L'action en faveur du logement
1928-1933

 

1) L'insuffisance du parc immobilier

 En 1897, le docteur Peton lance une enquête sur le logement. Le docteur Simon, Etude médicale sur la ville de Saumur et l'Ecole d'Application de la Cavalerie..., Milon Fils, 1898, p. 158-159, en donne les résultats les plus frappants : 273 ménages regroupant 1 496 personnes sont logés trop à l'étroit, soit le 1/10 ème de la population de la ville. La situation est dramatique pour 141 familles, composées de 4 personnes et plus, qui disposent seulement d'une pièce unique. Ce remarquable ouvrage apporte une foule de précisions tout aussi navrantes sur les conditions d'hygiène de ces logements.
 Depuis cette époque, on a peu construit dans la ville, avant tout des résidences pour familles aisées dans les beaux quartiers et des maisons de rapport à l'intention des officiers. Pendant la guerre, un moratoire des loyers a été accordé aux familles de mobilisés ; ensuite, les loyers ont été bloqués. Ces louables mesures sociales n'encouragent pas les propriétaires à investir, alors que les 2/3 des logements sont en location.
 Jean Hénin, recruté comme « ingénieur-voyer » le 8 novembre 1925, énumère en 1931 les îlots insalubres : toute la façade sud de la rue Jean-Jaurès, en partie troglodytique, la façade est de la Grande-Rue, la façade ouest de la rue Duplessis-Mornay, touchée par des éboulements répétitifs, le dernier îlot de quatre logements sur la partie sud de la place Saint-Pierre ( acheté par la ville et détruit ), la cour d'Offard et la rue Basse-Censier ( secteurs touchés en outre par des inondations ). L'agglomération présente de véritables bidonvilles : la cité des Capucins, improvisée entre le bras des Sept-Voies et la rue Montcel, détruite par un incendie en 1935 ; la cité Saint-Jacques, située route de Rouen, sur le territoire de Saint-Lambert-des-Levées. Dans ces conditions d'insalubrité, une quarantaine d'habitants meurent chaque année de la tuberculose au cours de l'Entre-deux-guerres.
 La pénurie des logements est une des causes du marasme démographique. Des Saumurois partent s'installer sur Bagneux, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées. En sens contraire, l'Ecole de cavalerie, renforcée par le train, atteint l'apogée de ses effectifs ; même si elle héberge le plus gros de ses célibataires, près de 630 ménages cherchent à se loger en ville, les familles aux soldes médiocres des sous-officiers et des cavaliers de manège trouvent difficilement un gîte.

2) La période des hésitations

 Ce problème, aigu à Saumur, se pose dans toutes les villes françaises. Dès le 23 décembre 1912, la loi Laurent Bonnevay autorisait les collectivités locales à construire des Habitations à Bon Marché, mais sans prévoir d'aide de l'Etat. La ville de Cholet avait ouvert son office en 1922. La municipalité Astié discute de cette création le 27 mars 1925 ; apparemment peu motivée, elle ne fait rien « en raison de difficultés administratives ».
 La nouvelle majorité Amy manifeste plus d'ardeur. Le 6 novembre 1926, alors qu'elle discute de l'achat de la caserne Feuquières, elle projette d'y implanter des « habitations à bon marché » et elle met en place une sous-commission chargée d'étudier la création d'un office municipal d'HBM. Les ambitions sont pour l'instant modestes ; un crédit de 25 000 F est mis à la disposition du futur organisme. Ce premier projet, fort vague, n'aboutit pas ; le Conseil, effrayé par l'ampleur des travaux, renonce à créer des HBM dans la caserne Feuquières, mais il y héberge neuf sous-officiers sans aménagements spéciaux.

3) La création de l'Office Public d'H.B.M.

