Maison de la Reine de Sicile,
histoire et légendes

 

1) Un logis entouré de légendesParties hautes de la façade méridionale

 Situé sur la Grande rue des Ponts, dans l'ancien îlot Sancier, qui était séparé de l'île d'Offard par le bras du Moulin Pendu, ce grand logis ne manque pas de charme. Mais en retracer scientifiquement l'historique n'est pas chose aisée. Déjà, ses dénominations varient sans cesse : " Maison de la Reine de Sicile ", " château de la Reine Cécile ", " Tour de la Reine Blanche ", " Palais de l'Ile d'Or ". Les légendes se pointent déjà à l'horizon.
 Jean-Baptiste Coulon ( Epoques saumuroises ) en fait le coeur d'une république insulaire autonome, la " république faronelle ", sortie tout droit de son imagination fertile...
 Quelques "historiens" du début du XXe siècle, comme les colonels Savette et Picard, en ont donné un historique péremptoire en se référant à des documents précis. J'ai passé de longues semaines à vérifier ces sources et j'ai constaté avec rage qu'elles n'apportent rien. Je n'ai cependant pas trouvé beaucoup d'éléments solides pour les remplacer. Cette présentation repose surtout sur des constats archéologiques et lance prudemment des hypothèses.


2) Un fortin surveillant les ponts

 Quand, fin 14e-début 15e, les Anglais se font menaçants sur le flanc nord de la ville, sont alors renforcées la vieille bastille et quelques autres portes surveillant les ponts. Voir développements dans les fortifications complémentaires.
 La cour intérieure serrée autour de son puits, les murs, énormes à leur base et renforcés par des contreforts plats, l'absence d'ouvertures basses, tout confirme que ce logis est d'abord un ouvrage défensif. Son accès s'opérait par le flanc nord, au fond de l'impasse, appelée " Petite rue Censier ", à l'opposé de l'entrée actuelle.

Extrait du plan de Prieur-Duperray vers 1750
 Cette maison forte appartenait à un système défensif formant verrou en avant de la boire du Moulin Pendu.
 Quand on examine le plan dressé par Prieur-Duperray vers 1750 et orienté vers le Sud, on reconnaît, au-dessous du bras du Moulin Pendu et à droite, la Maison de la Reine de Sicile, son enclos, ses tourelles et son énorme contrefort. De l'autre côté de la rue, apparaît un bâtiment comparable, lui aussi en avancée sur la rue. Derrière la façade actuellement numérotée 76, subsistent les substructions et la vis de pierre d'un ancien logis remontant vraisemblablement au XVe siècle. On est tenté de mettre ce bâtiment en rapport avec le logis d'en face.
 Le petit pont, appelé arche de Mauconseil, est précédé par un goulet d'étranglement et il est d'autant plus étroit que le moulin qui s'y accroche en occupe la partie droite.


Carte postale de l'entre-deux-guerres présentant le goulet d'étranglement à l'entrée de l'ilôt  La carte postale ci-contre présente peu d'intérêt pour la maison de la Reine de Sicile photographiée avant sa restauration, mais de l'autre côté de la rue, apparaît une tour à base octogonale, passant ensuite au plan carré, et présentant une remarquable symétrie avec la tourelle d'en-face. Malheureusement, ce bâtiment qu'on remarque sur le plan et sur la photo n'a jamais été étudié, et il est aujourd'hui disparu par suite des bombardements. Sans se lancer dans des hypothèses échevelées, on peut affirmer qu'on est là au coeur du système de contrôle des ponts.

 

 

Cour intérieure du côté de la salle des Gardes

 



 A partir des années 1411-1418, le chef de la garnison chargée de cette surveillance est promu au grade de capitaine. Il réside sûrement dans cette zone stratégique, mais pas dans la tour de la Bastille, qui n'offre qu'une salle au premier étage. Il est tentant de l'installer dans cette maison forte ( ou dans celle d'en face ). La grande salle située à l'ouest de la Maison porte traditionnellement le nom de salle des Gardes... Mais il ne s'agit là que d'une hypothèse de travail.

