QUARTIER
: Bilange-Saint-Nicolas |
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1843-1853 : le nouveau quai est ouvert sur des jardins, sous le nom de quai Saint-Nicolas ; il est parfois désigné sous l'appellation de " quai de l'Ecole ". |
1894 : dédicace à l'ensemble de la famille Carnot, à Lazare, le Conventionnel, et à Sadi, le président de la République, assassiné au début de l'année. |

François Migaud en septembre-octobre 1773 décrit le front de Loire, ici, du pont Cessart à l'ancien clocher de l'église Saint-Nicolas. Avant la construction du quai, les hôtels particuliers de la rue de la Petite-Bilange ont à l'arrière un jardin dominant le fleuve, agrémenté par de petits belvédères et doté de rampes descendant vers l'eau. La maison du n° 9 a seule survécu. A sa gauche, le minuscule port Chevalier est envahi par les barques ; en arrière se profile l'actuelle rue de la Fidélité et au-dessus le clocher de la chapelle du même nom.
N° actuel |
CURIOSITÉS |
Ancien Hôtel Budan - Première construction élevée
sur le nouveau quai, l'hôtel Budan, dans son état
du milieu du XIXe siècle, présentait 9 rangées
de fenêtres côté Loire, ce qui lui donnait
les 10 espaces correspondant aux lettres de son enseigne. A cause
d'une quincaillerie occupant l'angle vers la Bilange, l'entrée
était déportée vers la droite. Ces extensions sont bâties sur l'emplacement d'un des premiers garages de la ville, l'Auto-garage de l'Anjou, dirigé par E. Cornu, qu'on voit à gauche avec sa petite famille, devant un magasin de cycles annexe. A droite, ses nombreux mécaniciens et représentants posent devant les modèles les plus récents de véhicules.
Note d'avril 1863, quand Paul Dezaunay a succédé à Jules Budan. Un dîner coûte alors 3,50 fr, les deux repas du jour 5 fr.
9 - Intéressant hôtel particulier restauré en 2005-2006. Son accès primitif s'opérait par une cour allongée, qui s'ouvrait au n° 16 de la rue de la Petite-Bilange et qui était bordée par des communs. L'autre façade donnait sur un agréable jardin s'allongeant jusqu'à la Loire ; une gloriette surplombait la rive du fleuve, pouvant servir de belvédère et pouvant aussi être affectée à des usages plus triviaux.
Un escalier central, rampe sur rampe, aux vastes proportions, affirme les ambitions seigneuriales de cet hôtel particulier. Une ancienne propriétaire l'appelait " l'hôtel de Saint-Germain ". Il est certain qu'un membre de la famille Quesnay de Saint-Germain a joué un rôle dans la ville à la fin du XVIIIe siècle. Pour ma part, à cette époque, je trouve cet hôtel dans l'influente famille Budan de Russé.
25 - Un immeuble précédent est acheté à la fin du XIXe siècle par la Société civile du quartier Saint-Nicolas, qui y installe les oeuvres de la paroisse. L'ensemble est réédifié en 1906, sous le nom de "salle Carnot", par une société civile du patronat local, présidée par François de Vallois. Elle y installe l'Office du Travail ( un bureau de placement ) et trois syndicats réformistes ; une grande salle sert pour des conférences, des débats politiques, du théâtre, des banquets ou des bals.
Les lieux sont gérés par Etienne Lasnier, qui y organise des projections cinématographiques. A partir de septembre 1908, les séances programmées par Pathé-Frères deviennent régulières, la salle devient donc le premier cinéma permanent de la ville ( voir les débuts du cinématographe ). Mais elle est ravagée par un incendie, à la suite d'un bal, le 28 février 1913. Réparé, l'immeuble redevient cinéma pendant quelques années après la Guerre, sous le titre de " Cinéma Gaumont " ; il est remodelé pour la banque de l'Union parisienne, puis pour la coopérative des pharmaciens. Aujourd'hui, les archives municipales et les services du District Saumur-Loire-Développement. Dans les années 1930, on y fabrique des appâts pour la pêche :
- Sur la cale et le port, voir l'historique des quais de la Loire Cette carte postale, envoyée en 1903, baptise les lieux " quai Victor-Hugo ", ce qui est une erreur de l'éditeur, car ce nom n'apparaît jamais. La cale change sans cesse. A cette époque, on remarque au premier plan, le grand bateau-lavoir de la famille Fardeau, surmonté par une maison d'habitation ; le linge est étendu à droite. En arrière, les bains militaires, puis les bains civils. |
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