 Malgré l'abandon de son premier projet, la sous-commission s'est réunie à maintes reprises, souvent en présence de Robert Amy. Elle recourt aux explications du premier adjoint de la ville de Thouars. L'architecte de la ville, Jean Hénin, lui propose une première tranche de travaux sur un terrain de 3 500 m2, qui serait donné par l'Ecole de Viticulture, à l'angle de l'avenue Victor-Hugo et du chemin vicinal n° 4 ( ultérieurement recalibré, élargi et rebaptisé " rue Lamartine " le 19 mai 1931 ). Le projet comporte 5 maisons doubles, soit 10 logements de 3 pièces, plus une cuisine et des w.c. Des esquisses de maisons sont dressées par Jean Hénin et par l'architecte-adjoint Louis Avisseau ; ils s'associent tous les deux pour tracer une vue générale de la cité-jardin, qui est conservée au château.
 Le Conseil municipal du 10 février 1928 adopte ce projet et lui affecte une somme de 100 000 F, ce qui est encore bien maigre, puisque le premier devis se monte à 343 875 F ( A.M.S., 1 D 41 ). En tout cas, ce même jour, le Conseil décide à l'unanimité la création d'un O.P.H.B.M. et désigne six de ses membres pour participer à son administration, deux élus de la droite, Alfred Pichard et Francis Poisson, deux radicaux, Léon Richard et le docteur Seigneur, deux socialistes, Charles Lenué et René Chaix.
 Les choses traînent un peu, car il faut coopter d'autres membres, des administrateurs désignés par les institutions financières associées aux projets et des personnalités qualifiées désignées par le préfet ( A.M.S., 4 Q 7 ). L'Office Public d'H.B.M. de Saumur est créé officiellement le 25 avril 1929 par un arrêté signé du président de la République, Gaston Doumergue. Dans la pratique, il commence à fonctionner dès le conseil du 19 mars 1928, qui en reparle deux ou trois fois par an.

 Même s'il s'agit d'un office à gestion autonome, la nouvelle structure apparaît d'abord comme une affaire municipale. Son siège social est à l'hôtel de ville ; son premier président est Auguste Courtoison, receveur des postes retraité et, en 1935, adjoint au maire ; son premier directeur est Jean Hénin, à l'évidence la cheville ouvrière des projets ; Prault, le receveur municipal, tient les comptes. La commune est à la base des montages financiers : elle accorde à l'office des subventions importantes, 869 000 F, le 12 septembre 1930, ainsi que quelques autres ; le 12 février 1931, elle se porte garante des emprunts contractés auprès du Crédit immobilier et autres organismes bancaires, pour plus de 6 millions de F. Un autre apport est souvent oublié : au Conseil municipal du 28 septembre 1931, il est fait état de deux subventions de 106 147,50 F et de 122 000 f, accordées par les autorités militaires aux HBM ; l'armée acquiert en conséquence des droits sur une partie des maisons.

 La décision de créer des HBM a été prise avant la loi Loucheur, qui, adoptée à la quasi-unanimité de la Chambre le 3 juillet 1928, encourageait et parfois subventionnait la construction de 200 000 maisons HBM sur cinq ans et de 60 000 appartements locatifs à loyer moyen, qui organisait également la structure des lotissements. Cette loi Loucheur a pu encourager l'office de Saumur à se lancer dans des projets plus vastes ; elle a surtout fait naître des lotissements privés, car son but principal était de favoriser l'accession des gens modestes à la propriété de leur logement.

4) Le lotissement des Moulins

 Appelé également « cité Cristal », parfois « village suisse » ou « cité-jardin », en référence aux colonies rurales imaginées par Howard ( encore qu'ici les terrains soient minuscules ), le lotissement des Moulins est une réalisation de l'architecte Victor-Pierre Brunel.

