NOM ACTUEL : r. Coulon
 

 QUARTIER : Nantilly
   

Première dénomination : ruelle de la Chouetterie 1895 - rue Coulon

 Jean-Baptiste Coulon ( 6 février 1811- 18 décembre 1890 )

 Ancien élève de l'école de l'abbé Forest. Il devient instituteur et prend la direction de la pension Corneille Saint-Marc, installée dans l'actuelle rue Sévigné et rebaptisée "Pension de Nantilly".
 Il se passionne pour l'histoire locale, dont il donne une approche très romantique dans ses " Epoques saumuroises ", Javaud, 1843.
 Militant républicain, enthousiaste et généreux, il tient une place de premier plan dans les événements de 1848. Il exalte les foules, mais il est vite débordé. Il publie à cette époque son Catéchisme républicain par le citoyen Coulon, 12 pages, chez J. Godfroy, libraire, Grand'rue, 4 ( malheureusement introuvable ). Il édite également en 1857 un récit général de l'inondation de l'année précédente ( en collaboration avec Auché ). En 1860, il commence à publier des Lettres sur l'Anjou, avec Tavernier. Avec le retour de la république, il est élu conseiller municipal, se classant parmi les éléments les plus avancés. Il est l'un des organisateurs de la première Fête nationale du 14 juillet 1880 et toujours volontaire pour prononcer des discours lors des banquets patriotiques ou des enterrements civils. Il en publie quelques uns.
 Il est reçu dans la loge " la Persévérance ", à l'O
\ de Saumur, le 15 octobre 1839. Il y devient vénérable en 1866, puis orateur à partir de 1871, publiant des hymnes maçonniques, " les Chants du parvis " (1870). Il pousse la loge à imposer les enterrements civils, tout en voulant maintenir la référence au Grand Architecte de l'Univers ( voir historique de la loge ). Ces positions anticléricales sont désapprouvées par le Grand Maître. Quand elles sont connues dans Saumur, elles entraînent la ruine immédiate de la pension de Nantilly, désertée par les parents d'élèves.
 Coulon se retire dans la rue du Temple, puis à Villebernier, sorte de patriarche des républicains locaux, arborant une longue barbe blanche et mariant ses filles aux notables radicaux, comme l'adjoint Maxime Piéron.

 

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