NOM ACTUEL : place des Récollets
 

 QUARTIER : Nantilly
   

Nom donné dans les années 1960 à l'espace terminant l'avenue Courtiller ( voir cette rubrique pour les dénominations antérieures ). Cette place correspond à l'ancien cimetière des Récollets.

N° actuel

CURIOSITÉS

Le Jardin des Plantes

- Au départ, la maison de la Confrérie de l'Assomption, puis le couvent des Récollets ( voir historique de cet ordre religieux et des lieux ).

Jardin des Plantes

Aménagement ancien des terrasses et plantation d'arbres aux essences rares.

Maison du Père Gardien

 

 

 

 

 

 

 En 1758, reconstruction sur une terrasse de la maison du Père Gardien ( ci-dessus ), curieux pavillon baroque aux formes anguleuses et dissymétriques, reposant sur des assises en falun de Doué. Ce local est occupé ensuite par l'école de Viticulture.

- Sous la Révolution, l'ancien couvent est d'abord le siège de l'administration du District, puis devient un dépôt de livres et d'oeuvres d'art destinés au muséum en projet. En l'an IV, l'ensemble est aliéné à la famille Defos.

- En 1824, la ville, grâce à des fonds du Conseil Général, rachète la propriété pour y installer l'école primaire des frères de la Doctrine chrétienne. Les bâtiments sont dévolus en 1834 à l'école mutuelle des Récollets (  voir l'enseignement primaire de 1816 à 1834 ). L'école est l'objet de plusieurs agrandissements successifs.

- En cette même année 1834, Auguste Courtiller obtient la séparation de l'école et du parc, qui est transformé en Jardin des Plantes pour une partie et en " école de la vigne " pour les terrasses ( voir l'historique de la station viticole ).A. Le Père, Diénécès mourant aux Thermopyles ( vers 1872 )

- Statue de Diénécès mourant aux Thermopyles

 Diénécès est un hoplite spartiate qui, en 480 avant J.C., sous le commandement de Léonidas, se fait tuer dans le défilé des Thermopyles en tentant d'arrêter l'armée des Perses. Il se fait remarquer par son courage et son humour : quand on lui dit que la pluie des flèches des barbares va assombrir le ciel, il se réjouit, car il pourra combattre à l'ombre. Blessé à mort, l'épée rompue, il est ici représenté au-dessus de la célèbre inscription, dont voici la traduction :Diénécès, l'inscription grecque

 

 

 

« Passant, va dire aux Lacédémoniens que nous reposons ici pour avoir obéi à leurs lois » ( Hérodote, Histoires, VII, 226-228 ).

 Cette sculpture d'un strict classicisme s'inspire manifestement du tableau de David, Léonidas aux Thermopyles. Oeuvre d'Alfred Le Père, grand prix de Rome, elle est offerte à la ville par Charles-Ernest Beulé, helléniste devenu ministre de l'Intérieur. Diénécès, pourvu encore de son nez, est installé dans le petit square aménagé à l'arrière du Théâtre. En 1923, il est remplacé par le monument aux morts et a été exilé un peu auparavant dans l'entrée du Jardin des Plantes.

Jardin des Plantes en octobre 2005- Un séquoia dominait le jardin du haut de ses 33 mètres. Manque d'altitude et manque d'humidité, il s'est mal adapté à nos climats et n'a pas vécu très vieux. Il meurt sans doute par suite des années de sécheresse et il est débité en billes en novembre 1993. Les élèves des écoles primaires mesurent sa circonférence à la base : 5, 80 m, et ils comptent les anneaux d'accroissement, qui atteignent le total de 105. Le séquoia aurait donc été planté en 1888, donc après le décès d'Auguste Courtiller.

 

 

Les allées hautes du Jardin des Plantes et le séquoia à gauche

 

- Sur cette carte postale, une représentation assez rare des allées hautes du jardin. A gauche, le séquoia prend de vastes proportions.

 

 

 

 

 

 Situé à l'écart de la ville, dans un quartier où les enfants sont rares, le Jardin des Plantes n'est guère fréquenté et a été dégradé. En 2004-2005, les serres sont réparées, des grilles rétablies et un gardiennage assuré.


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