QUARTIER
: Bilange - Saint-Nicolas |
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- selon la direction : "le pavé comme l'en va aux halles"(1452), "rue tendant de la Porte de la Bilange aux Halles" (1542). - selon le quartier : rue des Bilanges, Grande-rue des Bilanges, rue de la Grande-Bilange. |
- partie est, rue de la Poêlerie, rue des Poêliers, "rue de la Poislerie de la Billange" ; - vers le Chardonnet : Grande-rue Saint-Nicolas. |
1794-1818 : rue du Champ-de-Mars, car elle mène au terrain d'exercice du Chardonnet. |
1818-1905 : Grande-rue Saint-Nicolas ; en 1905 : rue Emile-Zola ( nom appliqué dans les actes officiels et sur les cartes postales, mais pas dans la vie courante ). Le 4 août 1922, redevient officiellement la " rue Saint-Nicolas ". |
Rue principale du faubourg de la Bilange apparu au XIIe siècle et dénommé aujourd'hui le faubourg Saint-Nicolas ; constamment animée et très peuplée, elle regroupe, sous l'Ancien Régime, des hôtelleries et des échoppes d'artisans. Les boutiques se multiplient aux siècles suivants, alternant avec les cafés et avec les locations meublées aux étages supérieurs.
Dans les années 1950, les bars attirent une forte clientèle militaire ( soldats américains, spahis de l'École de Cavalerie ) et l'ambiance nocturne est électrique... Aujourd'hui, les nourritures solides remplacent les breuvages.Pendant longtemps, les larges rues transverses n'existent pas ; cette longue artère est relativement isolée, on rejoint les voies parallèles au moyen d'un étroit réseau de venelles et de cours étirées.
La rue de la Fidélité est ouverte vers le milieu du XIXe siècle. Plus loin, la rue Chanzy, longtemps un chemin de terre, est aménagée un peu plus tard. Sa prolongation jusqu'à la Loire est programmée dans le plan d'alignement de 1839. L'urbaniste Leconte, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, trace des rayures à la plume sur les deux maisons qu'il compte abattre ( ci-dessous, à gauche ). En réalité, quatre maisons sont détruites, en juin 1979, au début des travaux de ce qu'on appelle la " Percée Chanzy " ( à droite ). Les solides caves de ces maisons avaient servi d'abri en 1940-1944.

PARTIE COMMERÇANTE ET ARTISANALE
N° actuel |
CURIOSITÉS |
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La partie droite de la rue présente des façades soignées édifiées dans les dernières décennies du XIXe siècle ; le n° 22 est daté de 1876.
30 - Au fond de la boutique
du fleuriste, une tour octogonale, aux trois quarts décollée
de la façade en arrière, contient une vis de pierre
haute de trois étages, qui était couronnée
par un toit en poivrière. Avec deux grandes salles au
rez-de-chaussée, c'est un vestige de l'Hôtel
de la Monnaie, qui y a frappé des pièces de 1419
à 1431 : placer cet établissement sur
la rue de la Fidélité ou sur la rue de la Monnaie
est une erreur. 31 - Emplacement de l'atelier
de Jacques Lamy, maître fondeur de cloches, connu en 1596
et en 1622.
Les façades ont été reconstruites au XIXe siècle en suivant le nouveau plan d'alignement et dans un réel souci décoratif :
34 - De l'autre côté
de la rue, derrière un portail du XVIIIe siècle,
bel hôtel particulier en équerre (18-19e).
55-59 - Le 29 juillet 1944,
à 3 H 45, un avion allié en maraude repère
de la lumière dans le garage Méhel ( aujourd'hui
salle des Congrès ) ; des S.S. y font réparer
leurs véhicules. Il largue quatre bombes, dont l'une écrase
ces trois maisons. Leur reconstruction est faite en net retrait,
selon un plan théorique d'élargissement de la rue.
60- Entre la Petite-rue-Saint-Nicolas
et la rue Courcouronne, une surprenante façade construite
au début du XXe siècle, employant de la brique
blanche ( ni signée ni datée ). |
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PARTIE RÉSIDENTIELLE
Au-delà du carrefour actuel avec la rue Chanzy, la zone demeure longtemps inhabitée. Sur la partie gauche, un vaste espace public accueille d'abord la tuerie générale, le grand abattoir de la ville, et plus loin les spacieuses halles où se tenaient les foires de Saumur. Construites sous Henri II Plantagenêt dans le style cistercien, elles abritent le banquet de la cour plénière tenue en 1241 par Saint Louis. Elles servent ensuite de manège et tombent en ruines à la fin du XVIIe siècle.
Le bout de la rue est encadré par la Porte Henry, entreprise par Duplessis-Mornay et entourée de bastions de terre, mais demeurée inachevée.
Le côté nord de la rue est jusqu'aux années 1750 un espace rural couvert de jardins ; l'auberge du Mûrier, une sorte de guinguette, est longtemps la seule maison.
92 - Immeuble d'Etienne Pillerault, trésorier du corps des Carabiniers. Peu après sa construction, un arrêté d'alignement de 1785 décide que la rue aura la largeur de la grande allée du parc du Chardonnet, soit 54 pieds, soit 17,50 m, sa largeur actuelle. Les édiles du temps souhaitaient donner cette dimension à toutes les artères de la ville, ce qui constitue le premier exemple d'urbanisme moderne, en dehors de la percée centrale.
85-87 - Edifié en 1844, l'hôtel familial de droite est acquis en 1855 par la famille Combier, qui a installé sa distillerie en arrière. Industriel prospère et maire de Saumur, James Combier restructure l'immeuble en 1877, en aménageant un vaste ensemble réceptif, situé au premier étage et décoré dans le style Renaissance. Maxime Piéron est à tous égards un proche de Combier, il habite la maison voisine, à gauche ; il est le comptable de la distillerie et devient adjoint au maire Peton. |