NOM ACTUEL : avenue David d'Angers
 

 QUARTIER : Gare - Croix Verte
   

La rue est tracée vers 1848, en même temps que la voie ferrée.
- Elle apparaît en 1849 sous la dénomination de " nouvelle route d'Angers ".
- Un peu après, elle est aussi baptisée : route de Saint-Lambert
- avenue de la Gare d'Orléans ( à la fin du siècle ).
1905 : avenue David d'Angers, en l'honneur du célèbre sculpteur et militant républicain ( 1788-1856 ).

 

Petite histoire de la Gare d'Orléans

 Concédée à la compagnie Paris-Orléans, la nouvelle voie ferrée atteint Saumur en 1848 ; le premier train entre dans la ville le 20 décembre. Tracté par une locomotive Allcard-Buddicom, le premier convoi de voyageurs part le 20 février 1849 pour Tours, Orléans et Paris ( voir historique de la première voie ferrée ).
 Les nouveaux bâtiments sont édifiés peu après. Ils seront baptisés " Gare d'Orléans ", par opposition à la Gare de l'Etat située dans le quartier de Nantilly. L'architecture ferroviaire n'estExtrait d'une chromolithographie par Asselineau, en 1854 pas encore fixée ; ils comprennent deux parties bien distinctes, de niveau différent :

- Un débarcadère, donnant sur l'actuelle place de la Résistance, à l'allure de haute maison bourgeoise, assure l'accueil des voyageurs. Il est représenté, à droite, en 1854, sur une chromolithographie d'Asselineau. Deux voies ferrées passent sous la place. A l'arrière, une rampe en pente douce permet de rejoindre le niveau des quais.

 

Gravure sur bois de la gare inindée en 1866, d'après une photographie de Le Roch

 

- Sur cette gravure sur bois représentant les inondations de 1866, on retrouve le débarcadère au fond, puis les deux quais abrités par des marquises. Ces quais sont encadrés par des remises à voitures, par des remises à locomotives et en arrière par une gare des marchandises.

 Ces dispositifs sont peut-être élégants, mais ils ne sont guère pratiques, d'autant plus que le trafic va connaître une montée fulgurante en un demi-siècle. En 1887, est ouverte la nouvelle ligne Paris - Bordeaux, qui fait de la gare Saumur Rive-Droite une plaque tournante de première importance. Les chemins de fer atteignent leur apogée. En 1896, huit trains partent vers Paris-Austerlitz, par Tours et Orléans ; le plus rapide fait le trajet en 6 h, 13 m. Sept autres trains rejoignent Paris-Montparnasse, par Château-du-Loir et Chartres ; ce trajet plus direct peut être couvert en 5 h, 58 m.

 Pour faire face à ce flot de voyageurs, une nouvelle gare a été construite, plus à l'ouest, à l'extrémité de l'avenue. Elle est inaugurée en 1892 et elle est peu après desservie L'avrnue de la Gare d'Orléans avant 1900par le tramway à vapeur.

Sa façade ne paie pas de mine, elle ne présente pas les statues grandiloquentes des entrées de gares de l'époque. La photographie de gauche a été prise avant 1900 ; il y a encore peu de bâtiments du côté des voies .

A l'extrémité de l'avenue, un petit bureau de poste et un bureau d'octroi.

 

 Les cartes postales au-dessous représentent les améliorations apportées aux bâtiments.

 

Entrée de la seconde gare Paris-OrléansEntrée de la gare

 

 

 

 

 

 

 

 

Hall de la gare P.O.

 

 Tout change à l'intérieur, qui présente la fière allure des fermes métalliques et des immenses verrières des gares du XIXe siècle, nettement plus confortables que les quais en plein vent d'aujourd'hui. A droite, le mur de tuffeau est orné et percé de portes en arcature.

 

 

 

La gare d'Orléans avec convoi

 

 

 

 

 Le mur latéral est caché par un imposant convoi, surveillé par des employés galonnés.

 

 

 

 

 

La gare aprsè les bombardementsL'ancienne entrée de la gare

 

 

 

 

 

 

 Les grands bombardements de juin 1944 pulvérisent ces bâtiments, mais les voies sont vite déblayées et réparées, ainsi qu'en attestent ces photographies prises aussitôt après.

 Pendant une décennie, les trains circulent, mais la gare est réduite à des baraquements et à des pans de murs. Les nouveaux bâtiments, de style standard, sont inaugurés le 15 décembre 1956.

 

N° actuel

CURIOSITÉS

Hôtel de la gare et hôtel Terminus


 En face de la gare, deux hôtels voisins sont particulièrement connus :

- l'hôtel de la Gare, n° 17, à gauche, longtemps tenu par la famille Gaudicheau ( voir L'Anjou, juin 1990 ) ;

- l'hôtel Terminus, n° 15, édifié dans le style fleuri des années 1900, aujourd'hui, le Nouveau Terminus.

 

 

 

Les deux hôtels après les bombardements

 

 

Curieusement l'hôtel de la Gare est peu touché par les bombardements, alors que l'hôtel Terminus est à demi éventré. Comme le reste du quartier, il devra être entièrement rénové.


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