NOM ACTUEL : quai Comte-Lair
 

 QUARTIER : Offard - Millocheau
   

Première dénomination : rue de l'Abattoir 4 août 1922 : quai Comte-Lair

  Le comte Charles Lair, né à Saumur en 1841, fait de solides études à Paris, suivant les cours de l'Ecole des Chartes et de la Faculté de Droit. Devenu en principe avocat, il ne plaide jamais. Il préfère parcourir la France et le monde avec le titre d'Inspecteur de la Société Française d'Archéologie.
 Au cours de ses fréquents voyages, il sait repérer les objets d'art de haute époque, présentant intérêt et rareté ; il sait aussi les acquérir avec une redoutable habileté.Ex-libris du comte Charles Lair, gravure sur cuivre Dans son château de Blou, il constitue un cabinet de curiosités, regroupant en particulier des ivoires, des peintures sous verre, des livres aux reliures rares, des coffrets italiens, une corne à boire allemande, des gobelets d'argent, des boussoles anciennes, des ornements d'église..., au total, plus de 1 200 pièces, sans compter les ex-libris.
 Voici l'ex-libris du comte, gravé à l'eau-forte, avec sa devise : « Esse quam videri - Etre plutôt que paraître » et ses armes  : « D'argent à la croix dentelée de sable cantonnée en chef de deux étoiles d'azur et en pointe de deux roses de gueules ».

 Sans héritier direct, le comte se brouille avec des neveux trop impatients. Ami du colonel Picard et du docteur Bontemps, il songe d'abord à transmettre sa collection à la Société des Lettres, Sciences et Arts du Saumurois, qui peut difficilement en assurer la maintenance. Le Conseil municipal en discute le 20 février 1915 et songe alors à installer la collection dans la Maison de la Reine de Sicile. Finalement, en 1919, peu avant sa mort, le comte lègue tous ses trésors au Château de Saumur, par l'intermédiaire de Marthe Peton.

 En 1989, l'exposition intitulée " Un cabinet d'amateur d'art et de curiosités au XIXe siècle " a présenté une partie de cette riche collection ( catalogue par Monique Jacob et Françoise Balignac-Hau ).

N° actuel

CURIOSITÉS

Ancien abattoir, quai Comte-Lair
Ancien abattoir

 

 Après 70 ans d'hésitations, l'emplacement des nouveaux abattoirs est adopté en 1851, l'enquête de commodo et incommodo lancée aussitôt et l'emplacement acheté aux propriétaires de l'île, mesdames Maffray et Chosamy, épouse Millocheau.
 L'adjudication des travaux est opérée le 3 mars 1852, en 10 lots, à partir d'un montant estimé de 111 000 francs.

Avis d'ajudication, A.M.S., 1 M

  L'architecte -voyer Charles Joly-Leterme adopte un plan simple : autour d'une allée centrale bien éclairée, surmontée par une puissante toiture, sont réparties six tueries particulières de chaque côté.

Bâtiment central de l'abattoir

 Autour de ce bâtiment central, est disposée une série d'étables et d'entrepôts dans le robuste style utilitaire de l'époque.

Une étable

 A l'entrée, un pavillon sert pour les contrôles hygiéniques ; un château d'eau est construit ( à droite ), à une époque où aucun service d'eau n'existe en ville.

Pavillon d'entrée et château d'eau

 Une somme complémentaire de 25 560 francs est dégagée pour les aménagements intérieurs et le mobilier. Des bascules sont posées à l'entrée. Une fonderie de suif et une triperie sont construites en annexes. La " rue de l'Abattoir " est surélevée et empierrée. Les nouveaux abattoirs entrent en service à la fin de 1855.

 
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