NOM ACTUEL : r. CENDRIÈRE
 

 QUARTIER : Ville close
   

Premières dénominations : Audéarde Leispeignole ( l'Espagnole ), de Saumur, donne en viager à l'hôpital Saint-Jean d'Angers plusieurs propriétés, notamment une maison contenant quatre lits garnis ; sa vie durant, elle recevra de la nourriture et pourra occuper une des chambres (A.D.M.L., Hôtel Dieu d'Angers, A 1, fol. 384, octobre 1259, et B 156, fol. 8, mai 1260). Cette grande maison est sise "in Cendreria Salmuriensi".
 A l'époque, il s'agit plutôt du quartier de la Cendrerie, dont la rue Cendrière est évidemment l'axe central. Cet ensemble formait un fief particulier dépendant de la seigneurie de Montjean.
 Au Moyen Age, la cendre d'origine végétale était soigneusement récupérée, afin de servir pour la lessive ; plusieurs marchands pouvaient en débiter dans la rue. A noter aussi que la "cendrière" désignait aussi la tourbe, qui aurait pu être l'objet d'un commerce particulier.
XVIIe-XVIIIe siècle : L'appellation de "rue Cendrière" laisse la place à de rares variantes.
 Elle devient exceptionnellement la "rue de la Porte-Neuve", car elle atteint cette entrée de la ville du côté de l'actuelle rue Dacier.
Egalement, dans une délibération de 1682, le Conseil de Ville (A.M.S., BB 1) décide d'améliorer la circulation dans la "rue de la Cendrerye ou des Messagers". La messagerie publique s'y serait donc installée pendant quelque temps, comme dans la rue qui lui est parallèle.
A noter enfin que le débouché tortueux dans la rue Saint-Jean porte encore en 1784 l'appellation de "carrefour Cendrerie".

1794-1818 : 

1818 : Officialisation du nom de "rue Cendrière".  

  Cette rue ancienne adossée au rempart médiéval présente quelques maisons d'un intérêt évident, mais elle illustre bien les difficultés de l'étude des immeubles particuliers : localisations vagues des actes anciens, risques de dater en fonction des seules caractéristiques architecturales.

N° actuel

CURIOSITÉS

4, rue Cendrière

4 - Siège de la Sénéchaussée sous l'Ancien Régime. La date de 1584 est portée sur la lucarne renaissante à gauche ; elle permet d'attribuer à Jean 1er Bonneau de la Maisonneuve cette construction adossée à la courtine et à une tour de l'ancienne enceinte. Le bâtiment de droite a été édifié à la fin du XVIIIe siècle, au lendemain de la destruction de la porte de la Bilange et d'une portion de la muraille.

 

 

10, rue Cendrière

 

10 - Vaste hôtel particulier, à deux ailes en retour, à tourelle centrale. Sa structure et ses frontons permettent de le dater de la Renaissance, mais, à l'évidence, toutes les baies ont été refaites et surtout agrandies.

 

 

 

18, rue Cendrière

18 - Vaste ensemble d'allure seigneuriale, construit en tuffeau, avec un escalier central à vis de pierre et deux imposants pignons très élancés. Ces caractéristiques permettent de le dater des XVe-XVIe siècles, mais son histoire, totalement inconnue, mériterait des recherches.
 Le bâtiment appartient à la ville ; en 1890, l'architecte Ardoin transforme l'immeuble en école communale de filles et ajoute trois classes au fond de la cour pour un montant de 15 500 fr. Les instituteurs sont logés dans l'ancienne maison.
Vers 1962, l'école est affectée à la section d'Education professionnelle du collège du Chemin Vert. Cependant, les enfants venant à manquer, la ville transforme les lieux en Bourse du Travail vers 1965.

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