NOM ACTUEL : r. Duruy
 

 QUARTIER : Nantilly
   

Premières dénominations : « le hault chemin de la porte du Bourg à Nostre Dame de Nantillé », 1610-1611.
« rue des Hautes-Perrières », par rapport à la rue des Basses-Perrières, nom encore attesté en 1767 ( A.D. Indre et Loire, C 720 ).
XVIIe-XVIIIe siècle : dénomination la plus usuelle : « rue des Ursulines », à cause du couvent qui s'implante au lieudit Brizay en 1619. Voir histoire et plan de ce monastère, dont il ne subsiste plus que les terrasses.

1794-1818 : "rue de la Bienfaisance", en compagnie de la rue Pascal, car la voie est bordée par l'Hôtel-Dieu et par un important hôpital militaire.

A partir de la rentrée 1803, " rue du Collège ", car le collège municipal de Garçons s'installe dans les locaux délabrés des Ursulines.
1905 : "rue Duruy", célèbre historien et ministre de l'Instruction Publique
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 Les maisons du côté occidental de la rue sont basses, mais certaines présentent deux étages au dessous et ont une entrée inférieure sur la rue des Basses-Perrières.

N° actuel

CURIOSITÉS

Le commège de Garçons d'après une carte postale

 Le lycée Duplessis-Mornay occupe le côté gauche de la rue. Sur sa création et son histoire, voir Un collège somnolent et Le réveil du collège.

 

 

 

26 - La grande maison du début du XIXe siècle a été frappée par un arrêté de péril et progressivement détruite ; il n'en reste alors que le rez-de-chaussée, avant sa destruction complète. La plaque qu'on voit sur la photo a été déplacée à plusieurs reprises. Elle commémore un fait marquant de la Résistance saumuroise. A une époque où les groupes structurés étaient encore rarissimes, Gilbert Renault, dit " le colonel Rémy ", avait organisé un réseau de renseignement, appelé plus tard " la Confrérie Notre-Dame ".Rue Duruy, 26, maison Combe Il disposait d'importantes informations sur les mouvements des cuirassés allemands. Son émetteur radio communiquant avec Londres est Bernard Anquetil, dit " Lhermite ", un quartier-maître téléphoniste de la Marine Nationale, reconverti comme réparateur de postes récepteurs. Il l'installe dans cette maison qui présente l'avantage d'avoir deux entrées ; l'antenne est cachée dans la cheminée. Les radiogoniomètres ennemis ayant repéré le lieu d'émission, Bernard Anquetil est arrêté et blessé le 30 juillet 1941. Condamné à mort par un tribunal militaire, il est exécuté au Mont Valérien le 24 octobre de la même année. De Gaulle le fait compagnon de la Libération le 21 novembre 1942.
 Les propriétaires de la maison, Henri et Fernande Combe, associés à ces activités, sont arrêtés plus tard. Finalement, Henri Combe, ainsi que Jean Decker, oncle du colonel Rémy, meurent en déportation.

 
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