rarement des photographies ; sur leurs quatre pages, une seule est consacrée aux nouvelles locales ; la une recopie des articles de la presse parisienne ; la trois et la quatre sont dédiées à des publicités ou à des petites annonces. Tenues par un seul rédacteur, aidé par le directeur et par quelques collaborateurs bénévoles, les rubriques ne sont guère étoffées, elles recopient les comptes rendus officiels du Conseil municipal ou les discours prononcés ; elles se réduisent souvent aux faits divers, aux annonces des réunions ou des rencontres sportives. Cette presse déclinante n'apporte guère de matériaux pour l'histoire locale. Trois titres ont survécu à la guerre.
- L'Echo saumurois, doyen de ces périodiques, porte bien son âge. Il paraît le mercredi et le samedi, au prix élevé de 10 centimes, puis de 20 centimes en 1938 ê (4). Il est surtout rédigé par Camille Noël-Tessier père, typographe dans l'imprimerie. Toujours conservateur et clérical, conformiste à l'extrême, il dégage un ennui pesant. Il se réveille un peu dans les périodes électorales, où il écrit des méchancetés sur Robert Amy et son équipe. Il peut être consulté en ligne sur le site des Archives municipales.
- La Petite Loire est désormais implantée 6 rue du Puits-Tribouillet et imprimée par E. Coubard, puis par Maurice Chevalier. Elle paraît normalement trois fois par semaine sur quatre pages, parfois sur deux. Elle reste dans la lignée de sa tradition boulangiste et nationaliste ; lors des élections, elle ne publie que les listes de droite ; à la veille de la guerre, elle passe à l'extrême droite et accorde une large place aux communiqués du Parti Social Français. Consultable sur le site de la Médiathèque de Saumur.
- Le Courrier de Saumur, jadis violemment polémique, fusionne à partir du 3 juillet 1920 avec le Bonhomme angevin, qui reste hebdomadaire et qui se consacre surtout aux annonces légales et aux nouvelles du Pays baugeois. Dirigé par André Roland, il se veut d'une neutralité parfaite ; lors des élections, il publie toutes les listes et ne manifeste aucune préférence.
 Finalement, la presse d'opinion de gauche a disparu à Saumur ; seuls survivent des journaux nettement marqués à droite. Sans doute afin de combler un vide, l'Ouest, un journal d'Angers, un temps modéré et ensuite pris en mains par le radical Jean Hérard, ouvre des rubriques consacrées à Saumur et tire de 15 000 à 35 000 exemplaires sur le département.

 De nouveaux quotidiens régionaux, tenus par des journalistes professionnels et employant des procédés modernes, commencent à s'implanter dans la ville et à y jouer un rôle.
- Le Petit Courrier ( l'ancêtre du Courrier de l'Ouest ), dirigé par Paul Cardi, accorde une place croissante à Saumur dans les années 1930 ; de tradition bonapartiste, devenu républicain modéré, ce journal n'affiche guère ses opinions, surtout dans la rubrique locale, pour laquelle son correspondant est... Augustin Girouard, le directeur de l'Echo saumurois.
- La Dépêche du Centre ( l'ancêtre de la Nouvelle République ), propriété d'Ernest Arrault, imprimeur à Tours, devient à partir de 1925 un quotidien qui couvre la partie orientale du Maine-et-Loire ; considéré comme proche des radicaux, il ne manifeste guère de préférences sur Saumur.
- L'Ouest-Eclair ( l'ancêtre d'Ouest-France ), quotidien rennais, qui publie des pages départementales et qui élargit progressivement sa rubrique saumuroise ; il soutient ouvertement les idées et l'action du Parti Démocrate Populaire « (5).
 Au total, on trouve fort peu de choses sur Saumur dans les rubriques locales de ces trois journaux.
   

