NOM ACTUEL : r. de l'Ermitage
 

 QUARTIER : Nantilly
   

Premières dénominations : " rue de l'Hermitage Nantilly " (XVIIIe siècle). Le prieuré et le chapitre de Nantilly possédaient toute la partie orientale de la rue ; de petites maisons ont pu y accueillir des solitaires ( mais je n'en ai pas trouvé de trace ). 1794-1818 - "rue du District", car la voie aboutit à cette administration, installée dans l'ancien couvent des Récollets.

1818 - rue de l'Hermitage

1838 - le "H" initial disparaît.  

  Voie très ancienne, probablement gallo-romaine et longtemps fortement fréquentée. Elle partait du cimetière haut de Nantilly pour rejoindre le hameau de la Bretonnerie ( ou de la Bretonnière ), situé sur l'avenue Courtiller. Elle continuait ensuite en traversant le parc de l'actuel Lycée, pour rejoindre l'avenue Peton, puis le château. Ce tronçon disparu s'appelait " rue de la Bretonnerie montant au Château ".Inscriptions au bas de la rue
 La rue est bordée de maisons très anciennes, certaines remontant au Moyen Age, mais difficiles à analyser.

Ci-contre, le nom gravé dans le tuffeau en 1818 et successivement les plaques métalliques plus récentes.

 

N° actuel

CURIOSITÉS

4 et 6 - Un dédale complexe de caves sur plusieurs niveaux passe sous le quartier. De sérieuxLa glacière effondrements se produisent à cet endroit en 1981-1982.

 

7 et 9 - Au fond d'une ruelle, une intéressante glacière souterraine à l'abandon. L'appareillage des pierres est très soigné, notamment au sommet de la voûte. Les dispositions sont conformes aux règles des traités d'architecture. A travers l'oculus supérieur, on projetait de la neige ou de la glace, qui, s'accumulant au fond sur une grande épaisseur, se conservait longtemps. Au fond, un conduit protégé par des grilles évacuait les eaux de fonte. L'accès s'opérait par un sas étroit et tortueux, qui pouvait aussi conserver les viandes et le beurre. On est surpris par ses vastes proportions, alors que l'Encyclopédie recommandait plutôt des glacières petites et rondes. Elle est implantée assez loin du Thouet, qui seul pouvait lui procurer de la glace en abondance. Elle est très différente de la glacière du château de Brézé, qui est taillée dans le tuffeau.
 Les portes et les échelles métalliques sont du XIXe siècle, mais, jusqu'ici, aucun document n'a révélé quand et pour qui cette glacière a été aménagée. Les fiches de l'inventaire la datent du XVIIe siècle ; cependant, sur le cadastre de 1812, aucune construction n'est portée à cet endroit. Elle apparaît pour la première fois sur le plan du fief de Pocé publié en 1845 dans la réédition de Bodin. Le terrain relevait du chapitre de Nantilly, ce qui ne signifie nullement que les chapelains en soient les constructeurs. Les gens du quartier l'appelaient " la glacière du château ". Parmi les autres commanditaires possibles du voisinage, apparaissent l'Hôtel-Dieu tout proche, ou bien l'auberge du Dauphin, installée sur la place de Nantilly. Cette vaste glacière a été utilisée au XIXe siècle. Elle cesse son activité au début du siècle suivant, avec l'apparition sur l'avenue Balzac d'une fabrique de glace industrielle dirigée par Dutour, charcutier, 18 rue du Portail-Louis, et seul concessionnaire de la société des Glacières Nantaises. Ce dernier fait de la publicité sur la pureté de sa production dans L'Echo saumurois du 23 juin 1906.

16 - Maison de ville de la famille Gallichon de Courchamps à la fin du XVIIIe siècle, puis, en 1839, résidence du notaire Jouanne.
  

 
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