NOM ACTUEL : quai Carnot
 

 QUARTIER : Bilange-Saint-Nicolas
   

1835-1847 : le nouveau quai est ouvert sur des jardins, sous le nom de quai Saint-Nicolas ; il est parfois désigné sous l'appellation de " quai de l'Ecole ".

1894 : dédicace à l'ensemble de la famille Carnot, à Lazare, le Conventionnel, et à Sadi, le président de la République, assassiné au début de l'année. 

 

Le front de Loire par François Migault

 François Migaud en septembre-octobre 1773 décrit le front de Loire, ici, du pont Cessart à l'ancien clocher de l'église Saint-Nicolas. Avant la construction du quai, les hôtels particuliers de la rue de la Petite-Bilange ont à l'arrière un jardin dominant le fleuve, agrémenté par de petits belvédères et doté de rampes descendant vers l'eau. La maison du n° 9 a seule survécu. A sa gauche, le minuscule port Chevalier est envahi par les barques ; en arrière se profile l'actuelle rue de la Fidélité et au-dessus le clocher de la chapelle du couvent du même nom.

 Sur l'aménagement de la cale et du port, voir un historique détaillé.

N° actuel

CURIOSITÉS

L'Hôtel Budan vers 1910L'jôtel Budan dans les années 1930

 

 

 

 

 

 

Ancien Hôtel Budan -
 
( Voir place de la Bilange )

 

 

L'ensemble immobilier du Budan en 2006  Première construction élevée sur le nouveau quai, l'hôtel Budan, dans son état du milieu du XIXe siècle, présentait 9 rangées de fenêtres côté Loire, ce qui lui donnait les 10 espaces correspondant aux lettres de son enseigne. A cause d'une quincaillerie occupant l'angle vers la Bilange, l'entrée était déportée vers la droite.
 L'hôtel est agrandi en deux étapes. En 1928-1929, l'entreprise Bellati construit une salle de restaurant, surmontée d'un étage et complétée par des cuisines à l'arrière. Le nouvel ensemble est en béton, mais, vers la Loire, il recopie la façade ancienne jusqu'au niveau du balcon ; les baies du rez-de-chaussée sont désormais en plein cintre. La carte postale, en haut à droite remonte aux années 1930 ; d'énormes lettres surmontent les façades. Plus à droite, le garage Citroën est apparu.
 En 1959, Mr Maglione agrandit son établissement en ajoutant trois étages au dessus de la nouvelle dépendance. Cette fois, l'ordonnance ancienne est rompue.

 

 

 

  Ces extensions sont bâties sur l'emplacement d'un des premiers garages de la ville, l'Auto-garage de l'Anjou, dirigé par E. Cornu, qu'on voit à gauche avec sa petite famille, devant un magasin de cycles annexe. A droite, ses nombreux mécaniciens et représentants posent devant les modèles de véhicules les plus récents.

Editions Dupitier

 

 Note d'avril 1863, quand Paul Dezaunay a succédé à Jules Budan. Un dîner coûte alors 3,50 fr, les deux repas du jour 5 fr ( soit environ 25 € ).

Note d'avril 1863 d'un montant de 24,80 fr.

 

9 - Intéressant hôtel particulier restauré en 2005-2006. Son accès primitif s'opérait par une cour allongée, qui s'ouvrait au n° 16 de la rue de la Petite-Bilange et qui était bordée par des communs ( ci-dessous à gauche ). L'autre façade donnait sur un agréable jardin s'allongeant jusqu'à la Loire ; une gloriette surplombait la rive du fleuve, pouvant servir de belvédère et pouvant aussi être affectée à des usages plus triviaux.

Façade sur courFaçade sur jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'escalier La façade sur cour, photographiée ci-dessus à gauche dans les années 1990, et la façade sur jardin, à droite, en cours de restauration, se caractérisent par des chaînes de bossages harpés, qu'on retrouve à la Maison de l'Oratoire aux Ardilliers. L'analyse dendrochronologique révèle que les poutres remontent à 1642, date à laquelle il a été bâti pour Samuel Perilleau.

 Un escalier central, rampe sur rampe, aux vastes proportions, affirme les ambitions seigneuriales de cet hôtel particulier.

 Une ancienne propriétaire l'appelait " l'hôtel de Saint-Germain ". Il est certain qu'un membre de la famille Quesnay de Saint-Germain a joué un rôle dans la ville à la fin du XVIIIe siècle. Pour ma part, à cette époque, je trouve cet hôtel dans l'influente famille Budan de Russé.

 

 

 

Façade du Palace

 

 


13 - Un premier cinéma Palace existait à cet emplacement. Il est autorisé en 1921 ( A.M.S., 1 D 40 ) et il passe de la publicité dans la presse à partir de 1923. Il est reconstruit à partir de 1931 par l'entreprise Bellati ( A.M.S., 1 D 42 ). Curieusement, la date de 1935 est gravée sous l'auvent. Façade en béton, ornée de terres cuites, bon exemple du modern-style de l'époque. La salle est fermée fin avril 2017, au profit d'un nouveau Grand Palace, qui est loin de présenter le même caractère.

14 - A cet emplacement, le café nommé " le Vélodrome " est présenté comme une maison de rendez-vous. Le Trianon lui succède à partir de 1932, qui doit être la date de sa reconstruction. Pendant une trentaine d'années, l'étonnant et affable Monsieur Jacques ( Jacques Gruchy ) a tenu cet établissement résolument ancré dans les traditions.

Vue du quai vers 1920, avant l'apparition du Palace et du Trianon
Le quai carnot vers 1920

25 - Un immeuble précédent est acheté à la fin du XIXe siècle par la Société civile du quartier Saint-Nicolas, qui y installe les oeuvres de la paroisse Saint-Nicolas. L'ensemble est réédifié en 1906, sous le nom de "salle Carnot", par une société civile du patronat local, présidée par François de Vallois. Elle y installe l'Office du Travail ( un bureau de placement ) et trois syndicats réformistes ; une grande salle sert pour des conférences, des débats politiques, du théâtre, des banquets ou des bals.

Salle Carnot, photo Dupitier

 Les lieux sont gérés par Etienne Lasnier, qui y organise des projections cinématographiques. A partir de septembre 1908, les séances programmées par Pathé-Frères deviennent régulières, la salle devient donc le premier cinéma permanent de la ville ( voir les débuts du cinématographe ). Mais elle est ravagée par un incendie, à la suite d'un bal, le 28 février 1913. Réparé, l'immeuble redevient cinéma pendant quelques années après la Guerre, sous le titre de " Cinéma Gaumont " ; il est remodelé pour la banque de l'Union parisienne, puis pour la coopérative des pharmaciens. Aujourd'hui, les archives municipales et les services du District Saumur-Loire-Développement.

Dans les années 1930, on y fabrique des appâts pour la pêche :

Facture des établissements Javic

 

27 - Ancien hangar d'un couvreur réaménagé en temple par l'Eglise Vie nouvelle, église évangélique, membre de l'Eglise protestante unie, qui pratique le baptême par immersion et qui considère le mariage et la sépulture comme des bénédictions, mais non comme des sacrements.

Le quai Carnot vers 1903

 

 

 Cette carte postale, envoyée en 1903, baptise les lieux " quai Victor-Hugo ", ce qui est une erreur de l'éditeur, car ce nom n'apparaît jamais.

La cale change sans cesse. A cette époque, on remarque au premier plan, le grand bateau-lavoir de la famille Fardeau, surmonté par une maison d'habitation ; le linge est étendu à droite. En arrière, les bains militaires, puis les bains civils.

 

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