 

 

 

 


 

 


3) La transformation en château de plaisanceDécors de la Maison de la Reine de Sicile

Façade méridionale




 Lorsque les derniers combats de la Guerre de Cent Ans s'éloignent, le logis est transformé en logis de plaisance grâce à de larges ouvertures pratiquées dans les parties hautes. La façade méridionale présente de nouveaux pignons percés par des fenêtres à meneaux superposées. Les charmants motifs sculptés résultent de la restauration ; ils ne sont pas visibles sur les photographies anciennes.

















Tourelle d'escalier S.E.

 






 La tour à base grossièrement octogonale surmontée par une pièce carrée correspond à un modèle cher aux ducs d'Anjou du XVe siècle. Il s'en trouve un autre exemple au château de Launay et, surtout, à Saumur, le grand escalier central de la Maison du Roi, nettement plus élevé. Comme dans ce logis, une grande vis occupe la partie inférieure, puis un minuscule escalier aménagé dans l'angle et reposant sur une trompe permet d'accéder à la " chambre de haut retrait ". Le colonel Savette affirme, en 1935, y avoir vu des traces d'un autel, ce qui ferait de cette pièce un petit oratoire bien orienté. Mais rien n'oblige à y voir une chapelle, qui aurait laissé quelque souvenir dans les archives, mais plutôt une simple pièce de méditation, selon les habitudes des ducs d'Anjou.


 Le réaménagement de cette partie du châtelet pourrait remonter au milieu du XVe siècle.

 

 

 


4) Une résidence de Yolande d'Aragon ?

 Veuve de Louis II d'Anjou et portant le titre de " Reine de Sicile ", Yolande d'Aragon séjourne souvent à Saumur, et elle y meurt en 1442. Voir : Yolande d'Aragon et Saumur. Quelques historiens lui attribuent la construction de ce logis, ils affirment qu'elle en fait sa résidence habituelle et, sur leur lancée, ils avancent que Jeanne d'Arc vient lui rendre une petite visite. Aucun document du temps ne permet de pareilles affirmations. Quand elle vit à Saumur, Yolande est installée au château. On en a de multiples preuves.

 Un seul point mérite examen : la reine de Sicile dicte son testament dans l'hôtel du sire de Tucé. J'ai pu reconstituer la biographie de ce sire de Tucé et de son épouse. Ces influents personnages auraient pu vivre dans ce logis qui serait donc " la Maison où est morte la Reine de Sicile ". Quelques éléments vont dans le sens de cette hypothèse, mais, en tout cas, la famille de Tucé ne conserve pas ce logis.


 

La nouvelle entrée, extrait d'une carte postale ancienne

5) La nouvelle façade orientale sur la rue

Maison de la Reine de Sicile avant restauration

 




 Dans la seconde moitié du XVe siècle, le manoir est réorienté et désormais ouvert sur la Grande Rue des Ponts. A gauche, une carte postale des années 1910 présente la nouvelle façade, avant les campagnes de restauration. Le logis est alors occupé par des gens misérables. Le rez-de-chaussée devient un café pendant quelque temps. La partie gauche est occupée par l'atelier d'un charron et il n'y a pas d'entrée du côté de la rue Montcel.

 Une nouvelle porte d'entrée a été ouverte au XVe siècle ; en raison du rehaussement continuel de la rue, il faut descendre cinq marches pour accéder à l'ancien rez-de-chaussée. L'arc en accolade est surmonté par un dais très ciselé dominant une statue de sainte Catherine ( avec sa roue et son livre - une copie de la statue primitive a été replacée ).
















 Le pignon est défoncé ; trois nouvelles baies superposées y sont ouvertes, légèrement décalées vers la droite ( à cause des cheminées ) et en discordance avec les assises de tuffeau du reste de la façade. Leur décor, sculpté dans un calcaire plus dur et plus blanc que le tuffeau, est foisonnant. Il est d'un style homogène, en particulier les appuis de fenêtre. Il peut être analysé à partir d'une photographie de 1890 et à partir de l'analyse donnée par Christian de Mérindol dans Le Roi René et la Seconde Maison d'Anjou, Emblématique, Art, Histoire, 1987.

