NOM ACTUEL : r. Marceau
 

 QUARTIER : Nantilly
   

Premières dénominations : "chemin de la Gueule du Loup" ( voir explications sur la Gueule du Loup). 1818 : "rue de la Grande Gueule du Loup".

XIXe siècle : la partie inférieure, près de la rue du Pressoir, est aussi appelée " rue de Fontevrault " et " chemin de la Fuye ".

1905 : prend le nom du général des armées révolutionnaires, qui, en particulier, avait combattu à Saumur contre les Vendéens, alors qu'il était lieutenant dans la Légion germanique.

N° actuel

CURIOSITÉS

La Fuye vue du nouvel hôpitalIntérieur de la fuie La Fuye, ( cette orthographe est la plus courante ), l'un des plus remarquables pigeonniers de la région, et totalement méconnu.

 Au sommet, une coupole de forme ovoïde très prononcée pour des raisons de stabilité ( car il n'y a pas de contreforts ) est surmontée par un élégant lanternon, portant la date de 1693. Cependant, ces voûtes ne sont pas protégées par un toit et souffrent des intempéries.

 L'intérieur a conservé en bon état son système d'échelles tournantes. Les boulins sont répartis sur six strates superposées, comprenant chacune cinq rangées ; la rangée inférieure compte 80 boulins, la plus haute 64, ce qui représente un total d'environ 2000 cases.

 
 

Coupole de la Fuie

 

 

 

 Dans l'étude générale de la Gueule du Loup, je présente deux noms de constructeurs possibles de ce remarquable édifice.

 

 

La fuye a donné son nom à deux bâtiments adjacents :

- L'annexe du Centre Hospitalier, Façade sur la rue du château de la Fuyeconstruite de 1958 à 1962 sur un terrain acheté aux héritiers de Madame Coutard.

- Le château de la Fuye, remontant au début du XIXe siècle, en style néo-gothique. Dans la partie gauche, on discerne quelques réminiscences du style perpendiculaire anglais. Son premier propriétaire, et sans doute bâtisseur, est John Burnett Stears, un industriel d'origine britannique, créateur de l'usine à gaz en 1839 et notable local. Quand la société fait de mauvaises affaires, le château et ses dépendances sont revendus à René-Eugène Coutard ( voir rue du Clos-Coutard ).

Pavillon oriental du château de la Fuye et escaliers

 

 

 Ce dernier fait remanier sa propriété par l'architecte d'Angers Théophile Lusson, qui l'agrandit et qui en accentue le caractère néogothique ; je suppose qu'il a ajouté le pavillon de droite et les escaliers de style rocaille qui serpentent dans le parc. Celui qui est visible sur la carte postale de gauche conduit vers la fuie.

Après avoir racheté ce château, l'Hospice général le revend à un particulier, en y adjoignant, de façon regrettable, la fuie, qui s'intégrait pourtant fort bien dans le parc du nouvel hôpital.

 

 

- Partie haute :

- La rue Marceau remontait à travers les clos de vignes, à gauche, le clos Coutard, à droite, le clos Tessier, dont dépendaient les caves de Grenelle.

cliché J-L Colas

( photo de J-L Colas) 

- L'extrémité supérieure de la rue est désormais totalement urbanisée. A gauche, l'hôpital de la Fuye et, au-dessus, l'Ecole de soins infirmiers. Ensuite, vers le bas, l'Ecole hôtelière et, de l'autre côté de la rue, le stade du Clos-Coutard. A sa droite, le premier lotissement est une réalisation des années 1950. L'angle inférieur droit du cliché est occupé par l'imposante cité technique, qui remonte, pour ses premiers bâtiments, à la période 1960-1963. A cette même époque, d'importants travaux d'élargissement de la rue sont effectués.

 
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