
Chapitre 44 : |
L'action de la municipalité Amy
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Une seule étude générale :
Christelle Godicheau, La vie municipale à Saumur de
1925 à 1939, Mémoire de maîtrise, Angers,
1998 ( A.D.M.L., BIB 10 236 ).
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1) Robert Amy |
- Sur l'homme et sa famille :Note dans rue Robert-Amy ;Diaporama de Véronique Flandrin dans le site des Archives municipales.- Sur ses choix politiques, un dossier approfondi :
- Sur les élections municipales de 1925, qui marquent la fin de l'Union sacrée et l'entrée en politique de Robert Amy :
- Sur les élections suivantes, municipales et législatives, sur la vie publique, assez agitée, surtout au temps du Front Populaire, sur le pacifisme, sur la détente de 1939 au sein du Conseil, une chronique très détaillée :
- Pour l'ensemble de l'Entre-deux-guerres, dossiers sur les
droites et sur les
gauches à Saumur.
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2) La mise en route, 1925-1929 |
Les élus de la majorité Amy sont tous
des nouveaux venus ; ils sont relativement lents à
prendre leurs marques. Ils trouvent une ville épuisée
par la guerre et fortement endettée. Le premier mandat
est surtout marqué par des mesures symboliques et par
quelques décisions à portée sociale, la
plus importante étant la suppression de l'octroi en 1928.
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3) Les grands travaux, 1929-1934 |
Après son succès électoral de 1929, Robert Amy peut se lancer dans de grandes entreprises, déjà en gestation. L'Office Public d'Habitations à Bon Marché avait été créé le 25 avril 1929 ; il réalise deux importants lotissements à un rythme rapide ; des lotissements privés sont aussi lancés. Passé 1933, les constructions sont rares et bien des projets restent dans les cartons.
Ces réalisations s'inscrivent dans un projet d'urbanisme plus ample préparé par l'architecte de la ville, Jean Hénin. Parmi les créations les plus marquantes du temps, il faut citer le stade municipal ( 1930-1934 ) et le nouveau service d'eau ( 1932-1934 ).
Dans ces années-là, la ville est un vaste
chantier ( des entreprises d'Angers viennent y travailler ).
L'ensemble de ces réalisations marque l'apogée
de l'action de la municipalité Amy. Cette dernière
est honorée par la visite, le 15 janvier 1933, du docteur
Philippe Marcombes, longtemps maire de Clermont-Ferrand et pour
l'heure sous-secrétaire d'Etat à l'Education Physique
dans le gouvernement Paul-Boncour. Le maire connaît déjà
le médecin, qui est lui aussi un zélateur du sport
féminin et qui vient inaugurer le nouveau stade municipal.
Après une nuit à l'hôtel du Roi-René,
le représentant du gouvernement se rend sur le stade,
où sont rassemblées quatorze sociétés
sportives de Saumur et des environs ( dont la Jeanne d'Arc ).
Ensuite, il parcourt en voiture la cité des Moulins et
est accueilli à la cité des Violettes ( A.D.M.L.,
1 M 7/73 ). La visite se poursuit par des rencontres
entre républicains à la mairie et au théâtre.
Le ministre prend ensuite la route pour Segré ; en
chemin, il participe à des agapes, probablement raffinées,
à l'hôtel des Ducs d'Anjou aux Rosiers, en compagnie
de Robert Amy et des députés Jean Hérard
et Emile Perrein. Les autres participants saumurois se retrouvent
pour un banquet, chez Leseuil, à l'hôtel de la Paix
( d'après le récit de l'Ouest ).
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4) Les actions en faveur de la jeunesse ( 1932-1939 ) |
Quand le ministre de l'Intérieur réclame
d'urgence de grands travaux afin de lutter contre le chômage,
Robert Amy fait adopter par le Conseil municipal du 9 octobre
1935 un ambitieux programme de réalisations, toutes en
faveur de l'enfance :
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5) Les freins financiers |
La ville projetait aussi de réaliser trois réseaux d'égouts. Il va de soi que les limites à son action, bien perceptibles à partir de 1935, étaient de nature financière. Se privant des revenus de l'octroi, la municipalité contracte de grands emprunts et augmente sensiblement les centimes additionnels.
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Robert Amy a opéré des choix très
nets ; il écarte les entreprises somptuaires pour
se concentrer sur des réalisations à portée
sociale. Ambitieux, méthodique, tenace, il mène
à bien une demi-douzaine de projets majeurs sur l'espace
de quinze ans, en un temps marqué par l'inflation et par
le marasme économique.
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