 

 

 


 

 

Sceau de Yolande d'Aragon dans les années 1420-1429

 

Extrait d'une photo de 1890

 Au sommet, un petit blason ( effacé et sans doute féminin ) est soutenu par deux anges. Cette disposition est habituelle à Yolande d'Aragon, qui l'emploie sur ses sceaux ( à droite ).

 

 

 

 

 




 

Blason du second étage Au-dessus de la baie du deuxième étage, le blason ( illisible ) est entouré par des patenôtres, des gros grains de chapelet, encore partiellement visibles aujourd'hui. Le roi René, féru de chevalerie et d'héraldique, aimait renouveler ses emblèmes en les chargeant d'une symbolique complexe. C'est après 1466 qu'il entoure son blason de patenôtres, ce qui nous donne la date post quem de cette réalisation.

 

 

 

 

Décor du premier étage

 


 Le décor du premier étage, l'étage noble, est toujours en place : dans l'arc en accolade apparaissent des roses, qui étaient l'emblème d'Isabelle de Lorraine, la première épouse du Roi René, morte en 1453.  Traditionnellement, cette réalisation était datée au plus tard en cette année, mais les patenôtres au-dessus obligent à adopter une période postérieure. Non sans goujaterie, le roi René aimait rappeler le souvenir de sa première épouse, qu'il adorait, alors qu'il était remarié, pour des motifs politiques, à Jeanne de Laval. D'après d'autres exemples, C. de Mérindol pense que le blason était celui de Jeanne de Laval et que les deux épouses se trouvaient ainsi associées.




 

6) Un aménagement du roi René ou d'un de ses prochesGros plan sur l'Ordre du Croissant

 En outre, J.-F. Bodin, fiable dans ses descriptions et appuyé par de Villeneuve-Bargemont, a vu ( p. 248 ) sur cette façade un croissant sur lequel était inscrit le mot " loz ". Par un rébus un peu naïf, ce symbole signifiant " Loz en croissant " ( Honneur en croissant ) est la devise de l'Ordre du Croissant, un ordre de chevalerie fondé par le roi René en 1448.


 A droite, sur un cliché pris vers 1880, les patenôtres sont encore en bon état et l'on devine la forme du croissant.


  Tout l'éventail symbolique de cette nouvelle façade nous ramène au roi René, depuis l'hommage à sa mère ( qui est peut-être décédée ici ), son ordre de chevalerie, au milieu, et, en bas, ses deux épouses. Il semble logique d'en conclure que ce duc possédait ce logis et qu'il l'a remodelé après 1466 et avant 1470, année où il quitte définitivement l'Anjou et n'y ordonne plus de travaux. Le chercheur scrupuleux doit tout de même rechercher les arguments contraires. Et il y en un de taille : les comptes très minutieux et très détaillés des dépenses du roi René sont conservés et publiés ; ils ne font aucune allusion à la possession de ce logis et aux dépenses assez importantes qui y seraient engagées. Comme l'admettait déjà Lecoy de la Marche, il convient de retirer à ce souverain l'initiative de ces travaux.
 Il vaut mieux chercher dans son entourage. Les cinquante gentilshommes membres de l'Ordre du Croissant étaient tenus d'afficher cette appartenance sur leur résidence ( Emile Perrier, Les Chevaliers du Croissant, essai historique et héraldique, Vannes, 1906 ). J'ai trouvé trois chevaliers qui possédaient un logis à Saumur et qui, en bons courtisans, auraient pu reconstituer l'emblématique de leur maître :
- Gui II de Laval-Loué, premier chambellan du roi René, capitaine de la ville et du château de Saumur depuis 1447, seigneur de Pocé, cousin de Jeanne de Laval et apparenté au sire de Tucé, est le meilleur candidat, mais il réside rarement à Saumur.
- Bertrand de Beauvau, sénéchal d'Anjou, avait épousé Blanche, une fille naturelle du roi René ( cf. la tour de la Reine Blanche est un autre nom populaire du lieu ).
- Louis de Bournan, seigneur du Coudray et capitaine des Ponts-de-Cé, possède au moins une maison à Saumur, mais celle qu'on connaît est située rue de l'Enfer.

