NOM ACTUEL : r. de la Petite-Bilange
 

 QUARTIER : Bilange - Saint-Nicolas
   

Premières dénominations : ? Petite-rue Saint-Nicolas, à la fin du Moyen Age ;
1542 : la Petite Bilange " ( A.D.M.L., G 2 604 ).
XVIIe-XVIIIe siècle : sur un plan de 1750-1753 apparaît la dénomination de " rue Dorée " ( sans doute, la "rue riche" ). Le nom de " Petite-Bilange " est le plus habituel ; il désigne le quartier et s'explique par contraste avec " la Grande Bilange ", le nom de l'axe de la rue Saint-Nicolas.

1794-1818 : rue de l'Egalité, nom de la section.

1905 : rue Voltaire, sans application connue.  

 La rue la plus huppée de la ville ancienne. Le subdélégué et maire Budan de Russé y possède un bel hôtel particulier. En 1790, elle est habitée par un ancien maire, Gilles Blondé de Bagneux, et par un futur maire, Alexandre-Jean-Baptiste Cailleau. En 1839, c'est Charles de Charnières, ancien maire.
 Le côté de la rue donnant sur la Loire est particulièrement agréable à habiter, car le quai Carnot n'existe pas ; six grandes maisons, trois de chaque côté de l'actuelle rue de la Fidélité, donnent sur de grands jardins se terminant par des gloriettes surplombant le fleuve.
 Toutefois, les variations du numérotage rendent les identifications hypothétiques. La seule maison que j'ai pu localiser se situe à l'angle occidental de la rue de la Fidélité ; elle présente des caractéristiques du XVIIe siècle et elle a appartenu à la famille Budan de Russé. Voir quai Carnot n° 9.

Ancien atelier d'imprimerie de L.N. Picard

Au numéro 18, dans les premières années du XXe siècle, est implantée l'imprimerie de Louis-Napoléon Picard, qui confectionne des livres et qui édite le périodique trihebdomadaire " la Petite Loire ", organe boulangiste, puis nationaliste. Voici des vestiges de cette imprimerie, à laquelle on pouvait également accéder par le 13 quai Carnot. Ernest Coubard y a succédé à Picard après 1910.

 

 

 

 

rue de la Petite-Bilange, 20 L'actuel n° 20 était l'immense hôtel particulier d'une importante famille de négociants, les Boutet. Il est acheté par la ville à Jean-François Boutet-Delisle dans le but d'aménager la résidence du général commandant l'Ecole. Voir la contribution d'Etienne Vacquet dans, Pierre Garrigou Grandchamp, Saumur, l'Ecole de cavalerie. Histoire architecturale d'une cité du cheval militaire, Editions du patrimoine, 2005, p. 120-123 et le dossier sur les hôtels du Commandement. Après l'échec de cette nouvelle affectation, l'immeuble est privatisé ; on le retrouve en la possession du liquoriste Angelo Bolognesi, qui appose ses initiales au-dessus du portail.

 

  Ci-dessous, la rue de la Petite-Bilange ( faiblement ) touchée par l'inondation de 1904 :

L'inondation de 1904 vers le milieu de la rue de la Petite-Bilange

 

rue de la Petite-Bilange, 32

 

 

 Un intéressant hôtel particulier au n° 32 ( il pourraît s'agir de l'hôtel de Charnières ).

 

 

 

 Le n° 9 a fait jaser en 1969 pour de toutes autres raisons. Le café-hôtel est alors fermé par mesure de police, parce qu'il accueille des " serveuses montantes ", que la comptabilité de l'établissement qualifie de "cheval 1", "cheval 2" et "cheval 3". Parmi les habitués de cette accueillante maison figure le sous-préfet...

 Curieusement, ce quartier chic était en même temps, sous l'Ancien Régime, une zone industrielle  ; à ses deux extrémités sont installés deux grands établissements insalubres et dangereux. A l'angle droit du départ de la rue sur la place de la Bilange, un atelier raffine du salpêtre et entrepose de grandes quantités de poudre. Devant les protestations des voisins inquiets, un magasin à poudre est ouvert en 1763 sur la digue du Chardonnet.

 A l'autre bout de la rue, une importante raffinerie de sucre fonctionne vers la fin du XVIIe et dans la première moitié du XVIIIe siècle. Son existence est liée à l'activité fébrile du port Saint-Nicolas, ce qui explique la présence dans le quartier de marchands hollandais au XVIIe siècle et de négociants en vins au XIX ème.

 Au milieu, à l'angle S.E. avec la rue de la Fidélité, se trouvaient les entrepôts du droguiste Etienne Petor. Un terrible incendie le ravage le 18 décembre 1821 et fait six morts ( cf. Le pronunciamiento militaire ). Une maison d'angle à été reconstruite sur les ruines.L'extrémité de la rue de la Petite-Billange, avant les destructions

  L'extrémité très étroite de la rue a subi des interventions chirurgicales pour faire la place à deux parkings, l'un devant l'église, l'autre sur son côté nord, ainsi que pour faire déboucher la rue des Carabiniers-de-Monsieur. 2è rue de la Petite-Bilange, photo parue dans l'Illustration du 28 juillet 1934La carte postale à droite, photographiée depuis la place la Bascule ( Kléber ), représente les bâtiments qui étaient accolés au flanc septentrional de l'église Saint-Nicolas.

 

 

 

 

A gauche, le pavillon d'entrée d'une ancienne messagerie située au n° 27.

 

 

 

 

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