QUARTIER
: Nantilly |
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Ancien élève de l'école de l'abbé Forest. Il devient instituteur et prend la direction de la pension Corneille Saint-Marc, installée dans l'actuelle rue Sévigné et rebaptisée "Pension de Nantilly".
Il se passionne pour l'histoire locale, dont il donne une approche très romantique dans ses " Epoques saumuroises ", Javaud, 1843.
Militant républicain enthousiaste, il tient une place de premier plan dans les campagnes électorales de 1848. Avec le retour de la république, il est élu conseiller municipal, se classant pami les éléments les plus avancés. Il est l'un des organisateurs de la première Fête nationale du 14 juillet 1880 et toujours volontaire pour prononcer des discours lors des banquets patriotiques ou des enterrements civils.
Il est reçu dans la loge " la Persévérance ", à l'O\ de Saumur, le 15 octobre 1839. Il en devient vénérable en 1866, puis orateur à partir de 1871, publiant des hymnes maçonniques, " les Chants du parvis " (1870). Il pousse la loge à imposer les enterrements civils, tout en voulant maintenir la référence au Grand Architecte de l'Univers ( voir historique de la loge ). Ces positions anticléricales sont désapprouvées par le Grand Maître. Quand elles sont connues dans Saumur, elles entraînent la ruine immédiate de la pension de Nantilly, désertée par les parents d'élèves.
Coulon se retire dans la rue du Temple, puis à Villebernier, sorte de patriarche des républicains locaux, arborant une longue barbe blanche et mariant ses filles aux notables radicaux, comme l'adjoint Maxime Piéron.