 D'autres pistes peuvent être explorées :
- Les ducs de Bretagne possédaient eux aussi des maisons dans la ville, dont une dans le quartier des Ponts. En octobre 1425, le connétable de Richemont organise une rencontre à Saumur entre le roi Charles VII et le duc Jean V de Bretagne. Ce dernier s'en alla coucher sur les ponts de Saumur, en compagnie d'une nombreuse suite, dans laquelle on remarque Monseigneur de Laval, Monseigneur de Guéméné, Monseigneur de Rays et Raoul de Coetquen, des noms qui réapparaîtront à Saumur ( Guillaume Gruel,  Chronique d'Arthur de Richemont, connétable de France, duc de Bretagne ( 1393-1458), éd. Achille Le Vavasseur, 1890, p. 40 ). Cette maison aurait pu devenir, en plus de son douaire, un bien personnel de Jeanne de Laval, qui était fille d'Isabelle de Bretagne ( mais cette maison n'apparaît pas dans les papiers de cette reine et  on s'expliquerait mal l'emblématique adoptée dans le décor de la façade... ) Enfin, dans la grande rue des Ponts, il existait beaucoup de grands hôtels du XVe siècle.

- Les Delommeau, une importante famille d'officiers royaux et de juristes, possédaient une maison dans le quartier des Ponts ; elle était en avancée sur la rue, ce qui leur a valu plusieurs procédures. Le 27 septembre 1470, lors de son dernier passage à Saumur, le roi René délivre une lettre de nomination « sur les ponts de notre ville de Saumur » ; les deux témoins de l'acte sont « M. de Lomho » et le sieur des Noyers, qui est apparenté à cette famille ( A.N., P 1334 (9), fol. 79, v° ). Mathurin Delommeau, accueillant son roi dans son logis, aurait pu le faire décorer dans un style qu'il affectionne. De longues recherches dans les abondants papiers de cette famille m'ont permis de trouver des allusions à « la grande maison », à défaut de preuve formelle sur sa localisation précise.






Maison de la Reine de Sicile et maison voisine  Répétons-nous : le quartier regorgeait de maisons médiévales, aujourd'hui disparues ou défigurées ; voir rue Waldeck-Rousseau.


 En particulier, sur cette carte postale des années 1900, apparaît la maison voisine du logis, une sorte de bâtiment jumeau appartenant manifestement à l'enclos fortifié.

 

  Il a beaucoup plus souffert des vicissitudes du temps ; ses ouvertures ont été refaites au XVIIe siècle ; s'il y avait un décor sculpté, il a disparu alors

rue Waldeck-Rousseau, 69

. Aujourd'hui, portant le n° 69, il a perdu son pignon et est totalement défiguré, mises à part les ouvertures sur la tourelle d'escalier.

 

 

 

 

 




 

7) Des siècles d'oubli

 Le logis disparaît des archives pendant plusieurs siècles. La « maison appelée la Reine Sécile, située proche l'arche du Moulin pendu » refait surface en 1776 dans un acte de Maître Cercler ( A.D.M.L., 5 E 69 / 665 ). Elle appartenait à Mathurin Gouby, couvreur, et, considérée comme indivisible, elle est rachetée par l'un de ses héritiers pour un montant de 1 980 livres. La maison est décrite comme en mauvais état et chargée de rentes foncières, dont une rente hypothécaire annuelle de 7 livres 10 sols due à Jacob de Tifgné. La maison est alors divisée en une multitude de petits appartements loués à des familles modestes ( un cafetier qui « prend des pensionnaires », un marchand de charbon, un forgeron ). Parmi ses propriétaires successifs apparaissent la famille Ackerman-Laurance et Charles Beucher de Saint-Ange, un écuyer célèbre. Ces transformations ont supprimé d'éventuels vestiges intérieurs, à part une cheminée et trois escaliers, tous fortement restaurés.

