NOM ACTUEL : place Sainte-Jeanne-Delanoue
 

 QUARTIER : Ville close
   

 Le nom de Jeanne Delanoue est donné en 1838 à une voie nouvelle percée dans le quartier où elle avait vécu. C'est aujourd'hui la rue des Fondis.
 Remarques biographiques sur l'action de Jeanne Delanoue dans la section récit.

En 1982, Jeanne Delanoue est canonisée ; son nom est transféré sur un nouvel espace dégagé à l'arrière du chevet de Saint-Pierre.

N° actuel

CURIOSITÉS

7- Ancien presbytère de Saumur

Le presbytère de la ville du XVIIIe sièle

 La ville de Saumur était anciennement divisée en trois paroisses, qui étaient dirigées par un unique recteur-curé, résidant à Nantilly. Pour des raisons de commodité, ce recteur-curé était venu s'installer au centre de la ville, derrière l'église Saint-Pierre.
 Au milieu du XVIIIe siècle, le curé de Saumur, Pierre Guitau, exige de la ville la construction d'un presbytère digne de sa fonction. Ce n'est pas le clergé et les paroisses qui assurent la dépense, mais la municipalité doit lever une taxe spéciale portant sur tous les feux de la cité. Le commissaire chargé de cette perception, Louis Fèvre, reconnaît le neuf octobre 1763, avoir reçu de Michel Régnier, demeurant dans le canton du Puits Neuf, « à la quitte du sr Quinquet », la somme de onze livres, douze sols, six deniers, ce qui représente une taxe supplémentaire considérable.

Acquis du versement de la taxe spéciale


 Elevé par l'architecte Hallouin de 1757 à 1763, le nouveau presbytère est immense ( il comporte deux petites ailes en retour ). Construit en tuffeau reposant sur des assises de pierre de Champigny, il se veut une affirmation de la puissance ecclésiastique, mais le XVIIIe siècle nous a habitués à plus d'élégance.
 Le presbytère a l'allure d'une caserne. Effectivement, pendant la Révolution, il devient le siège de la gendarmerie nationale. En 1800, la sous-préfecture nouvellement créée s'y implante. Pour peu de temps, car le curé Jean-René Forest en obtient la restitution au nom du Concordat. Le bâtiment devient alors le presbytère de Saint-Pierre ; il abrite même un petit collège ecclésiastique illégal, qui s'installe en partie de l'autre côté de la rue Basse-Saint-Pierre, dans le bâtiment qui est devenu le foyer des Quatre-Saisons.
 Repris par la commune lors des lois de Séparation, il est l'objet d'un procès en 1908 ( voir l'anticléricalisme ), puis il est loué au service des tabacs... Il accueille aujourd'hui des associations locales.
 


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