10) Nervosité de la vie politique

  Dossier 8 : Les gauches de 1918 à 1940

  Dossier 9 : Les droites de 1918 à 1940

  La vie politique n'a jamais été bien calme à Saumur depuis l'instauration du suffrage universel. Les campagnes électorales sont traditionnellement animées, même pour le choix des conseillers généraux et des conseillers d'arrondissement. Cependant, au XIXe siècle, il n'existe pas de partis politiques structurés, seulement des comités, qui renaissent pour désigner des candidats et qui s'assoupissent au lendemain des votes.
 Pendant la guerre 14-18 et jusqu'en 1925 au sein du Conseil municipal, l'Union sacrée apaise ou dissimule les conflits. Le ton montre en réalité depuis 1924 et la victoire du Cartel des Gauches.
 L'Entre-deux-guerres correspond surtout à la naissance et à la structuration des grandes tendances politiques du siècle, y compris les extrémistes ( se situant en dehors du fonctionnement régulier des institutions républicaines ). L'extrême gauche s'organise au début de la période, l'extrême droite vers la fin. Avec beaucoup de difficultés, nous avons tenté un survol des grandes tendances qui se mettent en place à Saumur ( dossiers 8 et 9 ).
   

 11) Quatre importantes donations

 1) Le legs du comte Charles Lair en 1919 constitue la base du Musée d'arts décoratifs du château. Le donateur ajoutait 4 000 F pour la restauration de N.-D. des Ardilliers.

 2) Le legs Coutard. Par testament du 14 novembre 1921, René-Eugène Coutard lègue à la ville le vaste clos de vignes qui porte son nom, ainsi qu'un petit terrain, situé au bout de la rue d'Alsace et destiné à devenir un square. En 1935, la ville prend possession de ces terrains.

 3) Le legs Cristal, en 1928, est opéré en faveur des Hospices de Saumur. Outre le célèbre clos, il comporte deux vastes maisons à Champigny, les Quatre-Cheneaux et le Prieuré, qui vont héberger les colonies de vacances de la ville ; en contrepartie, cette dernière donne à l'Hospice 60 000 F pour la construction d'une maison pour le vigneron.

 4) Les donations Fricotelle. Henri Fricotelle et son épouse, Marie-Emilienne, qui animait la Société des Dames Françaises, font d'importantes donations dans le domaine de la santé publique. Ils offrent à l'Hôpital le pavillon des enfants et le " dispensaire d'Hygiène sociale et de Prévoyance contre la tuberculose ", à l'angle des rues Seigneur et Pasteur ; le 14 janvier 1935, ils constituent une rente annuelle de 12 000 F pour en assurer le fonctionnement. A grands frais, ils font restaurer la Maison du Roi et, après l'achèvement des travaux ( novembre 1937 ), ils en font donation à la Croix-Rouge.
   

 12) Les incertitudes de l'Ecole de cavalerie

 

  Dossier 10 : L'Ecole de cavalerie entre deux âges

  L'Ecole doit-elle continuer à préparer ses élèves à des combats équestres, comme avant la guerre ? Le cheval devient-il seulement un moyen de transport individuel ? L'apparition des automitrailleuses de cavalerie et des side-cars vient changer les données. Dans le dossier, on pourra constater que rien n'est tranché, mais que la mécanisation est bien plus avancée qu'on l'imagine.
 A cette époque, " l'Ecole militaire et d'application de la cavalerie et du train " réunit des effectifs encore jamais atteints ; elle est à l'étroit, des constructions nouvelles sont indispensables ; en ville, les militaires mariés parviennent difficilement à se loger. Sous bien des égards, l'institution est en crise ; le corps des officiers est tenté par l'extrême droite : l'important vol d'armes dans la nuit du 5 au 6 février 1937 reste une affaire énigmatique...

    

 

   Dossier 11 : Transformations urbaines de 1918 à 1939
( plan au format zoom )

 L'Entre-deux-guerres est sommairement présenté comme une époque de déclin : la France était sortie épuisée des combats de 14-18, et l'on sait sur quelles catastrophes cette période a débouché. Une vision téléologique fausse les perspectives. En réalité, Saumur a bien changé pendant ces vingt années ; nous résumons ces nouveautés sur un plan en grand format. Ces transformations sont surtout dues à l'action de la municipalité Amy, que nous étudions au chapitre suivant.