Lithographie de DagnanHouse of René, count of Angou, dessin d'Henry Clutton, litho de F. Bedford

 

 

 

 

 

 

 Son aspect extérieur, ses tourelles, la boire stagnante, l'arche de Mauconseil, en font un lieu de visite du vieux Saumur romantique. Le lithographe Dagnan la figure en 1829 sous le nom de " Tourelle de la Reine Blanche ", à gauche. Le britannique Henry Clutton en publie en 1853 une vue de style troubadour, figurant des personnages en costumes du XVe siècle, mais il dessine avec soin le décor des façades. Au premier plan, la boutique en bois est un vestige du moulin pendu, qui était accroché sous l'arche du pont.

 Au reste, le bras d'eau est à cette époque comblé et remplacé par l'actuelle rue Montcel.



 

 


8) Le rachat par la villeMaison de la Reine de Sicile vers 1950

La nouvelle entrée de la Maison de la Reine de Sicile

 La ville de Saumur rachète l'immeuble aux filles du forgeron Lafreté et le fait classer monument historique en octobre 1912. Une première restauration débute en 1935, elle n'est pas encore achevée quand des obus allemands incendient l'édifice en juin 1940.

 En juillet 1944, les bombes alliées détruisent tout le quartier et beaucoup de maisons intéressantes. Les murs de la Maison de la Reine de Sicile sont épargnés, mais les toits et les planchers ont brûlé, ce qui nécessite une seconde restauration immédiatement après la Libération.

 Troisième restauration par Henri Enguehard, qui fait creuser un saut-de-loup, un fossé rappelant l'ancienne boire, et ouvre une nouvelle entrée, cette fois du côté méridional. Le nouveau fossé est enjambé par une passerelle, qu'on voit à l'extrémité gauche de la photo. Sur le cliché de droite, pris vers 1950, l'entrée s'opère encore sur la grande rue des Ponts, mais, à l'extrémité gauche, on voit la passerelle en construction.







 L'édifice héberge ensuite les associations du quartier et de la ville, dont la Société des Lettres, Sciences et Arts. En 2005, il devient le siège du Pôle universitaire.

 




9) Note de juin 2019

 En dernier lieu, Pierre Gourdin, « La Maison de la Reine de Sicile. Une mise au point », S.L.S.A.S., n° 168, mars 2019, p. 116-130, s'interroge longuement sur l'existence d'une île d'Avrillé à Saumur, à partir de généalogies recopiées sur Wikipedia. La réponse est positive ; d'après le mémoire de Jean de la Vignolle du 19 août 1460 ( A.D.M.L., H 2111 ), cette île, à l'époque très grande, était possédée par plusieurs propriétaires, dont Etienne Lebeuf, Etienne Lamiche et surtout la dame de Coetquen, autrement dit Catherine Duguesclin, veuve de Charles de Rohan-Guéméné. D'après les témoignages recueillis, elle était située en amont de l'îlot des Trois Maisons et j'ai pu la placer sur le plus ancien plan connu de cette zone ( voir, sur ce site, plan des anciennes hôtelleries, ou mon article sur " Saumur, porte du Midi ", S.L.S.A.S., n° 147, mars 1998, p. 31 ). Cependant, les contestations sur cette île et sur les ponts n'apportent rien sur la Maison de la Reine de Sicile, qui n'est pas clairement évoquée dans les documents.
 Parmi les possesseurs possibles du logis, Pierre Gourdin ajoute Brandelis de Champagne, que je n'avais pas retenu, parce qu'il n'apparaît à Saumur qu'en 1480, donc après les travaux.
 Pierre Gourdin avance comme hypothèse que la partie occidentale de la Maison remonterait au XIVe siècle et la partie orientale à la seconde moitié du XVe siècle. Je pense également que la construction peut s'étaler sur deux siècles, mais plutôt dans le sens de la hauteur, les parties basses correspondant à une maison forte du XIVe siècle et les parties hautes, reprises au XV ème, en plusieurs étapes.
 Dans tous les cas, nous n'avançons pas sur l'histoire de ce monument.


 

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