NOM ACTUEL : r. du Portail-Louis
 

 QUARTIER : Portail-Louis Arche-Dorée
   

 Une histoire compliquée

Rue du Paucordier

 Sur l'actuelle place Dupetit-Thouars, une petite arche, le pont Cordier, enjambe un fossé reliant la mare Maillet aux douves situées au pied du mur de ville. La voie alors étroite qui y conduit est appelée la " rue du Pont-Cordier " et aussi " rue du Paucordier " ou du " Pau-Cordier " ( premières apparitions en 1562, A.D.M.L., H 2 908, et en 1568, A.D.M.L., H 2 921 ).
 Ce nom primitif fait de surprenantes réapparitions. Il désigne parfois toute la rue, avec même la rue de l'Ecu de France, actuelle rue Franklin Roosevelt ( par exemple, en 1776 et en 1794 ). Selon les notaires, il lui arrive de se localiser à son emplacement d'origine, près de la rue de la Grise, mais selon d'autres, il représente seulement l'autre extrémité de la voie, c'est-à-dire, le quartier de l'hôtellerie de l'Ecu de Bretagne.

Rue du Portail-Louis

 La rue, traversant des jardins, est élargie et rectifiée ; elle devient la plus spacieuse artère de la ville, permettant d'éviter la traversée difficile de la ville close. Elle passe sous la Porte Louis, une entrée aménagée sous Duplessis-Mornay dans la nouvelle enceinte de terre entourant le quartier Saint-Nicolas. Sa dénomination est un hommage à Louis XIII. Cependant, en 1652, le jeune roi Louis XIV fait une entrée - peu glorieuse - dans Saumur, où il s'installe pour cinq semaines... Mais ce n'est pas en son honneur que la porte a été ainsi baptisée.
 Cette porte, vaguement fortifiée, est en pierres de taille, alors que l'enceinte est en terre ; ses dimensions sont modestes : hauteur et largeur, 3 toises, soit 6 mètres ; le passage central est étroit et étrangle l'accès dans la rue. Le portail Louis est en ruines en 1741 ( A.M.S., BB 7 ) et complètement rasé en 1769.
 L'appellation " rue du Portal-Louis " apparaît en 1654 ( A.D.M.L., C 278 ). Elle s'impose définitivement sous les formes " Porte-Louis " et " Portail-Louis ".

La rue des grandes hôtelleries

 Bien que la voie soit rectiligne, les gens se semblent pas avoir conscience de son unité. Dans cet espace à forte circulation et entouré par des jardins, s'implantent de vastes hôtelleries, dont certaines donnent leur nom à un tronçon de la rue.
 Dans la partie centrale apparaît la " rue de l'Oie-Rouge ". L'accès nord devient la " rue de l'Ecu " ou la " rue de l'Ecu de Bretagne ".

Deux dénominations temporaires

 " Rue de la Révolution " en 1794, " rue Balzac " en 1905, ces deux appellations ne sont guère appliquées. Le portail Louis reste toujours debout. Son nom ancien est officiellement rétabli le 4 août 1922.

 

N° actuel

CURIOSITÉS

 Dans les nombreuses cours apparaissent des vestiges des XVIIe et XVIIIe siècles. Les façades sur la rue sont à peu près toutes renouvelées au cours du XIXe siècle, dont elle présentent toutes les facettes. Ici, pas de luxueux hôtels particuliers, la rue est constamment orientée vers l'hôtellerie, l'artisanat et le commerce.

 La numérotation a varié ; nous donnons, dans la mesure du possible, les numéros actuels.

- Le café de la Paix est présenté dans la rue Dacier et l'ancienne poste dans la rue Franklin Roosevelt.

 

 L'entrée de la rue a peu changé depuis cette carte postale des années 1920. L'attelage de chiens, qui était interdit par arrêté municipal, est encore présent, comme sur de nombreux autres clichés.

Entrée de la rue du Portail-Louis

18 - La Maison Dutour et sa stupéfiante accumulation de gibiers divers figurent sur plusieurs cartes postales, toutes photographiées par Hérault.

Maison Dutour

Dutour pub

 

 

 

 

 

Quelques uns localisent ce magasin sur la place Saint-Pierre. Successeur de Le Corre, Dutour était en fait implanté à l'entrée de la rue du Portail-Louis. Parfois seulement, comme sur cette alléchante publicité, le numéro indiqué devient le 14 et le 16.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rue du Portail-Louis, 19 et 21

19 - 25 - Emplacement de l'hôtellerie de l'Oie Rouge, un vaste ensemble de bâtiments répartis autour d'une cour centrale et disposant de deux entrées sur la rue du Paucordier et d'une troisième sur la rue de la Petite-Douve. D'après des actes notariés, elle est achetée à treize copropriétaires par le négociant Pierre-Antoine Blancler en 1777, mais elle est tenue par la veuve Pierre Beauvais, puis par Joseph Frion en 1793 et par la veuve Guillot en 1834, année où Marthe-Jeanne Blancler la revend aux frères Robineau, bijoutiers. L'activité hôtelière cesse au profit de l'artisanat. En 1860, Elie Pichard, fabricant et négociant en bijouterie, achète les deux bâtiments du côté nord. Ces deux bâtiments ont conservé des façades anciennes, construites selon une orientation différente et présentant les caractéristiques du XVIIe pour le n° 21, à droite, et de la fin du XVIIIe siècle pour le n° 19, du côté gauche.

 

 

Publicité pour les bains douches

 

 

 

 

 

 

25 ( jadis 21 ) - Emplacement des bains-douches créés par la Caisse d'Epargne

 

 

 

 

 

 

 

Rue du Portail-Louis, 31

31 - Elégantes ferronneries de balcon.

 

 

 

 

Rue du Portail-Louis, 36

 Plusieurs maisons voisines illustrent tous les styles de la rue :

36 - Maison basse présentant les caractéristiques de la fin du XVIIIe siècle ou des premières années du siècle suivant.

 

 

 

Rue du Portail-Louis, 38

 

 

38 - Haut immeuble classique et italianisant. Proche des réalisations de Joly-Leterme et de ses émules. Datation probable, le troisième quart du XIXe siècle.

 

 

Rue du Portail-Louis, 40

 

 

 

 

40 - Surprenante arcature, qui semble vouloir se prolonger vers la gauche et appartenir à un projet d'ensemble qui a été interrompu.

 

 

Rue du Portail-Louis, 43

 

43 - Pittoresque immeuble en style troubadour à sculptures kitsch.

 

 

 

 

 

 

Cycles Perrin

 

 

 

47 - Magasin du champion cycliste Georges Perrin. Pendant l'occupation, le n° 47 est réquisitionné et transformé en bureau d'engagement dans la L.V.F.

 

 

 

 

BPAV

 

46-50 - Façade à colonnes de l'ancien siège de la Banque Populaire Anjou-Vendée, construction de 1933 par André Mornet et Alexandre Bourge.

 

 

 

 

 

 

 

 

Rue du Portail-Louis, 56

 

56 - Entrée vers l'hôtellerie du Cheval Blanc, dont l'existence est attestée à partir de 1642. Ce passage présente un élargissement pour les moyeux des roues creusé dans la pierre de Champigny.

 

 

 
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