NOM ACTUEL : ruelle de l'Enfer
 

 QUARTIER : Ville close
   

Premières dénominations : rue DENFER (Terrier de l'Aumônerie, 1452). XVIIe-XVIIIe siècle : 
- rue d'Enfer
- cul-de-sac de l'Enfer

 Ce type d'étroits passages, coupés par des marches et réservés aux piétons, était très répandu dans l'ancienne ville. Cette rare survivance est intéressante par son nom et pittoresque par son cheminement tortueux à travers les maisons médiévales.
 La ruelle devient à plusieurs reprises un cul-de-sac : elle est d'abord barrée par la muraille de ville ( vite défoncée ), ensuite par la construction de l'hôtel du Belvédère au début du XIXe siècle et aujourd'hui par une porte s'ouvrant par digicode.

 La forme " rue d'Enfer ", assez répandue en France, vient du latin " inferius ", " la rue en contrebas ", qui convient dans les quartiers en forte pente. Mais ce n'est pas le cas ici.
 L'autre forme, le " cul-de-sac de l'Enfer ", incite à suivre l'autre piste que propose J.-P. Leguay, La rue au Moyen Age, p. 97, pour Châlons-en-Champagne : sur l'autre côté du parvis de Saint-Pierre débouchait la rue du Paradis ; l'humour populaire lui a opposé l'Enfer...

CURIOSITÉS

rue de l'Enfer, hôtel de Ruzé 

Au milieu de petites maisons anciennes émerge un vaste logis seigneurial, restauré et présentant les caractéristiques du XVe siècle. D'après le Terrier de l'Aumônerie, p. 6, elle appartient à une grande famille tourangelle, les Ruzé, dont un membre devient maire de Tours, puis son fils évêque d'Angers. Installé dans cette demeure, le moine Jean Dorée gérait les nombreux biens de cette famille.

 
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