Maison, rue du Docteur-Maisonneuve

 Les deux maisons jumelles sont construites en moellons, béton et briques. Selon le style en vogue à cette époque, les arcades de l'entrée, les faux colombages d'inspiration normande, les couleurs vives leur donnent une allure pimpante. Le toit en tuiles mécaniques, véritable hérésie contre la tradition locale, a tout pour susciter l'ire des architectes des bâtiments de France ; selon les dires de quelques vieux Saumurois, la municipalité aurait interdit l'ardoise afin de punir les entreprises de Trélazé en plein conflit social ; je n'en ai trouvé aucune confirmation ; en tout cas, ces toits aux couleurs vives relèvent de la tradition des pavillons de banlieue.
 Le lotissement est raccordé au service d'eau, au réseau électrique, au gaz de ville et au tout-à-l'égout. Les waters ne sont plus au fond du jardin, sans être intégrés dans les appartements, ils sont implantés auprès de la porte d'entrée ( depuis, on a souvent enclos le vestibule, afin de réunifier les lieux de vie ). Comme il fallait maintenir les loyers à un niveau très bas, les concepteurs ont prévu un confort rudimentaire. Pas de circuit d'eau chaude ; aucun moyen de chauffage installé, seulement des cheminées. Bien sûr, pas de salle de bains, la cuisine sera multi-usages ; trois pièces et un grenier, le premier étage étant desservi par un escalier intérieur.
 Malgré cet espace bien réduit pour des familles nombreuses, les premiers occupants s'y trouvent bien et y restent souvent toute leur vie ; ils apprécient le cadre de verdure, tout en regrettant la taille réduite des jardins et l'infertilité du sol.

 Le lotissement est réalisé en deux étapes. Le projet primitif est agrandi à 12 maisons jumelles alignées le long de la rue Lamartine, dont voici les façades :

Première tranche sur la rue Lamartine
Façades arrière

 La façade arrière des deux maisons est plus sobre, tout en comportant des éléments décoratifs.
 Le 8 décembre 1930, le Conseil municipal ( A.M.S., 1 D 42 ) donne à l'O.P.H.B.M. une bande de terrain de 60 m de largeur prise sur la station viticole, afin d'y construire 12 grandes maisons, selon des dispositions identiques. Les travaux s'achèvent vers juillet 1932 ; la commune prend possession des rues nouvelles, dont les noms ont été arrêtés par l'office. Voici une vue générale des 18 maisons du lotissement, soit 36 logements, peu après leur achèvement :

Photo prise vraisemblablement du château

 Les six maisons, assez serrées, longeant la rue Lamartine sont à gauche ; vers le bas, les quatre façades sur la rue Cristal, dirigées vers trois orientations différentes ; à droite, la station viticole, puis le clos Coutard, encore en vigne.

 Pour la localisation de ces divers lotissements, voir plan grand format sur les réalisations urbaines de 1918 à 1939.
 Voir également les commentaires d'Arnaud Bureau,  Saumur, urbanisme, architecture et société, 303, 2010, p. 379 et 381-382.

5) Le lotissement des Violettes

 Le lotissement des Violettes est plus difficile à réaliser que le précédent. Le terrain n'est pas donné par la ville, il faut l'acheter en partie à la Société des Verreries du Saumurois, qui n'est guère accommodante ; une tranche est acquise en février 1930 pour 50 000 F, puis un espace complémentaire en septembre 1931. L'emplacement choisi est situé loin de la ville ancienne et présente une forte déclivité. En octobre-novembre 1931, des chômeurs sont employés à des travaux de déblais et de talutage ; les terres retirées sont déposées, en partie sur le lotissement, en partie dans la Boire Quentin, en partie sur le lotissement du Parc Becquart.
 Les travaux progressent bon train. L'Echo saumurois du 16 novembre 1932 rapporte que 54 pavillons, construits en un an par l'entreprise angevine Brochard, viennent d'être inaugurés et attribués à des sous-officiers et à des cavaliers de manège ; une cérémonie de remise des clefs, présidée par le général de La Laurencie, s'est déroulée dans l'avenue du Maréchal-Joffre. L'ensemble des 104 logements de la cité des Violettes est achevé vers la fin de l'année, et complété par un petit lotissement privé, la cité des Verreries.
 Les architectes Louis Avisseau et Alexandre Bourge ont conjointement dressé les plans des pavillons, qui présentent tous le même style, certains étant seulement un peu plus grands.

