NOM ACTUEL : place Notre-Dame
 

 QUARTIER : Fenet
   

Première dénomination : rue de Fenet XVIIe-XVIIIe siècle : rue de Notre-Dame

1794-1818 : rue de l'Industrie

1818 : place Notre-Dame  

 

N° actuel

CURIOSITÉS

Extrait du plan de Prieur-Duperray vers 1750

 Cet espace est longtemps réduit à un quai étroit bordé par des jardins du côté de la Loire, comme on le voit sur le plan de Prieur-Duperray. L'imposant logis de la Fontaine, entourant une cour étroite et s'étalant jusqu'au pied de la falaise, est identifiable vers la gauche. Plus à droite, la montée du Bois-Doré vers la rue des Moulins est encore ouverte.

 

 Au XIXe siècle, la place s'agrandit avec la construction des nouveaux quais, mais elle constitue le début de la numérotation de la rue Rabelais.

 

Les maisons anciennes du côté du rocher

 Voici le front de maisons historiques vu depuis la pointe amont de l'île d'Offard.

 Le N° 1, à gauche, est le premier logement où s'installent les pères de l'Oratoire à leur arrivée à Saumur. Ils y résident durant la construction de leur nouvelle maison, édifiée de l'autre côté de la chapelle. Dans un premier temps, en 1619, Duplessis-Mornay y autorise d'importants travaux.

 

 

La première maison de l'Oratoire et le dôme des Ardilliers, par Jean Guennal

 

 

 Voici la maison, à gauche, après sa restauration récente, vue par l'aquarelliste Jean Guennal ( imprimerie Lemercier à Longué ). Ci-dessous, avant les travaux.

 

 

 

 

Maisons historiques dessinées par Albert Laprade

3 - La maison basse, aujourd'hui en ruines, était une annexe servant d'abri aux pèlerins nécessiteux.
 Heureusement, l'excellent observateur qu'était l'architecte Albert Laprade l'avait dessinée dans l'Entre-Deux-Guerres. Sa figuration, complétée par quelques photographies, peuvent inspirer une reconstitution.

 

 

5-7, place Notre-Dame, la cour intérieure de l'ancien Logis de la Fontaine5-7 - Le logis de la Fontaine, du côté droit, est une hôtellerie de prestige, où descendent les grands personnages. Les oratoriens la rachètent et en 1649 chargent l'architecte Antoine Piochon de la rebâtir pour 4 200 livres.
 Sur la photo plus haut apparaît la particularité de cette nouvelle façade : les ouvertures de chaque étage sont décalées en quinconce et non pas superposées.
 Le côté cour, présenté ci-contre au cours de sa restauration par Hubert Gigot, a conservé les caractéristiques des anciennes hôtelleries, avec sa tour d'escalier hors oeuvre et les coursives de bois desservant les chambres, ce qui évitait les couloirs intérieurs.
 L'hôte René Rousseau prend ce logis à bail en 1675. Mais la clientèle se raréfie ; son successeur, Delacroix, ne peut plus payer son loyer. Les soeurs de Jeanne Delanoue s'y installent pendant quelques années. En 1727 déjà, les bâtiments sont loués par appartements.

 

Ecole Jean de la Fontaine, côté filles

 Le côté occidental de la place est occupé par des bâtiments modernes.

 En 1907, construisant l'école de filles, aujourd'hui Jean de la Fontaine, l'architecte Jules Dussauze poursuit la tradition de la municipalité Peton de donner des entrées triomphales à ses nouveaux bâtiments scolaires et de les marquer aux armes de la ville. Le retour de la brique dans les constructions de ces années-là explique ces arcatures et ces bandeaux aux couleurs vives, nouveauté qu'on peut contester.

 

 

Vue des Ardilliers vers 1954

 

 En dernier lieu, la place est couverte de baraquements qui abritent les sinistrés de la guerre, jusqu'à leur relogement. Ces derniers habitats de fortune sont enlevés seulement en 1954 ( A.M.S., T 91 ).
 On en remarque encore quelques uns près du quai, sur cette photo prise à une époque où la coupole des Ardilliers est flambant neuve et où le pont de chemin de fer est rétabli.

 
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