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PLAN DE LA VILLE DE SAUMUR
avec le projet des  ponts commencés en 1756

Date : vers 1768
Dimension en cm, hauteur x largeur : 66,8×80,2
Echelle : 1/3 600
Orientation : vers le S.O.
Techniques : manuscrit, encre, lavis, aquarelle
Localisation : A.N., F14-10 200 (5)-2. Première publication : Saumur en dessins n°32

Ponts commencés en 1756


 Ce plan d'une belle élégance émane des services de la Généralité de Tours et il constitue un précieux complément au plan de Prieur-Duperray. Il présente le pont Cessart comme achevé, en le bordant d'un filet rouge. L'entreprise Cailleau vient, en effet, de déraser les anciennes piles du pont de la Croix de par-Dieu et d'en déplacer les débris sur les dernières arches posées par Lecreulx. Cependant, tout le reste de la percée, figurée en grisé, est encore à l'état de projet ; la rue Royale n'est pas ouverte ; le comblement des  bras secondaires n'est pas commencé, alors que ce plan se montre encore plus ambitieux en prévoyant d'énormes digues, afin de protéger la partie amont des nouvelles îles. Rien de neuf non plus du côté du pont Fouchard ( qui sera implanté un peu plus bas, vers la droite ). Rien n'est entrepris pour abattre les immeubles au débouché de la rue du Portail-Louis.
 Seule, la place de la Bilange et ses abords sont en cours de restructuration : notre actuelle rue Molière, commencée en 1769, n'est pas encore portée ; l'hôtel Blancler est plus tardif ; mais l'ancienne Maison du Pesage a été détruite et à sa place a été implantée une raffinerie de salpêtre, une activité polluante et dangereuse, si inquiétante pour les voisins qu'on l'a complétée par une poudrière au milieu de la digue du Chardonnet. Si l'on ajoute l'ancienne  raffinerie de sucre, le centre de la ville future est pour l'instant une zone industrielle.
 Après avoir constaté que l'église Saint-Nicolas est encore orientée vers l'est, nous arrivons sur l'élégante place du Chardonnet, plantée d'arbres et devenue un champ de manoeuvres pour le Régiment de Carabiniers qui est en train de s'installer. Le quartier est désormais le siège de travaux d'envergure : en 1764, est élevé le premier manège sur les plans de Cessart ; plus bas, on repère l'écurie de Cent-Chevaux ( 1766 ) et, de l'autre côté du Chardonnet, les Grandes Ecuries, achevées en 1768 et figurées avec précision. Les architectes rédigent alors plusieurs projets de casernes, celui qui est présenté ici et qui diffère beaucoup de notre actuelle Ecole, permet de dater le plan des environs de 1768. En même temps, on prévoit de protéger des inondations le nouvel ensemble par une levée d'enceinte, en complément de la percée centrale qui sera elle-même surélevée. C'est donc l'ambitieuse transformation des quartiers ouest qui constitue l'intérêt de ce plan.
 Sur l'autre côté de la ville, nous n'avons rien à ajouter par rapport aux commentaires des plans précédents. Le nombre total des moulins figurés s'élève à 17.      

 




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