Maison jumelle de la rue Victor-Boret

 En raison de la pente du sol, ils ont construit des maisons jumelles en hauteur, qui disposent d'une cave et d'un grenier plutôt vastes, mais où l'espace habitable est réduit. L'ensemble est moins élégant que la cité des Moulins ; l'entrée ne repose pas sur des arcades, mais sur un simple poteau de bois ( les HLM l'ont depuis enclose de manière à former un petit vestibule vitré ). Les maisons donnent souvent sur la rue, si bien que le quartier n'a pas l'allure d'une cité-jardin.

Rue du Maréchal-Joffre. Les pavillons sont plus larges

 Afin de gagner de l'espace, il n'y a pas d'escalier intérieur, on accède au premier par un escalier métallique placé à l'arrière ( et récemment remplacé par l'O.P. H.L.M. ).

Avenue du Maréchal-Joffre

 Voici l'ensemble de la réalisation photographiée vers 1959. L'école maternelle des Violettes apparaît à gauche, au-dessous du lotissement. De chaque côté, des constructions H.L.M. d'après guerre et, à droite, l'école Jacques-Prévert. En bas, l'usine du S.E.I.T.A., aujourd'hui musée des Blindés, qui a remplacé la verrerie.

Carte postale envoyée en 1959

6) Les lotissements privés

 Entraînés par la réalisation des HBM et désireux de bénéficier des prêts sans intérêt et de quelques primes prévus par la loi Loucheur, des promoteurs privés créent des lotissements, qui doivent être autorisés par le Conseil municipal ( A.M.S., cote provisoire : O 28 ).
 Le projet le plus abouti émane du conseiller municipal Joseph Vidal-Poisson, propriétaire d'un grand terrain sur la rue Beaurepaire, occupé par un jeu de boules le long de la rue et par un jardin à l'arrière. Le lotissement, de 12 parcelles assez étroites, est autorisé en février 1931 et construit par l'architecte Alexandre Bourge ( qui s'installe au n° 2 ). L'ensemble, assez homogène, présente des façades anguleuses et cubistes d'une intéressante originalité. La voie centrale est intégrée dans le domaine public le 29 janvier 1932, sous le nom d'impasse Combier, ce choix d'un maire anticlérical n'ayant rien pour plaire au très pieux Vidal-Poisson.
 Dans les autres lotissements, les promoteurs se contentent de découper les terrains et d'aménager la voirie ; les acquéreurs gardent le choix de leur architecte et des dispositions de leur maison, ce qui aboutit à tous les styles alors en vogue. Le plus vaste lotissement est ouvert dans le parc de la maison Becquart, rue de Bordeaux ; une rue en boucle permet d'y construire de nombreuses petites maisons, à l'origine décorées de faïences aux couleurs vives. ( voir rue du Parc ). Deux promoteurs s'associent pour ouvrir une rue, qu'ils dédient à Aristide Briand, décédé le 7 mars 1932 ; du côté oriental, la famille Grillault-Laroche aménage 15 lots et édifie de grosses maisons en moellons ; du côté occidental, le lotissement Bretaudeau est aménagé par Alexandre Bourge, dans des styles très divers, où apparaissent des réminiscences de l'impasse Combier :

Côté pair de la rue Aristide-Briand

 Les maisons sont surélevées par crainte des inondations.
 Les autres lotissements sont de dimensions modestes. Alfred Pichard fait construire une grande maison à deux logements aux 2 et 4 rue Duncan et il lance un lotissement de 9 lots au départ de la voie qu'on appelle déjà le boulevard Delessert. La famille Jeugnet aménage 7 lots le long de la voie baptisée rue Boisselier ( et fâcheusement détruite ). Tard venu en 1936, le lotissement Bordier fait naître quelques maisons sur la rue Lamartine, en face de la cité des Moulins.
 L'ensemble de ces lotissements représente environ 120 parcelles, mais toutes ne sont pas construites ; les maisons nouvelles n'atteignent pas la centaine. Le 19 février 1933, le Conseil municipal, constatant que la loi Loucheur ne sera pas prorogée au-delà de l'année et que de nombreuses parcelles restent vacantes sur les aménagements en cours, décide de donner un avis défavorable aux nouvelles demandes de lotissements, ce qui marque un coup d'arrêt à peu près total sur les constructions privées et publiques.
 Des différends éclatent au sujet de la viabilisation des rues nouvelles qui sont intégrées dans le réseau urbain. Alexandre Bourge, qui a engagé financièrement son cabinet dans ces entreprises, est poursuivi par le Conseil municipal en octobre 1933, au sujet de l'impasse Combier et de la rue Aristide-Briand. Il est déclaré en faillite et poursuivra son activité comme architecte associé du cabinet angevin d'André Mornet.

