NOM ACTUEL : r. Saint-Jean
 

 QUARTIER : Ville close
   

Premières dénominations : " le pavé comme l'en va aux halles " (1452) a pu désigner l'ensemble des rues Saint-Jean et Saint-Nicolas (?). XVIe-XVIIe : rue de la Porte de la Bilange (1622).
XVIIIe : le nom de " rue Saint-Jean", traditionnellement réservé à l'actuelle rue Corneille, passe sur cette voie dès 1591 ( achats par Duplessis-Mornay ) et est permanent à partir de 1709.

1794-1818 : nom officiel : rue des Jacobins, mais à partir du 24 ventôse an III ( 14 mars 1795 ), la rue est rebaptisée sur ordre du représentant Menuau et devient la " rue Centrale ".

1818 : rue Saint-Jean
1905 : rue Renan ( rarement  employé ). " Saint-Jean " rétabli officiellement le 4 août 1922.

 La ville close comportait deux axes de liaison, la rue de Paradis, habitée par des notables, et l'ensemble rue Saint-Jean et rue du Puits-Neuf, tourné vers les activités marchandes. En réalité, cette rue, pourtant courte, présente trois tronçons distincts.

N° actuel

CURIOSITÉS

DANS LA VILLE CLOSE
 Les rues commerçantes changent beaucoup et rapidement. Même si dans les cours, on trouve des vestiges des 16e et 17e siècles, les façades sur la rue sont en général du XVIIIe siècle, avec fenêtres remodelées ultérieurement ( par exemple au numéro 4 ).
1 à 5 - Quartier des imprimeurs-libraires ; les Degouy y sont installés au XVIIIe siècle, ainsi que leur successeur Nevo en 1839. Vers la fin du siècle leur succèdent Grasset, remplacé par Dézé, et, à côté, l'actif libraire-éditeur Javaud ( voir étude sur les éditeurs saumurois au XIXe siècle ).


6 - Ancienne entrée de l'Académie protestante ; salle des Ventes ( 19e-début 20e ) ; puis salle Saint-Jean.

8, rue Saint-Jean

8 -
Façade caractéristique du XVIIIe siècle, mais dégradée.

 


27 rue Saint-Jean

 

27 - Cette élégante façade, avec son pignon tourné vers la rue, semble correspondre à une structure du XVIe siècle, qu'on retrouve sur la cour intérieure.
Par suite d'une erreur dans l'interprétation des numéros, d'anciens historiens ont même affirmé que cet immeuble avait été le siège du premier temple de la ville.
 L'examen des maçonneries prouve que les baies ont été refaites au XIXe siècle, afin d'adapter l'immeuble à des usages commerciaux.

 

 

 

28 - Lucarne datée de 1768.

 

29 - Ce numéro est la résidence, en 1883, d'Henri Chasnel, marchand ambulant, et de sa compagne, née Eugénie Devolles, qui, le 19 août, met au monde à l'hospice de la ville une petite Gabrielle, qui sera mieux connue plus tard sous le nom de Coco Chanel ( † 1971 ). L'identification de cette maison n'est pas assurée, car la rue a été renumérotée.

 

LA PORTE DE LA BILANGE
 Voir élévation et plan par Poictevin de cette énorme bâtisse qui coupe la rue en deux ; il est interdit de construire en avant comme en arrière. La porte et une partie de la muraille ont été abattus en 1779 et plusieurs maisons ont été aussitôt construites sur place par l'ingénieur Lecreulx ( A.M.S., DD 19 ).

 Au moins sept nouvelles constructions apparaissent à cette époque, trois sur le versant sud et quatre sur le versant nord.


37 rue Saint-Jean32, rue Saint-Jean
32 - Un remarquable balcon,
caractéristique du temps,
en fer forgé et appliques de bronze

 

 

37 - Maison construite sur l'emplacement de la porte ; la partie gauche a conservé les structures et les ouvertures de la fin du XVIIIe siècle, la partie droite et, bien sûr, le rez-de-chaussée ont été modifiés aux siècles suivants.

 

 

L'ANCIEN BOULEVARD DE LA PORTE DE LA BILANGE
 
L'espace précédant la porte, ses douves et sa contrescarpe étaient non-constructibles, il formait un vaste boulevard, élargissant la place de la Bilange et fermé au nord par le grand jeu de paume. Je relève des constructions sauvages dès 1660, mais tout ce tronçon de la rue est bâti ou repris dans le dernier quart du XVIIIe siècle.44 rue Saint-Jean

44 - L'élégant balcon porte la date de 1785. C'est sans doute l'un des premiers balcons privés implantés dans la ville.

 

 

48-50, rue Saint-Jean
 

 

48-50 - A l'ancien angle de la rue, à gauche, motif en bossage et statuette religieuse. Cette grosse maison peut dater de la fin du XVIIe siècle, mais toute la façade a été remodelée au siècle suivant, en particulier, les balcons et les baies surmontées par d'anciennes arcatures.

 

  
 

 
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