NOM ACTUEL : r. Gambetta
 

 QUARTIER : Alsace Pont-Fouchard
   

Première dénomination : rue des Bouchers prolongée ( vers 1840 ), en référence à la rue Chanzy. 19 janvier 1883 : rue Gambetta, à la suite du décès récent de l'homme politique qui avait été le chef de la Délégation gouvernementale installée à Tours.

Extrait du plan de Roffay, 1879

 

 

 

 Longtemps zone de jardins appartenant aux familles Huard-Lambert et Luzé-Ory.

 

 La ville aménage cette voie nouvelle en rachetant des terrains de 1840 à 1877. Le prix très élevé demandé par Abraham pour les parcelles donnant sur la rue Beaurepaire retarde les opérations. Sur le plan à droite, levé par Emile Roffay en 1879, la rue de Lorraine est portée comme aménagée, alors qu'un tronçon de la " rue des Bouchers prolongée " est encore en pointillés. La pose des trottoirs n'est achevée qu'en 1890. Le projet de pousser cette voie jusqu'au Thouet est inscrit sur plusieurs plans ; il a été repris tardivement avec la rue Saint-Louis, sur un niveau plus bas.

Les constructions, très soignées, offrent de bons exemples des styles des années 1890-1914. Certaines, à destination familiale, sont dotées d'un balcon ; d'autres, à visées locatives, comportent trois étages.

 

N° actuel

CURIOSITÉS

gambetta château l'Abeille

Château de l'Abeille, portrait probable de Gelineau9 bis - L'entrepreneur Louis Gélineau installe ses bureaux dans une grosse maison isolée dans un petit parc et flanquée de tours et de tourelles, si bien que des cartes postales anciennes le baptisent le " château l'Abeille ". Il se sculpte même au-dessous de la tourelle de droite portant sa maison sur le dos.

 

 

 

 Les nombreux immeubles qu'il construit dans le quartier sont caractérisés par un abondant décor fleuri, par des médaillons au centre du fronteau des baies, par un couronnement animé par une série de grecques surmontées par des glyphes.

 

 

 

rue Gambetta 7

 

 

 

 

 

 

 

7 - Tout à côté, au débouché de la rue de la Maremaillette, cette maison présente le répertoire des décorations de Gélineau, qui réapparaissent au n° 13.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rue Gambetta 8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 - Cette maison habilement posée en angle appartient aussi au répertoire de Gélineau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 rue Gambetta, entrée de l'épicerie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans sa forme originelle, le rez-de-chaussée était occupé par l'importante " épicerie du coin ", complétée par un café, tenue par Marquet, puis par la famille Agricola. L'ancienne entrée a été colmatée d'une façon maladroite


 En 1940, tout l'immeuble devient le siège des bureaux de la Heeresunterkunftsverwaltung, le service du cantonnement de l'armée, responsable des réquisitions et en même temps jouant un rôle policier en faveur du Sipo. Les troupes d'occupation s'installent en nombre dans ce quartier, qui devient leur centre névralgique à la fin de la guerre.

 Après la Libération, le commissariat de police s'installe au rez-de-chaussée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Le nouveau parking remplace l'ancienne caserne des pompiers. Jusqu'alors installés rue Fardeau, les pompiers demandent une implantation plus centrale. Cette nouvelle caserne est aménagée pendant la guerre 1939-1945, sans grands travaux. Elle est enfin inaugurée en décembre 1944. Elle sert surtout au logement du personnel. Mais elle est mal adaptée aux manoeuvres des engins spécialisés et le réseau routier peu favorable aux interventions urgentes. Dès que le boulevard Delessert est ouvert, les pompiers demandent à s'y installer.

11 - La boutique " Saumur-Képis ", ouverte en 1923 et aujourd'hui déplacée, était très fréquentée par les militaires et constituait une curiosité saumuroise.

rue Gambetta, 11 bis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11 bis - En rupture provocante avec les maisons du voisinage, cette façade au jaillissement vertical et débordante de rinceaux n'est qu'un décor ; la maison d'habitation est structurée en arrière selon une orientation différente ; c'est l'un des meilleurs spécimens du modern style local ( architecte Henry Jamard, entrepreneur Parenteau, propriétaire Raimbault, 1913 ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rue Gambetta, 23

23 - Le surprenant décor de tournesols stylisés, le refus de la ligne droite au profit de molles ondulations font songer à une réalisation d'Henry Jamard, qui a créé des villas balnéaires dans ce style. Cette maison art nouveau ne figure cependant pas dans les plans de l'architecte déposés aux archives départementales.

26 - Quand la rue débouche dans la rue d'Alsace, la profusion décorative se déchaîne.

rue d'Alsace n° 26
   
 

 
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