7) Des réalisations limitées

 Au total, la réalisation de 140 logements publics et de 100 privés a été effectuée à une bonne cadence dans les années 1930-1933 ; à l'inverse, les constructions sont rares avant et après cette période. On est loin de la fièvre bâtisseuse qui s'est emparée de la ville après la Seconde Guerre mondiale...
 Au moins, un nouveau principe social est posé : les pouvoirs publics, qui jusqu'ici n'intervenaient que dans les domaines de la nourriture, de la santé et de l'instruction, se considèrent désormais comme responsables du logement des plus défavorisés. Cette nouvelle mission est admise par tous.
Les lotissements privés ont surtout comblé des vides dans le tissu urbain de l'ancienne ville ; les lotissements publics marquent une volonté de conquérir le coteau, jusqu'alors occupé par des clos de vignes ou par des hameaux ruraux, tout en étant fort mal relié au centre de la cité. La naissance des Hauts Quartiers est en gestation.
 Les buts déclarés du Conseil municipal étaient de transférer les familles ouvrières les plus pauvres et les plus nombreuses vers les nouveaux logis et de supprimer les taudis des quartiers misérables. Cet objectif n'est pas atteint. Les lotissements privés, en accession à la propriété, comblent plutôt les rêves des classes moyennes. Le loyer d'un logement HBM se monte à 156,17 F par mois en 1934 ( soit environ 100 euros actuels ). Ce montant nous paraît bas aujourd'hui, il était encore trop lourd pour les familles aux revenus faibles et pour des mentalités habituées à dépenser beaucoup pour la nourriture et très peu pour le logement. Les premiers occupants des HBM sont des salariés à revenus modestes, mais réguliers : beaucoup de militaires, tant sous-officiers qu'hommes du rang, des employés municipaux, des fonctionnaires, des enseignants. Quelques familles nombreuses parviennent à s'entasser dans ces espaces mesurés. Mais les zones de taudis ne sont pas supprimées.
 L'OPHBM a contracté de lourdes dettes, il est dans une situation difficile en 1933-1934 ; la commune, en rechignant un peu, doit le subventionner jusqu'en 1935 ; après quoi, ne construisant plus et percevant des loyers, l'office devient bénéficiaire. La ville garantit ses emprunts et a dû relever ses centimes additionnels. Elle peut difficilement faire davantage.
 Ce n'est pas faute de volonté de la part de la municipalité, qui avait mis à l'étude d'autres projets ; 10 appartements devaient être rénovés sur le quai Carnot ( je n'ai pas trouvé de renseignements sur cette entreprise ) ; en 1929, la ville achète à la Société viti-agricole de Produits chimiques, qui possède l'usine d'engrais et de colles, un grand espace de 5 ha aux Huraudières ; elle le fait remblayer par des chômeurs ( c'est l'espace où s'installent les cirques ), mais le projet d'un lotissement destiné aux militaires n'est pas poussé plus avant. De même pour un terrain de 1000 m2 acheté près du manège Montbrun. Le 22 novembre 1932, le Conseil municipal avait évoqué un projet de construire 29 logements HBM à la Croix Verte, sur une nouvelle voie parallèle à la route de Rouen ; la commission avait invité l'office à pratiquer des loyers plus bas. Au Conseil du 3 juillet 1939, le lotissement refait surface ; Auguste Courtoison fait approuver une tranche de 18 logements. On sait la suite des événements.

 

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