NOM ACTUEL : r. Basse-Saint-Pierre
 

 QUARTIER : Ville close
   

Premières dénominations : rue Basse des Cordeliers, car cette voie est un cul-de-sac menant au vaste couvent des Cordeliers, qui recouvrait l'espace de l'actuel Palais de Justice et dont les jardins s'étendaient jusqu'à la place Sainte Jeanne-Delanoue. XVIIe-XVIIIe siècle : rue de la Vallée de Saint-Pierre ( carte de Prieur-Duperray ) ; en parler angevin, la vallée est la partie basse de la nef , proche de l'entrée de l'église, ce qui correspond au départ de la rue, mais cette désignation semble rare.

1794-1818 : rue Basse du Temple, car l'église est renommée le Temple de la Raison.

1818 : rue Basse-Saint-Pierre, résurgence probable d'un nom plus ancien.
1905 : rue Chevreul, un grand chimiste d'origine angevine, décédé à 102 ans. Cette appellation apparaît rarement.
 

N° actuel

CURIOSITÉS

5, rue Basse-Saint-Pierre Quand on suit la rue dans le sens des numéros, à partir de son entrée orientale, le côté gauche est terre ecclésiastique, l'emplacement du presbytère étant permanent au départ, même s'il a été rebâti, et à l'autre extrémité la maison du sacristain.

 Au milieu, n° 5, hôtel de la Rabière, remontant au XVIe siècle, les ouvertures ayant été en partie remaniées.

 

 

 Le côté droit est occupé par de grands hôtels habités par des familles de la haute magistrature.

2 - Aujourd'hui, le Foyer des Quatre-Saisons. Maison en profondeur, des XVe-XVIIIe, ayant appartenu à la famille Mayaud.

 

10 rue Basse-Saint-Pierre, hôtel LeboeufVis de pierre dans la tourelle du XVIe

 

 10 - Vaste ensemble de corps de logis s'étendant jusqu'à la muraille des XIV-XVe siècles. Bâtiments du XVe, XVIe et XVIIe siècles. La tourelle d'escalier vraisemblablement du XVIe, avec belle vis de pierre en bon état.

 

 

10 rue Basse-Saint-Pierre, le pavillon sur la rue A droite, surplombant la rue, un pavillon du milieu du XVIIe siècle repose sur une double trompe portée par un pilier central.
 Cet hôtel a appartenu à la famille Leboeuf ( ou Lebeuf ) qui occupait les fonctions judiciaires de prévôt ou de lieutenant particulier et qui plaçait un clerc à la tête du prieuré d'Offard ( généalogie dans Mayaud, t. 10 ).
C.P. figurant la rue Basse-Saint-Pierre

 Les locaux passent aux soeurs de Sainte-Anne, qui y installent un ouvroir pour jeunes filles. Le patronage de Saint-Pierre occupe une autre partie des locaux et y joue des pièces de théâtre. En 1880, s'y ajoute le siège de la Société d'aide et de secours par le Travail, créée par le patronat catholique. Aujourd'hui, foyer des Tourelles et importantes restaurations achevées en 2002.

 

 A gauche, une carte postale figurant la rue vers 1910.

 

 

 

16 - Hôtel de la famille Mocet du Buisson, pour l'essentiel du début du XVIIIe siècle. A droite, repérer la trompe d'angle qui soutient un pavillon. A l'intérieur, des boiseries de la fin du XVIIIe siècle rappellent celles de l'Hôtel Blancler.
 Henri 1er Mocet du Buisson est sénéchal et maire perpétuel de Saumur de 1680 à 1716. Son fils, Henri II, lui succède, mais en 1729, il revend ses charges locales et passe dans la noblesse de cour.

 
RÉCIT LIEUX INDEX MÉTHODE