NOM ACTUEL : r. Albert-Jouanneault
 

 QUARTIER : Offard - Millocheau
   

 

rue Albert Jouanneault, côté sud

 

 

 Cette rue est créée de toutes pièces dans les années 1948-1958, lors de la reconstruction de l'avenue du Général-de-Gaulle, dans le but de desservir les nouveaux quartiers de l'île Millocheau.

 

 

 

Albert Jouanneault

 Albert Jouanneault, Monument aux Morts de Saint-Hilaire Saint-FlorentNé à Saumur le 9 juin 1888, ancien élève du Collège de Garçons, ami d'Alfred Benon, il étudie la sculpture à Paris dans l'atelier d'Antonin Injalbert. Il participe à la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est fait prisonnier.

 Il est surtout présent à Saumur par la statue monumentale d'Aristide Aubert Dupetit-Thouars, élevée devant la Poste. Voir la statue et sa maquette de 1913.

Jaurès par Jouanneault Après la Guerre de 14-18, il reçoit commande d'un grand nombre de monuments aux morts, qu'il exécute dans un style standardisé. Par exemple, le monument aux morts de Saint-Hilaire-Saint-Florent ( à droite ). Présentant une forte perspective, la statue était étudiée pour être placée sur un socle beaucoup plus élevé sur la place de la Poterne. Le coq juché au-dessus n'arrange rien...

 

 

 Il travaille beaucoup, dans des styles très variés. Voici, à gauche, le buste de Jean Jaurès, commandé par la mairie de l'Haye-les-Roses. Dans le même esprit un buste de Jules Guesde.

 

 

 Il est l'auteur d'oeuvres plus originales, dont les musées du château possèdent les maquettes, en terre cuite ou en plâtre. Voir Sculpture et sculpteurs, exposition de 1988, p. 37-38. Il adore les sujets régionaux inspirés par les oeuvres de Marc Leclerc.

 

 

Albert Jouanneault par Pich

 Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Albert Jouanneault, revenu à Saumur, prend la tête du centre d'accueil des réfugiés, installé dans le foyer du Théâtre. Ensuite, il dirige le bureau municipal du Ravitaillement, un poste de haute importance et fortement paperassier ( il doit gérer 116 000 fiches par mois ). Il apparaît sur une photo épaulé par une équipe d'une dizaine de jeunes filles. Le Petit Courrier du 31 décembre 1940 lui consacre une rubrique illustrée par une caricature de Pich ( Pichambert ).

 

 

 

Il entre dans le réseau saumurois de Résistance, auquel il fournit de fausses cartes d'alimentation. Il est arrêté au cours de la rafle de la nuit du 17 au 18 septembre 1943.

 Déporté au camp de Buchenwald, il y décède en 1944, probablement du typhus. Sa disparition est officialisée le 28 mai 1945.

 

 Voir Fabrice Masson, Dictionnaire des peintres et des sculpteurs de l'Anjou, Geste éditions, 2014, p. 109-110.

 

 

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